Plus de vingt-cinq mille prêtres, séminaristes, religieux et frères de congrégation ont été mobilisés dans les armées françaises entre 1914 et 1918. Pour le seul tome 1 du Livre d’or du Clergé et des Congrégations, environ trois mille ecclésiastiques ont servi dans les unités combattantes — infanterie, artillerie, génie, chasseurs, zouaves, tirailleurs, aviation — sans être brancardiers, infirmiers ni aumôniers. Caporaux, sergents, sous-lieutenants, capitaines, ils ont porté le fusil, lancé la grenade, commandé l’assaut. Cette page rassemble ce que les contemporains ont écrit de cette condition, qui posait à chacun d’eux une question intime : comment être prêtre et soldat à la fois ?
Prêtre et soldat : un dilemme ?
Le prêtre combattant est, parmi le clergé mobilisé, celui dont la situation troublait le plus les contemporains. Son service ne prolonge pas, comme celui des brancardiers du clergé ou des infirmiers ecclésiastiques, le geste évangélique du Bon Samaritain ; il ne se confond pas non plus avec le ministère des aumôniers militaires, appelés au chevet des mourants. Le prêtre combattant tire, et parfois tue. Cette page donne la parole à l’époque — législateurs, prêtres-soldats eux-mêmes, officiers, simples poilus, sénateurs, témoins.
« Le prêtre-soldat a accepté la position anormale qui lui est faite. Il sait bien qu’il ne devrait pas être où il est, au milieu de ces hommes de guerre, vêtus comme eux, armés comme eux, se battant comme eux. […] Ses mains qui manient le fusil ou la grenade et tout à l’heure vont peut-être se teindre de sang humain avaient été consacrées pour des sacrifices non sanglants et des gestes de pardon. Mais une loi de haine est venue bouleverser sa vie. Il a dû obéir. Sur ses lèvres une prière alors a germé : Que le prêtre, ô mon Dieu, quoi qu’il arrive, domine toujours en moi le soldat ! »
Joseph-Papin Archambault, S.J., Le prêtre sur le champ de bataille, Montréal, 1916

Source : Livre d’or du Clergé et des Congrégations 1914-1922, tome 1, Bonne Presse, Paris, 1925. Gallica, BnF.
Un interdit canonique ancien
Avant 1889, le droit canon en vigueur dans l’Église catholique interdisait aux clercs « de porter les armes et de répandre le sang ». La règle remontait au haut Moyen Âge et n’avait jamais été remise en cause. Les ecclésiastiques contribuaient à la défense de la patrie en étant aumôniers militaires, en relevant et en soignant les blessés — jamais en combattant. Même la Convention, en pleine levée en masse de 1793, n’avait pas osé enrôler le clergé dans l’armée, déclarant qu’il y avait « incompatibilité entre le ministère ecclésiastique et le service des armes ». Une notice de 1925 publiée par la Bonne Presse rappelle le principe :
« Un des privilèges de l’état ecclésiastique découlant du principe de Droit canon, qui interdisait à ces ministres de paix de porter les armes et de répandre le sang, exempta jusqu’à la fin du XIXe siècle les ecclésiastiques du service militaire. En campagne, ils contribuaient à la défense de la patrie en étant aumôniers militaires, en relevant et soignant les blessés. »
Cet interdit n’était pas une faveur accordée au clergé : il était inscrit dans la définition même du sacerdoce catholique. Les mains du prêtre, oignant lors de l’ordination, étaient consacrées pour l’eucharistie, l’absolution et l’extrême-onction. Verser le sang humain entrait en contradiction directe avec cette destination. Telle était, en 1889, la doctrine reçue.
Restait à savoir ce qu’il adviendrait du prêtre qui, sous l’uniforme, en venait à verser le sang. L’Église n’a pas esquivé la question. Dès avant le conflit, la plus haute autorité romaine compétente avait posé une règle pratique : le prêtre que la guerre amenait à combattre pourrait, pendant toute la durée des opérations, continuer à célébrer la messe et à administrer les sacrements ; le règlement de sa situation, s’il y avait lieu, serait examiné après la guerre.
Loin de désavouer ceux que la loi avait envoyés au feu, l’Église maintenait ces hommes dans la plénitude de leur ministère.
La loi du 15 juillet 1889, dite des « curés sac au dos »
La IIIe République mit fin à l’exemption. La loi du 15 juillet 1889 assujettit les séminaristes au service militaire ; celle du 21 mars 1905 les aligna purement et simplement sur le régime commun, en supprimant toute distinction confessionnelle ; celle de 1913 prolongea cette logique. Un prêtre-soldat de 1914, témoin de cette législation, en a rappelé le but déclaré dans ses carnets, publiés au lendemain de la guerre :
« Ils n’y sont pas venus d’eux-mêmes. Ce fut une loi de la République laïque, qui, en 1889, les contraignit au service militaire, comme tous les citoyens, sans égard pour le caractère sacerdotal qui leur interdisait le port des armes. Parmi ceux qui en prirent l’initiative et la responsabilité, il y en eut sans doute qui pensaient donner ainsi un coup fatal au recrutement du clergé, après l’avoir auparavant expulsé des écoles et des hôpitaux. Ils ne se doutaient pas qu’ils ouvraient un nouveau champ d’action aux prêtres. »
Le surnom de « curés sac au dos » fut donné par les anticléricaux eux-mêmes, et repris ensuite par les catholiques avec un sourire amer. L’intention n’était pas dissimulée : il s’agissait, écrivait un témoin de l’époque, de « porter un coup mortel aux vocations sacerdotales » en imposant au futur prêtre la rude vie de la caserne, supposée le détacher de sa vocation. La guerre allait inverser le calcul.
La position anormale, formulée par les prêtres-soldats
Le 2 août 1914, environ vingt-cinq mille prêtres, séminaristes et religieux rejoignirent les rangs. Pour les plus de trente ans, qui avaient fait leur service avant 1905, l’affectation se faisait au service auxiliaire — brancardiers, infirmiers, secrétaires. Pour les plus jeunes, soumis au régime commun depuis 1905, l’affectation était celle de la troupe combattante : caporal, sergent, sous-lieutenant. C’est de cette seconde catégorie qu’il s’agit ici.
Joseph-Papin Archambault, jésuite canadien dépêché en France pour recueillir les témoignages des prêtres aux armées, publia dès 1916 à Montréal Le prêtre sur le champ de bataille. Son chapitre sur le prêtre-soldat formule le dilemme avec une netteté que les contemporains n’ont jamais surpassée. La citation portée en exergue de cette page en est extraite. Archambault recueille aussi la résolution intérieure, telle qu’elle s’exprime dans les lettres :
« Sans nous, écrit un de ces prêtres-soldats, tous les braves gens de mon bataillon seraient bien délaissés. Ils n’auraient que la courte visite, le rapide passage de l’aumônier divisionnaire, presque inconnu et pas par sa faute : il a le régiment à sa charge. C’est insuffisant pour douze cents hommes et plus. Qu’elle est magnifique, la revanche du bon Dieu ! Les curés sac au dos sont les aumôniers — par milliers — des soldats de France, et les réconcilient avec le prêtre. Combien ont été assistés, absous par eux ! Nous avons un rôle providentiel. »
La résolution se trouve dans cette inversion : le prêtre-soldat, contraint à la position anormale, y voit non plus une transgression imposée mais une mission providentielle. Le fusil ne le démet pas de son sacerdoce ; il le porte dans des lieux où aucun aumônier ne pouvait l’accompagner. Reste que le sacerdoce, lui, doit dominer le soldat. La prière d’Archambault est la traduction exacte de cette articulation : non pas refuser la guerre, mais lui imposer l’ordre intérieur du prêtre.
