EGGER Joseph Pierre Jacques

Portrait de EGGER Joseph Jacques Pierre, clerc minoré, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 22 octobre 1891

Commune de naissance : Cesseins

Département de naissance : Ain

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Clerc minoré

Diocèse : Dijon

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Côte-d'Or

Établissement de rattachement : Séminaire de Dijon

Famille

Père : Joseph Martin

Mère : Catherine PARIZOT

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 2 août 1914

Fonction militaire principale : Combattant

Grade final : Sergent-major

Unité finale : 21e RI


Parcours militaire :

  • 2 août 1914 : mobilisé au 21e régiment d’infanterie (21e RI), où il était caporal.
  • 23 août 1914 : nommé sergent.
  • 30 septembre 1914 : engagé au Bois Sabot, en Champagne.
  • 1er novembre 1914 : nommé sergent-fourrier, chargé de la comptabilité et du ravitaillement de sa compagnie.
  • 1er décembre 1914 : nommé sergent-major, premier sous-officier de la compagnie.
  • 25 septembre 1915 : engagé dans l’offensive d’Artois, devant Souchez, sur le plateau de Vimy.

Théâtre des opérations :

1914 — Bois Sabot (30 septembre).

1915 — Artois.


J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :

Le journal des marches et opérations du 21e régiment d’infanterie a gardé la trace de l’offensive d’Artois au cours de laquelle Egger a trouvé la mort.

Depuis plusieurs jours, le régiment stationnait sur les pentes qui descendent vers Souchez, dans un secteur que les deux artilleries pilonnaient sans répit. Le sergent-major, Egger attendait là, avec ses hommes, l’heure de l’assaut.

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Le 25 septembre 1915 était le jour « J ». À midi vingt-cinq (heure « H »), les compagnies ont débouché des tranchées, enlevant pour l’une la tranchée Z-16, pour l’autre le boyau de la Halte de Souchez. Le soir venu, le régiment avait fait près de deux cents prisonniers et pris une mitrailleuse.

Le lendemain, 26 septembre, il a franchi la rivière La Souchez et s’est porté vers le versant ouest des pentes de Givenchy, toujours sous le feu. Le 27, l’artillerie allemande a repris de plus belle : « Très violent bombardement de Souchez et alentours », note le journal, tandis que la brigade poursuivait son mouvement offensif vers Angres.

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C’est au cours de cette troisième journée d’offensive, le 27 septembre 1915, alors que les obus s’abattaient sans répit sur Souchez et ses abords, que Joseph Pierre Jacques Egger est tombé à son poste de combat.

Statut final

Type de fin : † Tué à l'ennemi

Date : 27 septembre 1915

Lieu : Souchez (Pas-de-Calais)

Détails / circonstances : lors de l'attaque de Souchez, sur le plateau de Vimy.

Décorations

Médaille militaire

Date d'obtention : posthume, décret du 26 avril 1921 (J.O. du 12 mai 1922)

Circonstances :

Sous-officier énergique et dévoué, modèle d'homme de devoir. Tué à son poste de combat, le 25 septembre 1915, lors de l'attaque de Souchez. Croix de guerre avec étoile d'argent.

Croix de guerre

Étoiles et palmes :

  • Étoile d'argent (citation à l'ordre de la division)

Informations complémentaires

Incorporé au 21e régiment d’infanterie en octobre 1912, Joseph Pierre Jacques Egger accomplissait encore son service militaire quand la guerre a éclaté. Le registre matricule le classe « fils d’étranger », son père étant d’origine étrangère. Le Livre d’or du Clergé inverse ses deux derniers prénoms, l’inscrivant « Joseph Jacques Pierre ».

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La famille s’était établie à Saint-Nicolas-lès-Cîteaux (Côte-d’Or), commune voisine de l’abbaye de Cîteaux, où son acte de décès a été transcrit. On peut se demander si le jeune clerc avait un lien avec l’abbaye ; aucune source ne le confirme, et le Livre d’or le rattache au clergé séculier du diocèse de Dijon.

Voir aussi

Articles connexes

Destins croisés

Le décès d’Egger a été déclaré à l’état civil par deux de ses camarades du 21e régiment d’infanterie, dont Pierre Émile Verchot, séminariste comme lui et alors caporal dans la même compagnie. Verchot a survécu à l’offensive d’Artois — cité, deux jours après la mort d’Egger, pour avoir ramené son sous-lieutenant sous le feu — et a terminé la guerre officier, chevalier de la Légion d’honneur.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Acte de naissance — Archives départementales de l’Ain, registre des naissances de Cesseins, 1891, acte n° 6.

Fiche matricule — Archives départementales de la Côte-d’Or, bureau de recrutement d’Auxonne, classe 1911, matricule n° 159.

Transcription de l’acte de décès — Archives départementales de la Côte-d’Or, registre de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux, 1915, acte n° 12.

Fiche Mémoire des Hommes — base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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