BOUVET Georges Marie Jules Charles

Portrait de BOUVET Georges-Marie-Jules-Charles, séminariste, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 26 février 1890

Commune de naissance : Truttemer-le-Petit

Département de naissance : Calvados

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Séminariste

Diocèse : Bayeux

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Famille

Père : Paul Armand

Mère : Marie Virginie RONDEL

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 1er novembre 1914

Fonction militaire principale : Téléphoniste

Unité finale : 5e RI


Parcours militaire :

  • octobre 1914 : reconnu apte au service armé par le conseil de révision de l’Orne (décret du 9 septembre 1914).
  • 1er novembre 1914 : incorporé au 5e RI ; aux armées le 6 mai 1915, comme téléphoniste.
  • 24 août 1918 : blessé au bras gauche par éclat d’obus, dans l’Aisne, puis évacué.

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 10 août 1919

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : brigade n° 77, 17 août 1918

Texte :

Téléphoniste d'une bravoure remarquable ; a assuré la liaison téléphonique sous un très violent bombardement, réparant la ligne jusqu'à quinze fois la même nuit (25-26 juillet 1918).

Citation n°2

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : division n° 220, 3 octobre 1918

Texte :

Téléphoniste d'un courage à toute épreuve. Les 29, 30 et 31 août 1918, a traversé un fleuve à maintes reprises, malgré les tirs de barrage très denses, réussissant chaque fois à réparer les lignes et à assurer la liaison entre le bataillon et le régiment.

Décorations

Médaille militaire

Date d'obtention : décret du 31 décembre 1937, JO du 23 janvier 1938

Croix de guerre

Étoiles et palmes :

  • Étoile d'argent (citation à l'ordre de la division)
  • Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)

Informations complémentaires

D’abord écarté du service armé, il y fut récupéré en 1915 et affecté comme téléphoniste. La Médaille militaire ne lui a été conférée qu’en 1937, près de vingt ans après les faits qui l’avaient signalé.

Images complémentaires

Téléphonistes français établissant une ligne téléphonique dans un bois, Première Guerre mondiale.

Cette photographie prise dans le Bois de Denécourt, en novembre 1916, montre deux téléphonistes français au travail : l’un, accroupi dans le fossé, déroule et raccorde le fil ; l’autre, debout, suit le tracé de la ligne. Elle ne représente pas Georges Bouvet, mais elle donne à voir son métier de guerre. Téléphoniste au 5e régiment d’infanterie, Bouvet a justement été cité deux fois en 1918 pour avoir réparé les lignes coupées sous le feu, jusqu’à quinze fois dans une même nuit, et pour avoir traversé un fleuve à maintes reprises afin de rétablir la liaison entre le bataillon et le régiment. L’image rappelle combien ce travail, mené à découvert et sous le bombardement, exposait ces hommes chargés de maintenir le lien vital entre les unités.
Sources : La Contemporaine / L’Argonnaute (VAL 452 075).

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

  • Fiche matricule — classe 1910, n° 1147, bureau de recrutement de l’Orne, Archives départementales de l’Orne.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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