Le devoir, articulation acceptée par les intéressés
Comment les prêtres-soldats eux-mêmes ont-ils articulé leurs deux conditions ? Leurs lettres, publiées en 1916 par Victor Bucaille chez Payot, puis reprises dans L’Église de France pendant la Grande Guerre, donnent la réponse. L’abbé L. A., du diocèse de Nevers, écrit le 29 mai 1915 :
« Mon devoir de sergent ne me sourit pas moins que mon devoir de prêtre. Un sergent doit se rendre compte par lui-même du danger, avant d’exposer ses hommes. Épargner la vie des hommes qui ne sont peut-être pas en amitié avec Dieu, et s’exposer pour cela soi-même, il n’y a pas de réflexion qui donne plus de courage ; et, quand je pars seul en avant, le fusil chargé, tout naturellement ma pensée monte vers Dieu. »
La phrase est exemplaire de l’argument qui revient dans presque tous les témoignages : le devoir militaire n’est pas un devoir contre le sacerdoce, il en est une déclinaison. Le sergent qui part seul en avant, le fusil chargé, n’agit pas en infidèle à son ordination ; il agit pour épargner ses hommes — geste sacerdotal, geste de Bon Pasteur. Le sous-lieutenant abbé Joseph Guérin, du diocèse de Paris, va plus loin encore, dans une lettre rapportée par Bucaille :
« Mourir jeune, mourir prêtre, en soldat, devant une attaque, en marchant de l’avant, en plein ministère sacerdotal, en donnant peut-être une absolution, verser son sang, pour l’Église, pour la France, pour ses amis, pour la jeunesse française, pour tous ceux qui portent au cœur le même idéal que moi, qu’anime la même foi… Ah ! vraiment que c’est beau ! Si je tombe ne me pleurez pas surtout : vous auriez tort. Enviez-moi plutôt et priez, priez beaucoup pour moi. »
« Verser son sang » est ici retourné : ce n’est plus le sang répandu par le prêtre, c’est le sien propre, offert. L’inversion sémantique est entière. Archambault rapporte un cas qui pousse l’articulation à son extrême — un caporal-aumônier, le Père de M., à qui le général de Castelnau proposait un poste d’aumônier d’état-major, avec le traitement et la vie d’un capitaine. Il refusa :
« J’aime mieux être caporal et vivre avec les hommes sur la ligne de feu, au milieu des balles et des obus, que d’avoir rang de capitaine à l’état-major. Je fais, je crois, ici plus de bien et cela fait passer par-dessus la vie, parfois bien dure, du soldat en campagne. On couche dans des granges, dans des maisons trouées et incendiées par les obus, parfois on ne se couche pas du tout. On reçoit, en moyenne tous les trois jours, des volées de mitrailles… Mais on a la consolation d’aider ses hommes à bien mourir, d’en réconcilier beaucoup avec Notre-Seigneur : le canon allemand est un prédicateur qui vaut tous les missionnaires du monde. »
Le cas-limite : tuer de sa main
Reste le cas que la prière d’Archambault visait directement : le prêtre dont les mains, consacrées pour le pardon, se teignent du sang d’un autre homme. L’ouvrage L’Église de France pendant la Grande Guerre, publié en 1925, ne le dissimule pas. Il rapporte au contraire les faits, en les replaçant dans la chaîne des citations à l’ordre et des décorations officielles. Du caporal-abbé Gaymard, du diocèse de Grenoble, soldat au 140e de ligne, on lit ceci :
« Dans la nuit du 23 au 24 mai 1915, tue de sa main un officier et un soldat et rejette de la tranchée où ils avaient réussi à s’introduire les Allemands qui croyaient déjà s’en être emparés. »
La phrase est le texte officiel de la citation publiée au Journal officiel. Elle accompagne l’attribution de la médaille militaire. Elle ne laisse aucune place à l’interprétation : un prêtre catholique a tué deux hommes au corps à corps, et la République française a inscrit ce fait à l’ordre du jour. Le rédacteur de L’Église de France pendant la Grande Guerre, en publiant la citation en 1925 sans commentaire ajouté, signifie qu’elle se suffit. L’abbé Charles, du diocèse de Tarentaise, fait prisonnier le 31 mars 1916, « tue les Allemands qui l’entourent et, quoique grièvement blessé à la tête, parvient à s’évader ». Le caporal-abbé Gavaud, de Lyon, ramène à lui seul 146 blessés sur 150 confiés à sa garde, et finit enlevé grièvement blessé par les uhlans. Le sergent-abbé Brahic, de Nîmes, recoit la médaille militaire pour « s’être porté sur le parapet, au moment de l’attaque, avoir exhorté ses camarades à faire leur devoir, les avoir absous en qualité de prêtre, et avoir donné le secours de la religion à tous les blessés ». Trois figures, trois résolutions du même problème : le combat n’éteint pas l’absolution, et l’absolution ne dispense pas du combat.
Ce qu’en ont dit les compagnons d’armes
Les poilus, qui ne lisaient ni le droit canon ni les sermons épiscopaux, ont jugé sur pièces. Leurs mots, rapportés par les journaux du temps ou les recueils de citations, sont restés. Un blessé, anonyme, répond à un visiteur : « Pour le courage, il n’y a rien de tel que les curés. On dirait qu’ils ont le diable au corps ! » Un soldat, à propos d’un aumônier qui marchait sous le feu : « il a tout de l’apache ». Un caporal qui voit pour la première fois un prêtre-sergent partir seul en reconnaissance : « Ces c… là ! ils font exprès de se faire tuer ! »
Les officiers, eux, ont laissé des témoignages plus construits. Le journal de route d’un aumônier du 7e corps rapporte la confidence du colonel de P., à Cœuvres :
« Ne soyez pas étonné si je vous fausse aujourd’hui compagnie. Je tiens à donner à nos hommes la preuve de ma confiance en nos prêtres-soldats. Après la messe, je vais demander à l’un d’eux d’entendre ma confession ; je m’agenouillerai devant lui, au bout d’un banc, sans plus de gêne. »
Le même aumônier rapporte plus loin cette phrase, prononcée par un sous-officier qui voyait pour la énième fois un prêtre-brancardier exposer sa vie sans protection : « Ces c… là ! ils font exprès de se faire tuer ! » Le mot, scandalisé, est le plus court résumé qu’ait laissé l’époque de la posture du clergé combattant : ne pas se ménager. La position anormale dont parlait Archambault a été tranchée par cet excès même.
Le verdict politique : l’amendement Sixte-Quenin de 1917
En février 1917, le député socialiste Sixte-Quenin, qui s’était fait remarquer dans L’Humanité par son hostilité au clergé, déposa un amendement à la Chambre pour supprimer le dernier reliquat de distinction entre clercs et laïques au service militaire : il s’agissait de verser tous les prêtres restants dans les unités combattantes, sans plus aucune affectation possible au service de santé. L’intention était claire ; le rapporteur de la Commission de l’Armée au Sénat, M. Chéron, fut conduit à répondre publiquement, le 16 février 1917 :
« Depuis le début de la guerre, les membres du clergé, les ministres des divers cultes, comme toutes les autres catégories de citoyens, ont eu une attitude digne des plus grands éloges. Des religieux sont revenus de l’étranger pour défendre la France. Les ecclésiastiques qui ne relevaient point de l’article 23 de la loi du 15 juillet 1889, et ils étaient nombreux, se sont rencontrés dans les tranchées avec nos braves instituteurs dont l’héroïsme honorera à tout jamais l’école et la nation. Beaucoup de prêtres ont été tués glorieusement à l’ennemi. Ceux qui étaient visés par l’article 23 ont fait leur devoir dans les ambulances ou dans les hôpitaux. Ils ne demandent ni exception, ni faveur, ni privilège. »
Deux jours plus tard, à la même tribune, le général Lyautey, ministre de la Guerre, ajoutait : « De même qu’en toute conscience j’ai rendu récemment hommage à nos admirables instituteurs, c’est avec la plus entière conviction que je m’associe au témoignage rendu par l’honorable Rapporteur à ces ecclésiastiques qui ont, eux aussi, si largement payé leur dette à la Patrie. En service aux armées, comme brancardiers ou aumôniers, nos statistiques disent quel pourcentage ils ont donné de morts, de blessures et de citations. » Le sénateur Jénouvrier, dans la même séance, formulait la réplique catholique :
« Oui, nous avons souffert, nous, catholiques. Mais, depuis vingt-neuf mois, nous avons donné au monde entier un exemple que le monde n’avait jamais connu. Nous avons cessé d’être l’opposition. Regardez l’histoire. Ni en 1814, ni en 1815, ni en 1870, l’opposition n’a su aussi bien incliner son drapeau devant la patrie. »
L’amendement Sixte-Quenin fut voté, mais avec, dans le compte rendu du Sénat, des paroles qui rendaient justice aux intéressés. La IIIe République, qui avait voté en 1889 la loi des « curés sac au dos » pour porter un coup mortel aux vocations, reconnaissait en 1917 que ces mêmes vocations avaient « si largement payé leur dette à la Patrie ». Le retournement était complet.
Le verdict d’époque : une loi retournée
L’introduction du tome 1 du Livre d’or du Clergé et des Congrégations, rédigée en 1925, tire elle-même la conclusion d’époque :
« Quelle revanche inattendue de la loi des curés sac-au-dos ! Ce n’était point, certes, le souci de pourvoir aux besoins spirituels des soldats, encore moins celui de faciliter aux prêtres leur apostolat près des armées, qui l’avait inspirée. C’est pourtant à quoi elle a servi, et d’une manière merveilleuse. »
Le professeur S. Rocheblave, du lycée Janson-de-Sailly, publiant dans le Journal de Genève en 1916, posait la même observation, mais sous une forme plus analytique :
« L’historien psychologue qui voudra plus tard analyser les causes profondes de la résistance inattendue que la France offre à l’envahisseur en 1914, devra noter, entre autres facteurs nouveaux de première importance, une vive recrudescence du sentiment religieux. Et l’un des éléments de ce réveil est la présence si abondante et l’exemple si souvent héroïque des prêtres sous les drapeaux… Le prêtre-soldat, tel est le nouveau type du héros qu’aura vu naître la guerre de 1914 et que consacrera plus tard, qu’immortalisera l’histoire nationale. »
Maurice Barrès, dans Les diverses familles spirituelles de la France, paru en 1916, avait avancé un chiffre que les statistiques d’après-guerre ont confirmé : environ vingt-cinq mille prêtres dans l’armée, dont trois cents aumôniers en titre. Le reste — l’immense majorité — n’avait pas le statut d’aumônier mais bien celui de soldat, et beaucoup d’entre eux avaient combattu sans état d’âme apparent, ou plutôt en ayant tranché intérieurement, par la prière d’Archambault ou par une autre, la position anormale que leur faisait la loi.
Le clergé combattant Grande Guerre dans le
tome 1 du Livre d’or
Cette page sera enrichie au fil des publications des fiches individuelles des prêtres-soldats des unités combattantes — infanterie, artillerie, génie, chasseurs, zouaves, tirailleurs, aviation — issus du premier tome du Livre d’or du Clergé et des Congrégations.
323 fiches publiées à ce jour. La liste s'enrichit au fil des publications.
ALDIN Camille Joseph
Curé monté en ligne. Brancardier un jour, combattant le lendemain, il prend l'éperon et le village avant qu'une blessure ne l'arrête.- ALLAERT Daniel Henri Marius
Professeur, brancardier, aumônier de bataillon. Venu au régiment sur sa demande, il finit prisonnier après avoir relevé les blessés. - ALLEZARD Jean Marie
Séminariste des missions, brancardier au front. Deux fois blessé, il revient toujours relever les siens sous le feu. - ALVINERIE Henri Pierre Louis
Séminariste hier, soldat aujourd'hui. Neuf jours après son arrivée au front, il monte à l'assaut des tranchées et tombe, frappé en pleine poitrine. - AMEN Éloi Léopold Saturnin
Bénédictin exilé en Espagne, soldat à vingt ans. Une blessure lui laisse le bras mort ; il rentre mutilé mais vivant. - AMIOT Joseph Henri
De séminariste à meneur d'hommes. Sous le feu prussien, il force le passage de l'Aisne, entre dans le village et fait tomber toute la garnison ennemie. - ANCEAU Aristide Daniel Henri
Frappé dès août 1914, abandonné un jour et une nuit entre les lignes, puis capturé. Il rentre grand blessé, la jambe perdue, le futur prêtre n'a pas 22 ans. - ANDISSAC Jean
Curé de campagne devenu caporal au feu. La tête, l'œil, l'épaule, la jambe : un seul jour de décembre lui prend presque tout, sauf la vie. - ANFRAY François Constant
De caporal à officier en quelques mois de feu. Quatre jours durant, il tient un saillant encerclé par l'ennemi, mitrailleuse au poing, sans céder un pouce. - ANNEBICQUE Édouard Joseph Alfred
De séminariste à officier de la Légion d'honneur. Sous le bombardement, il fait taire les mitrailleuses ennemies avant de tomber, la jambe fracassée. - ANTONINI Louis Amable
Convers du silence, meneur d'hommes au feu. Toujours volontaire, il guide les patrouilles en avant des lignes. - ARLET Joseph Eugène Marie
Prêtre, officier, éclaireur de l'ombre. Il rampait jusqu'aux lignes allemandes en plein jour ; cerné un soir de décembre, il meurt l'arme à la main. - ARMAND Joseph Marie
Du presbytère aux tranchées des Flandres. Le curé-sergent tombe d'une balle au ventre devant Ypres, dès l'automne 1914, parmi les premiers fauchés. - ARMENGAUD Antonin Jean
Cultivateur d'Ariège, rappelé le 1er août, arrivé au corps le 4. Tué un mois plus tard sous le feu des mitrailleuses, quelque part entre Osches et Ippécourt. - ARNAUD Alphonse Joseph
Prêtre et officier d'artillerie, blessé quatre fois. Sous les gaz des Flandres, sa batterie fond de moitié et il tient bon, du premier jour au dernier. - ARNOULD Joseph Étienne Marie
Séminariste de Saint-Sulpice et sergent de chasseurs. Il tient son poste sous un bombardement violent et y tombe, tué à l'ennemi au cœur de la bataille. - ARNOULT Joseph Auguste Marie
Toujours volontaire pour les missions périlleuses, il ramenait les morts du no man's land. Une balle au cœur fauche le séminariste à 21 ans, en Argonne. - ARRIVETS Joseph Louis Jules Alexandre
Rien ne l'obligeait à combattre. Le curé s'engage pourtant, et tombe mortellement frappé en s'élançant pour secourir son sergent, au pied de la ligne allemande. - ARSEGUEL Lucien
Vicaire devenu officier de mitrailleurs. Il tombe à trente et un ans en entraînant sa compagnie à l'assaut. - ARZEL Hervé Marie
Vicaire et sergent. Sous la fusillade, il va reprendre le corps de son lieutenant tombé ; blessé à son tour, il en mourra. - ASTRUC Germain Pierre
Vicaire de campagne devenu capitaine. Blessé à l'épaule, les pieds gelés, il refuse l'évacuation tant que ses hommes tiennent encore la ligne. - AUBÉ André Marie Jean
Religieux marianiste, soldat à vingt ans. Lancé à l'assaut sous les mitrailleuses, il tombe et meurt quatre jours plus tard. - AUBÉ Paul Marie Jean Baptiste
Engagé à dix-neuf ans, fauché par la maladie. Il meurt à l'arrière, sa jeunesse à peine commencée. - AUBERGER Edmond Joseph
Mobilisé à dix-neuf ans, brisé par la maladie en quelques mois. Réformé puis emporté dans son village natal, le jeune clerc n'aura pas vu la fin de la guerre. - AUBERT Laurent Marie Joseph Auguste
Il rend ses galons d'artilleur pour le danger de l'infanterie. Chef de patrouille audacieux, trois fois blessé, il tombe d'une reconnaissance de trop. - AUBIN Pierre François Léon
Jeune séminariste au corps fragile. Il tient sa place dans les pires journées, et tombe sous un obus à vingt et un ans. - AUBRY Henri Eugène
De séminariste à chef de section. À vingt ans, il s'élance le premier sur le village, franchit la rivière sous le feu et meurt sur l'objectif atteint. - AUDOUIN Michel
Attaqué au lance-flammes, il vide son revolver sur l'ennemi à quelques mètres et tient son poste. Deux fois blessé, le séminariste reçoit la Légion d'Honneur. - AUDRAIN Henri Maurice Albert
Agent de liaison douze heures sous les obus, puis chef de section qui marche avec les chars. Cinq citations, deux blessures : le séminariste n'a jamais reculé. - AUDREN Paul Louis Marie
Blessé à Arras, il revient commander sa compagnie. Il enlève centres fortifiés et bois tenus par l'ennemi avant de partir évangéliser la Chine. - AUGIZEAU François
La guerre ne lui aura laissé que deux mois sous l'uniforme. Réformé, le séminariste s'éteint dans sa famille, emporté par la méningite à vingt-trois ans. - AULAGNON Jean Baptiste
Clerc tonsuré, combattant puis brancardier. Aux pires journées, il tient le poste de secours et relève les blessés. - AURIOL Gaston Henri Léon
Séminariste monté du rang aux galons d'officier. Premier hors de la tranchée dans les coups de main, il défie l'ennemi jusqu'aux derniers jours de la guerre. - AUVINET Joseph Marie Léon
Curé brancardier-aumônier. Il meurt dans son abri, frappé alors qu'il donnait les premiers soins aux blessés. - AVON Pierre Marc
Vicaire à la tête de sa section coloniale. Le mépris du danger le mène trop loin : il tombe à la relève, à vingt-huit ans. - AYRAULT Joseph Eugène
Du séminaire de Poitiers aux rives du Rhin. Atteint au Bois du Roy, il meurt à Boppart, longue agonie loin de chez lui. - BACHELIER Jean Baptiste Joseph Vincens
Prêtre devenu pilote de char. Il écrase les mitrailleuses, encaisse les obus, retire son masque sous les gaz : quatre blessures, une Légion d'Honneur. - BACHET François Célestin
Frère enseignant devenu officier de chasseurs. À l'assaut, il enlève une mitrailleuse à l'ennemi et tombe à trente-trois ans. - BAISNÉE Jules Albert
Grièvement blessé le 26 octobre 1914 par un éclat d'obus qui lui a déchiré le bras, a été amputé du bras gauche. Finalement réformé. - BAL Joseph Humbert
Séminariste de Savoie, deux fois blessé dans l'infanterie. Devenu pilote, il affronte seul quatre avions ennemis et succombe à vingt-cinq ans. - BALANÇA Albert Jean Marie
Jeune clerc devenu chasseur. Volontaire pour les missions périlleuses, il se conduit en meneur sous le feu. - BALLEREAU Alfred Célestin Claude
De Vauquois, il ne revint pas. Sergent à vingt et un ans, frappé en première ligne par une torpille tombée du ciel. - BALU Étienne Marie Joseph
De la mission rêvée à la Ferme du Choléra. Agent de liaison à peine arrivé, il tombe sous les balles. Son frère prêtre avait déjà payé l'année d'avant. - BALU Frédéric Jacques Marie
Séminariste de Saint-Sulpice, vingt ans à peine. Premier jour en ligne, un obus lui emporte la tête à Haucourt. Son frère prêtre tombera l'an d'après. - BARBARAT Etienne Jules Eléonor
Clerc du séminaire de Rome, aspirant à vingt-trois ans. Il fait encercler une mitrailleuse ennemie et tombe sous son feu. - BARBIER Jean Marie Georges
Quitté ses élèves de Martigny pour les tranchées de Lorraine. Trois mois plus tard, promu sous le feu, frappé, mort à l'hôpital. - BARBIER Albert Pierre Joseph
Jeune clerc d'Arras et sergent au feu. Il mène sa demi-section à l'assaut et s'effondre, frappé au front, au seuil de la tranchée allemande. - BARTHAUD Paul
Du séminaire jurassien à l'Armée d'Orient. Tué en donnant l'assaut en Serbie, après les Vosges et les pentes de Kara-Hodzali. - BASSE-ASTAIX Joseph Louis Marie Paul
Capucin devenu capitaine d'artillerie. Six mois durant, il commande une batterie de tranchées dans les pires conditions. - BASSE-ASTAIX Marie Joseph Victor Gabriel Henri
« Commandant la compagnie du 175e RI, le 4 juin, sous un feu violent, a brillamment entraîné sa compagnie à l'attaque et a réussi à occuper une [...] » - BATANY Auguste
Prêtre et commandant à trente ans. À la tête de sa troupe coloniale, il s'impose comme meneur au combat. - BAUMIER Just François Alexis
Du presbytère au feu, d'octobre 1914 à l'Artois sanglant. Caporal, sergent, sous-lieutenant en huit mois. Frappé à Souchez, mort à l'ambulance. - BAY Alexandre Joseph
Séminariste devenu chasseur. Il n'atteindra jamais l'autel : tombé à son poste de combat, fauché dans la tranchée à vingt ans. - BAYSSAC Lucien
Curé devenu caporal. Blessé deux fois au combat, il finit prisonnier et ne rentre qu'après l'armistice. - BAZALGETTE Léopold Marius Gaston
Frère du Sacré-Cœur, soldat catalan. Survivant des tranchées, tué un an après l'armistice dans une embuscade bédouine en Syrie. - BEAUDEVIN Auguste Louis Émile
Clerc tonsuré de Saint-Dié, observateur d'artillerie sous le feu. Reconnaissances en première ligne dans les zones battues pour repérer les points hauts. - BEAUMONT (DE) Étienne Marie Paul
Jeune clerc de Rome, fauché à vingt ans. Porté disparu au combat, il n'en est jamais revenu. - BEAUVOISIN Paul François Eugène
Curé de campagne de l'Eure, mobilisé tardivement à 33 ans, simple soldat. Tué à Sissonne dans l'offensive finale, à 25 jours de l'armistice. - BECKER André Louis Auguste
Étudiant mariste de 20 ans, exilé en Italie depuis les lois de 1901, écrasé par un obus dans la Somme, le 9/11/1916. - BÉGON Joseph Marius
Engagé volontaire à 18 ans, réformé en 1903, déclaré « bon » à 32 ans en 1914 contre l'évidence médicale. Mort en convalescence cinq mois plus tard. - BÉLIEN Gaston Émile
Déjà blessé dans l'infanterie, soigne les siens sous bombardement violent, et convoie les blessés à travers une zone battue jusqu'à un poste de secours éloigné - BELLANGER Joseph Marie Georges
Infirmier sous violent bombardement, enterré et blessé par un obus le 18/03/1916, dégagé il se relève et soigne ses camarades. Quitte le front sur ordre. - BELMONT Joseph Régis
Séminariste de Saint-Sulpice, caporal à 20 ans. Tué le 02/07/1915 au Bois de la Gruerie, en Argonne. Trois de ses frères seront tués pendant la guerre. - BELMONT Joseph Ferdinand
Médecin devenu capitaine de chasseurs. Il choisit de combattre dans le rang et meurt de ses blessures à vingt-cinq ans. - BELMONT Jean
Fauché à vingt et un ans dans les Vosges. Soldat d'infanterie, il tombe au combat dès la première année. - BENARD Émile
Étudiant oratorien à 19 ans, artilleur lourd. Se porte spontanément sous un bombardement violent pour secourir un blessé d'une batterie voisine. - BERGOUNHON Armand Alphonse Hippolyte
Cinq ans au front sans une mention de blessure. De la Lorraine d'août 1914 aux marais flamands de 1918, en passant par Verdun. Un sous-officier inusable. - BERNARD Louis Joseph François
Séminariste à 19 ans. Cinq blessures dans la Somme à 21 ans, trois ans encore au front, adjudant aimé de ses hommes. Tué près de Reims, à 23 ans. - BERNER Félicien Joseph
Frère des Écoles d'Alger, sous-lieutenant des chasseurs alpins. 2 fois blessé, cuisse fracassée à la tête de ses hommes dans les lignes allemandes. - BERNOLIN Henri Auguste Félix
À 25 ans, du silence des Dombes aux assauts vosgiens. Sergent, adjudant, sous-lieutenant : la vie cistercienne préparait bien à mener des hommes au feu. - BERTHÉLEMY Victor Jean
Une pièce de 5 francs : c'est la taille du trou laissé dans son crâne. Sergent à 24 ans, curé ensuite. Mort à 37 ans des suites de la guerre. - BERTHET Emile Jules
De séminariste à officier, il déterre les vivants et enterre les morts. Son courage et son esprit de sacrifice excitent l'admiration de tous. - BERTHOMIER Aimé Florent
Frère religieux devenu soldat. Sur une crête disputée, il tombe à trente ans sous un bombardement d'enfer. - BERTRAND Gabriel
Religieux à 22 ans, soldat sur sa demande. Octobre au front, décembre à l'hôpital. La fièvre l'emporte avant l'ennemi. Cinq frères au feu derrière lui. - BESSÈDE Prosper
Prêtre professeur monté en ligne. Un obus à gaz éclate dans son abri : il meurt asphyxié à trente ans. - BETIS Joseph Jean-Marie
Professeur du Sacré-Cœur, lieutenant d'infanterie. Son capitaine tué, sa compagnie encerclée, lui blessé. Il commande encore, puis tombe aux mains de l'ennemi. - BEUSSE Édouard
Sous le feu pendant quatre ans. Il ramène un blessé sur ses épaules d'entre les lignes ennemies. Tué en avril 1918, balle en plein front, à 31 ans. - BEYRIÈRE Pierre Fernand
Jeune professeur de 19 ans, mobilisé en 1917. Fusilier-mitrailleur, il traverse l'Oise, la Somme, Saint-Quentin. « Allant et intrépidité » dans l'assaut. - BEYSSAC Benoît
D'abord rebelle. Mobilisé en septembre, amputé en octobre. À 30 ans, ce frère mariste a perdu une jambe en trois semaines de guerre. - BIÈQUE Paul Edouard
Le frère, le Christ, mêmes ruines, même village. Lui blessé à la jambe le 10 août. Le crucifix, deux jambes brisées, photographié six jours après. - BIETH Antoine Lucien
Séminariste à 18 ans, dans les tranchées à 19. Volontaire pour toutes les missions périlleuses. Tué à son poste de combat, avant ses 21 ans. - BIGOTTE Charles Victor Pierre Maurice
20 ans, séminariste à Verdun. 21 ans, blessé à Verdun. Téléphoniste, il assure les communications sous l'artillerie lourde. - BIMIER Théophane Pierre Joseph Marie François
Séminariste devenu caporal. Gazé une première fois, il revient au front et tombe à vingt et un ans au combat. - BIMIER Joseph Augustin Pierre Marie Antoine
L'aîné des trois frères BIMIER. Quatre ans et neuf mois sous l'uniforme, intoxiqué aux gaz dès mars 1915. Son cadet séminariste ne reviendra pas. - BIZEUL Jean-Marie Clément
Port-au-Prince, Puerto-Rico, Houthulst. Prêtre dans une mission antillaise, il rentre, demande le bataillon plutôt que l'arrière. Volontaire pour la ligne. - BIZON Armand Joseph Gabriel
Séminariste à Luçon, sous-lieutenant à Craonne. L'As de la grenade tient un fortin 5 heures sous les contre-attaques. Tué à 23 ans face à la garde prussienne. - BIZON René Auguste Armand
Un homme de la terre tué par la terre. Effondrement d'une tranchée à Agny, janvier 1915. Premier des trois frères BIZON tombés au front. - BIZON Emmanuel Marie Hubert
Trois frères tombés. Placé d'office à l'abri après la mort des deux premiers, il refuse et continue à ravitailler les tranchées sous le feu d'interdiction. - BIZON Désiré Jean-Marie
Cadet de trois frères morts pour la France. Mobilisé avant l'âge, il traverse quatre ans de feu et survit. - BLANC Jean Baptiste Marie Antoine
Du tableau noir mexicain à la plaine de Champagne. Agent de liaison sous le feu, tué le premier jour de l'offensive. - BLANC Jean Claude
Frère exilé en Italie, rentré pour la France. Six semaines de guerre, tombé à son poste, en Lorraine. - BLANC Jean
De la mission de Chine aux tranchées de l'Yser. Aumônier, deux blessures, un œil perdu. Il sortait sous les obus pour relever les blessés. - BLANC Marcel Antoine
Réformé pour faiblesse en 1914. Aspirant à Saint-Cyr en 1917. Tué à la tête de sa section à Oulches, à vingt-deux ans. - BLANC Marcel Louis Léon
« Agent de liaison d'un courage exemplaire. Au cours des combats livrés du 15 au 28 juillet 1918, a rempli sa mission avec un entrain remarquable [...] » - BLANCHARD Albert Joseph
Hier professeur à Bruxelles, aujourd'hui sergent à l'assaut. Modèle de bravoure et de discipline, frappé mortellement à son poste de combat. - BLANCHON Louis Mary Frédéric
Jeune clerc monté en ligne. Bon gradé, il meurt à vingt et un ans dans les combats d'automne, fauché dans l'assaut. - BLANCHON Joseph Mary Frédéric
Fauché peu après son arrivée au front. À vingt-deux ans, il s'éteint des suites de ses blessures. - BLANCONNIER Alfred Frédéric
Vicaire de Luçon, infirmier au front. Capturé en Champagne, interné en Allemagne deux ans. Rentré, reparti à Salonique. - BLIC (DE) Jean Marie Philippe
De l'École Navale à la Compagnie de Jésus, du noviciat à l'Yser. Sept semaines après la Légion d'honneur, tué à vingt-quatre ans, en patrouille sur les dunes. - BLIC (DE) Jacques Marie René
Brancardier en Artois, blessé sur la Somme, chef de char en Champagne. Cité trois fois. Sur quatre frères, deux tombés. - BLIC (DE) Dominique Marie René
Des amphis de droit aux mitrailleuses du 10e R.I. Sous-lieutenant des dragons, tué au poste de secours, dans le saillant de Saint-Mihiel. - BLIC (DE) Emmanuel Marie Ferdinand
Saint-Cyr 1900, capitaine de dragons en 1915. Quatre ans au front, deux citations. Sur quatre frères, l'aîné est l'un des deux survivants. - BLONDÉ Georges Léon Henri
Prêtre devenu caporal. Porté disparu au combat à trente-trois ans, sa mort ne sera reconnue que des années plus tard. - BOCHER Pierre Marie
Vicaire en Haïti, prisonnier à la Marne, rapatrié, blessé en Aisne, brancardier en Macédoine. Quatre années de guerre, quatre théâtres, une captivité. - BOCQUENÉ Désiré Louis Marie
Missionnaire au Canada, sergent en Lorraine. Du fort de Souville à Arracourt, deux fois gazé, deux fois cité. Patrouilles sous le feu, calme et sang-froid. - BOGE Léon Alphonse
Vicaire devenu sergent colonial. Sous le bombardement, il ravitaille les unités engagées au plus fort du combat. - BOGE Louis Joseph
Capitaine, issu du rang, frère aîné du vicaire de Domène. Tombé à Wytschaete le 3 novembre 1914, pendant la première bataille d'Ypres. - BOISGELIN (DE) Marie Charles Louis Robert
Aristocrate provençal, séminariste devenu sous-lieutenant. Tombé dès le 20 août 1914 au combat de Dieuze, sept jours après le début des combats. - BOISSON Joseph Félix Marie
Frère cadet de l'aumônier des chasseurs alpins. Tombé à 25 ans à Metzeral en commandant sa section. Sa mère, veuve, perdra son autre fils seize mois plus tard. - BOMBRUN Jean Louis Eugène
Séminariste d'Ardèche, ajourné, mobilisé à 18 ans. Deux ans au front, tué à 20 ans en se portant à l'attaque sur la route de Soissons. - BOMEY Rémi Louis Cornil
Frère mariste du Nord, sergent du 8e R.I. Deux fois blessé, prisonnier en Champagne, deux ans interné en Allemagne. Rentré chez lui en mai 1919. - BOMEY Lucien Gaston Cornil
Frère mariste de 19 ans en 1914, sergent mitrailleur en 1918. Bravoure remarquée à Moreuil et sur l'Avre. Diphtérie à Strasbourg. Démobilisé en 1919. - BOMPAIX Vincent Eugène Marie
De Charleroi à Verdun, séminariste breton sous l'uniforme. Sous-lieutenant fraîchement sorti de Fontainebleau, tué six mois plus tard par une grenade. - BONDUELLE Alfred Augustin
Séminariste de Lille, licencié ès sciences, caporal entraînant ses hommes à l'assaut sous le feu. Tombé à 23 ans à Esternay, après cinq semaines de conflit. - BONNAVES Charles Narcisse Sylvain Marius
Vicaire devenu capitaine. Veteran du Maroc, des Vosges, de l'Alsace, du Chemin des Dames. Blessé en commandant en basse forêt de Coucy. - BONNEPART Marie Claude Louis Pierre
Vicaire de banlieue lyonnaise, caporal au front. Blessé deux fois, il revient. Il tombe à trente ans, en entraînant ses hommes à l'attaque. - BORDES Maurice Auguste
D'Oran à Strasbourg, en passant par Verdun et l'Argonne. Ordonné prêtre entre deux tranchées, blessé à Aubérive, sous-officier modèle du devoir. - BOREL Gabriel Louis
Vicaire alpin, sergent infirmier puis fantassin et adjudant. Premier feu le 10 août 1917 : il prend l'objectif et tient le terrain sous l'artillerie lourde. - BORNES Jules Adrien
Du Texas aux tranchées, l'oblat devient officier. Observateur sous les obus, il sert de liaison entre la France et l'armée américaine. - BOTTE Henri Émile Bernard
Moine et brancardier, quarante-six mois au front. Volontaire des raids de nuit, il rapporte prisonniers et mitrailleuses des lignes ennemies. - BOUBY Alphonse Louis
Professeur passé du fusil au brancard. Blessé puis revenu au feu, il va chercher les blessés en avant des lignes, sous les rafales de mitrailleuses. - BOUCHAUD DU MAZAUBRUN (DU) Jacques Marie François
À vingt ans, le clerc tonsuré quitte le séminaire pour les tranchées. Caporal au front, il tombe le 15 octobre 1915. - BOUCHE Paul
Séminariste appelé sous les drapeaux, sergent au front. Il mène sa section à l'assaut et y laisse la vie. - BOUCHET Joseph Marie
Séminariste fauché à vingt ans. Il tombe en se portant à l'assaut, dès l'élan de l'attaque. - BOUCHEZ François
Frère des missions devenu officier. Quand sa section recule, il tient la tranchée avec une poignée d'hommes, puis tombe mortellement frappé. - BOUCHEZ Marius Jules Joseph
Prêtre devenu sergent. À la tête de sa patrouille, il tombe à vingt-six ans dès les premiers mois de la guerre. - BOUDOU Louis François
Du cloître à la tranchée de première ligne. Il tient son poste de guet sous le feu jusqu'à la blessure, et succombe peu après. - BOUHIER Louis Émile Marie
Du séminaire à la liaison sous le feu. Tout jeune soldat, il porte les ordres au mépris des mitrailleuses et tient le terrain pied à pied. - BOUILLET Jean Henri Joseph Élie
Du silence du cloître au commandement au feu. Blessé, plusieurs fois cité, il entraîne sa compagnie à l'assaut des lignes ennemies. - BOUJU Donatien André Marie
Du séminaire au bataillon de chasseurs. À vingt et un ans, premier à bondir hors de la tranchée, il est fauché par un obus avant l'attaque. - BOULAN Élie Marie Joseph Pierre
Vicaire sous l'occupation, il sauve quarante soldats ; officier au front, il tombe en tête de sa section à l'assaut. Légion d'honneur. - BOULANGER Henri Achille Édouard
Prêtre et professeur, soldat au feu. Blessé en pleine attaque, il fait le coup de feu et assiste ses camarades mourants sur la ligne de tir. - BOULARD Pierre Antoine
Prêtre et officier, il dirige sa mitrailleuse sous les obus, sauve les siens, puis tombe aux mains de l'ennemi. Un de ses frères tué à la guerre. - BOULC'H François Marie
Vicaire breton devenu officier. Il nettoie les cavernes ennemies, fait de nombreux prisonniers, puis tombe en s'élançant sur une mitrailleuse. Légion d'honneur. - BOULÉ André Camille Charles
Vicaire devenu lieutenant. Il tombe à trente-deux ans en lançant sa compagnie à l'assaut d'une ferme fortifiée. - BOULÊTREAU Auguste Paul Louis Anatole Claude
Jeune clerc, officier au feu. Il mène sa section à l'assaut et atteint l'objectif sous le bombardement. - BOURCIER Maurice Joseph Jules
Sous-diacre et adjudant, blessé deux fois sans quitter sa section. À la troisième, emporté à l'ambulance, il succombe à ses blessures. - BOURDRY Pierre Louis
Clerc tonsuré, fantassin de la première heure. Mobilisé d'emblée, il tombe au combat un mois après le départ. - BOUREL Victor Jean Marie
Promis aux missions lointaines, fauché à l'aube de sa vocation. Éclaireur intrépide, il meurt à son poste de combat. - BOURHY Ambroise Marie
Du séminaire mexicain aux tranchées de Verdun. Plus tard, son capitaine tombe : il prend la tête de la compagnie et s'élance, jusqu'à la blessure. - BOURJADE Jean Marie Pierre Léon
Scolastique monté de la tranchée au cockpit. Pilote de chasse, il fond sur les ballons d'observation de l'ennemi et devient l'un des as de l'aviation. - BOUSQUET Guillaume François Marius
Moine du silence, officier au front d'Orient. Sous le feu, il combat l'incendie d'un dépôt de munitions. - BOUSQUET Louis Justin
Curé lozérien, brancardier devenu fantassin. Sous le bombardement il garde son sang-froid ; pris par l'ennemi en fin de guerre. - BOUSSET Paul Émile
Prêtre à cheval, sous-officier au feu. Sa monture tuée, il reste sous l'obus pour relever et soigner les blessés, deux jours durant. - BOUTIN Jean François
Séminariste hier exilé, chef de section aujourd'hui. Sergent, puis officier en deux mois. Il gagne le poste le plus avancé, et y laisse la vie. - BOUTRY Lucien Alfred
Cultivateur, soldat de la première heure, fauché dès les premiers mois. Bien que réformé, son frère vicaire de la cathédrale s'engage à l'annonce de sa mort. - BOUTTIER Léon Isidore
Professeur, chef de section sous le feu. Blessé trois fois en un jour, il garde le commandement avant de céder. Médaille militaire. - BOUVIER Jean François Marie
Instituteur en soutane, sous-officier dans la tranchée. Sous l'obus, il maintient ses hommes et leur donne l'exemple du sang-froid. - BOUYER Paul Jean Baptiste
Séminariste devenu adjudant. Les pieds enflés, il mène l'attaque sous les mitrailleuses ; revenu blessé au feu, il tient sa section et meurt à l'assaut. - BOUZERAND Charles
À vingt-deux ans, il troque l'étude pour la grenade. Le Bois d'Ailly lui prend l'œil droit et la guerre. - BOXBERGER François Xavier
De la cathédrale de Saïgon aux Dardanelles, puis à la Somme. Lieutenant, il mène ses tirailleurs à l'assaut, tombe frappé à mort et reçoit la Légion d'honneur. - BOYER Laurent Jules Célestin
Étudiant franciscain à Fribourg, chasseur dans la tranchée. À vingt et un ans, un éclat d'obus à Souchez lui emporte le bras gauche, qu'il faudra lui amputer. - BRAHIC Ferdinand Félix
Du séminaire à la tête d'une compagnie. Médaillé dès 1914, trois fois blessé et capturé les armes à la main, il est fait chevalier de la Légion d'honneur. - BRAMAUD DU BOUCHERON Georges François Édouard
Trois frères sous les drapeaux, un prêtre parmi eux. Adjudant, il tient la ligne trois semaines puis tombe, l'ennemi infiltré de toutes parts. - BRAULT Louis Félicien René
Du séminaire d'Angers à la tranchée d'Argonne. Blessé à la Marne puis revenu au feu, il est tué d'un éclat d'obus à la tête, à vingt-trois ans, en avril 1915. - BRÉHERET René François Auguste
Jeune religieux capucin devenu agent de liaison. À Verdun, il franchit le feu des mitrailleuses pour transmettre un ordre et y laisse la vie, à dix-neuf ans. - BRÉMONT Louis
Employé de commerce devenu sous-lieutenant. Blessé, il garde le commandement et refuse de partir ; il tombe au Mont Haut, frère cadet d'un prêtre brancardier. - BRETEAU Alexis Émile Joseph
Prêtre professeur et officier d'artillerie, de la Lorraine aux Balkans. Grièvement blessé à Tailly, il préfère tomber lui-même plutôt qu'un homme de sa pièce. - BRETEAU Georges Anselme
Maréchal des logis deux fois cité, frère de deux prêtres soldats. Chef de pièce, il organise ses emplacements de canon sous le feu, jusqu'à l'armée belge. - BRIANT René Raymond Joseph Henri
« A maintenu rigoureusement sa section dans un boyau violemment contre-attaqué. Ayant le bras traversé par une balle, est venu rendre compte de la [...] » - BRICIER Jean Marie Joseph
À peine entré au noviciat, soldat malgré sa vue fragile. Frappé au front, il lutte dix jours contre ses blessures avant de succomber. - BRIDOUX Raoul Alfred Joseph
Du tableau noir aux tranchées, sergent deux fois frappé sous le feu. Il y perd la vue mais non la vie, et porte ensuite la croix de la Légion d'honneur. - BRIONNE Émile Louis
De la ferme au séminaire, du séminaire à la tranchée. Deux fois blessé, gradé sous les bombes, le clerc-soldat traverse la guerre et en revient vivant. - BROSSARD Roland Étienne
Séminariste à peine sorti du chœur, fantassin à dix-neuf ans. Versé d'un régiment à l'autre, il tombe au feu, frappé à mort en pleine offensive ennemie. - BROSSET Maurice Maxime
Laïc et frère d'un prêtre, l'un et l'autre morts pour la France. Facteur de pianos, il échange l'atelier contre le fusil et tombe au feu, tué à l'ennemi. - BROSSETTE Pierre Paul
Du séminaire au commandement d'une section. Deux fois cité, il reprend une position perdue et reçoit sa blessure à la tête de ses hommes, debout sous le feu. - BROSSILLON Louis Anatole
Séminariste et lettré, sous-officier d'assaut. Deux fois blessé, deux frères tués comme lui, il entraîne sa section au feu et meurt de ses blessures. - BROT Adrien Joseph
Du tableau noir à la tranchée. Sous-officier blessé puis rendu au feu, il disparaît au cours d'une reconnaissance et ne reparaît jamais, mort pour la France. - BROT Joseph Baptiste
Frère enseignant, simple soldat. Amputé d'une jambe, le corps criblé d'éclats, il survit à la guerre mais succombe à ses blessures quatre ans plus tard. - BROUTY Cyprien Joseph
Paysan d'Ardèche, fantassin de la première heure. Tombé sous le feu dès le premier automne, il ouvre le deuil d'une famille qui perdra aussi son fils religieux. - BRUNET Lucien Louis Joseph
Séminariste, instructeur à l'école militaire, puis sergent d'infanterie au front. Il est tué à l'ennemi au Fort de Vaux, devant Verdun, à vingt-cinq ans. - BRUNI Léon Charles
Vicaire devenu officier. Chef de section de mitrailleuses, il tient sa position jusqu'à épuisement des munitions. Trois fois blessé, puis prisonnier. - BRUYAS Jean Baptiste
Séminariste jugé trop faible, il devient chasseur alpin sur deux fronts. Il s'élance vers la première ligne pour l'attaque et y tombe foudroyé. - BUCQUET François Marie Jean Baptiste
Clerc tonsuré engagé volontaire, sergent au feu. Il mène sa section sous les balles, va relever les morts près des lignes ennemies et tombe à vingt-deux ans. - BUDINGER Germain Aimé Ernest
Sous-diacre devenu sergent de chasseurs à pied. À la tête de sa section, il entraîne ses hommes à l'assaut et tombe parmi les premiers du bataillon. - BUFFERAND Émile Marie Joseph
Futur prêtre, sergent au feu. Sous les bombardements, il dégage ses camarades ensevelis, puis s'élance contre l'ennemi qui a percé la ligne et tombe blessé. - BUFFET Jean Marie Georges
Clerc minoré employé à l'intendance, il rejoint l'infanterie et passe chef de section. Quelques jours plus tard, il tombe en reconnaissant la première ligne. - BUFFIN François Marie
Professeur réformé pour raison de santé, rappelé au feu. Toujours volontaire aux missions périlleuses, il panse sous les mitrailleuses un camarade tombé près de - BUGNON Marcel
Étudiant missionnaire classé auxiliaire, il demande à se battre. Mortellement blessé dans une attaque à la baïonnette, il meurt loin des siens. - BUISSON Marius Jean Pierre
Professeur, brancardier puis combattant. Blessé à mort en pleine bataille, il s'éteint à l'ambulance et rejoint ses deux frères tués au feu. - BUISSON Marie Sylvain Jean Baptiste
Fils de maçon, cultivateur et sergent de chasseurs. Deux fois blessé, il tombe à la tête de sa section lancée à l'assaut d'une tranchée ennemie. - BURBAN Joseph Marie
Clerc tonsuré devenu maréchal des logis. À vingt-deux ans, il tient sa pièce de DCA sous le feu de l'offensive. - BURGARD Louis Édouard
Professeur passé de la chaire à la tranchée. Sergent au feu, il tombe fauché d'une balle en plein cœur, dès les tout premiers combats de la guerre. - BUZY-DÉBAT Lucien
Gardien d'un couvent à l'étranger, prêtre franciscain devenu officier. Il quitte le cloître, et tombe en s'élançant le premier à l'assaut ennemi. - CAILLEAU Basile Louis
Moine trappiste, voué au silence et à la prière. Infirmier puis soldat, il tombe frappé d'une balle en pleine poitrine. Deux de ses frères sont morts comme lui. - CAILLEAU Clotaire Marcel
Frère d'un trappiste et de deux autres soldats. Agriculteur à peine sorti de l'enfance, blessé puis disparu au combat. Trois des quatre frères y sont restés. - CAILLEAU Joseph Baptiste
Jeune paysan devenu caporal, frère d'un moine trappiste. Tombé en Belgique à vingt-cinq ans, il ouvre la liste des trois frères perdus. - CAILLEAU Eugène Louis
Frère d'un moine trappiste et de deux soldats tombés. Pris dès 1914, il endure quatre ans de captivité et rentre seul d'une fratrie de quatre. - CALAIS René Gaston Albert
Du séminaire au commandement d'une section, il a tenu tête à un ennemi supérieur en nombre. Blessé, fait officier au feu, puis prisonnier en Allemagne. - CALMARD Joseph Eugène
Vicaire devenu soldat, soldat devenu aumônier de son régiment. Intoxiqué à Verdun, il demeure parmi les gazés plutôt que de se faire évacuer. - CALMET Henri Julien Marie
Trois fois blessé, le visage meurtri, une balle restée près de la nuque : ce missionnaire-soldat conduisait ses patrouilles avant de finir invalide. - CAMBUS Adrien
« Du 8 au 16 septembre 1916, dans un poste de secours particulièrement exposé et jusque sur la ligne de feu, où il s'est plusieurs fois rendu pour [...] » - CAMPAGNE Louis
Séminariste à vingt ans, aspirant à vingt et un. Il conduisait les coups de main dans les lignes ennemies, ramenait des prisonniers, avant d'être pris lui-même. - CAMPET Charles Bertrand
Moine devenu sergent au front. Frappé très grièvement en pleine mission périlleuse, il survit aux tranchées et regagne le silence de son abbaye. - CANNAUD Paul Armand
Séminariste devenu agent de liaison. Deux fois frappé sous le feu en portant les ordres, il s'éteint à l'arrière, emporté par sa seconde blessure. - CAPELLE Clovis Hubert Joseph
Novice missionnaire devenu officier. Pour couvrir le repli de sa section, il tient l'ennemi à la grenade et tombe, frappé d'une balle à la tête. - CAPUS Bernard Marius Marcel Honoré
Jeune clerc, officier à l'assaut. Frappé en première ligne, il s'éteint à l'ambulance, à vingt-huit ans. - CARLIER Michel Jean Joseph
Trappiste devenu officier. Deux fois blessé, les pieds gelés, il commande sous le feu et tombe sous l'obus, la Légion d'honneur pour seul linceul. - CARMELLINO Joseph
Clerc minoré, officier au feu. Deux fois blessé en menant sa section à l'assaut, il sort de la guerre infirme et décoré de la Légion d'honneur. - CARNET Ambroise Paul Constant
Frère instituteur fait officier. Deux fois blessé, il reste vingt-deux heures sur le champ de bataille avant d'être secouru, et meurt de ses blessures. - CARRIC Victor Jean Marie
Jeune clerc tonsuré, grenadier à l'assaut. À vingt ans à peine, il attaque les lignes ennemies la grenade au poing et tombe, fauché par l'éclat d'un obus. - CARTERON Henri Alphonse Hippolyte
Séminariste, chasseur à pied. Deux fois blessé, volontaire pour les patrouilles en plein jour, il entraîne ses hommes à l'attaque et tombe dans la poursuite. - CASTAING François Marie Joseph
Capitaine colonial, frère de prêtre. Saint-cyrien rentré d'Afrique, il tombe en couvrant une batterie d'artillerie jusqu'à l'ultime cartouche. - CASTHELAIN Jules Adrien
Novice des Pères Blancs, sergent au front. Deux fois blessé, puis fait prisonnier, il passe plus de deux ans de captivité, transféré de camp en camp. - CATLIN Marie Louis Charles
Prêtre professeur à Rome devenu chef de bataillon. Cité à de nombreuses reprises, deux fois blessé sans quitter le feu, officier de la Légion d'honneur. - CAZAUX Marie Joseph Louis Antoine
Séminariste, puis officier d'assaut. Cinq citations, une blessure au Mont Noir, la Légion d'honneur : le futur évêque s'est battu en première ligne. - CAZAUX Théotime Jean Marie
Du Petit Séminaire aux tranchées, il brave la fusillade pour ramener les blessés. Blessé, gazé, quatre fois cité, il termine la guerre sous-lieutenant. - CEYTE Louis Casimir Hilarion
Séminariste devenu canonnier, puis infirmier au feu. Sous un bombardement violent, il soigne trois blessés d'une autre batterie et les ramène au poste de secour - CHABANNES Jean Amédée Marie (de)
Jeune oblat bénédictin sorti du cloître pour la guerre. Du silence monastique au fracas des obus, cavalier puis officier, il tombe à son poste. - CHABBERT Marcel Germain Jules Louis
Du séminaire à l'assaut, clerc devenu officier. Tué à la tête de sa section, la tranchée de sa mort a porté son nom. Chevalier de la Légion d'honneur. - CHAIGNON Albert Joseph Victor
Clerc devenu infirmier puis officier. Du chevet des contagieux à l'assaut, deux fois blessé en menant sa section. Chevalier de la Légion d'honneur. - CHAILLOUX Charles Louis Marie
Prêtre et professeur devenu officier. Il tient quatorze heures en première ligne et tombe en maintenant chacun au poste. Chevalier de la Légion d'honneur. - CHAIX Martin Joseph
Frère mariste rentré du Mexique pour servir. Sergent, deux fois grièvement blessé, impassible sous le feu, il refuse d'être pansé avant ses hommes. - CHAMOIS Charles François Joseph
Clerc tonsuré devenu sous-officier. Il commande sa section avec sang-froid et tombe en pleine ronde, la poitrine traversée d'un éclat d'obus. - CHANSON Étienne Alexis
eune séminariste fait officier de réserve. Tombé dès les premiers combats, il chargeait avec entrain en tête de ses hommes. Chevalier de la Légion d'honneur. - CHAPRON Adolphe Donatien Marie
Vicaire-instituteur, brancardier puis officier. Deux fois blessé en deux jours, il reste à la tête de sa section à l'assaut. Chevalier de la Légion d'honneur. - CHAPUSOT Paul Robert
Du séminaire aux batteries, il devient l'adjoint du commandant de groupe. Frappé non par l'ennemi mais par la maladie contractée en service, il quitte le front. - CHARABOT Joseph Eugène Henri Grégoire
Clerc destiné à l'autel, fauché à l'assaut. Atteint de blessures multiples en pleine offensive, il s'éteint quelques jours plus tard, à dix-neuf ans. - CHARBONNEL Émile Antoine Auguste Marie
Candidat au cloître, adjudant à l'assaut. Il affronte les balles pour ramener le corps de son chef, puis tombe à son tour en menant les vagues d'assaut. - CHARLET Édouard
Séminariste et sergent, formateur devenu combattant. Il s'élance le premier hors de la tranchée et tombe en menant sa section, à vingt et un ans. - CHARNAY Joseph Hippolyte
Du séminaire à la tranchée, il part chasseur à dix-huit ans. Frappé à mort au combat, il succombe à ses blessures, à vingt ans, loin des siens. - CHARO Raymond Dominique
Du sacerdoce au commandement, il mène ses hommes au feu. Une balle à la tête l'abat en pleine charge ; il s'éteint le lendemain, décoré à titre posthume. - CHARRIER Jean
Prêtre au galon d'officier, deux fois frappé. Il revient au feu à demi guéri, puis y laisse un œil ; l'énergie d'un mutilé, la croix d'un chevalier. - CHARRIER Léon Marie Jérémie Olivier
Professeur de lettres devenu officier colonial. Blessé à l'assaut, il refuse d'être évacué, prend le commandement de sa compagnie et tombe le soir même. - CHARRON Henri Louis Maurice
Ordonné prêtre en pleine mobilisation, il part sergent et finit lieutenant. Blessé à l'épaule puis à la poitrine, il tient le front quatre ans. - CHARVÉRIAT Marc Horace Joseph
Sous-diacre et licencié ès lettres, tombé au feu dès les premiers combats. Volontaire d'une patrouille, il disparaît ; vingt mois après, on retrouve son corps. - CHATAING Paul René Louis
Du séminaire à la tranchée. Sergent, il défend son boyau sous les grenades, galvanise ses hommes et tombe à la tête de sa section, sans lâcher le terrain. - CHAUTARD Joseph Jean Baptiste
Enseignant devenu lieutenant, il commandait sa compagnie au feu. Frappé en pleine poitrine, il offre sa vie à Dieu. Chevalier de la Légion d'honneur. - CHAUVEL Bertrand Joseph
La Grande Guerre l'épargne, ses lendemains le prennent. Séminariste devenu caporal, il tombe au feu en Orient, à vingt et un ans, loin de sa Bretagne. - CHAUVEL Jean Louis
« N'a cessé, depuis le début de la campagne, de donner le plus bel exemple de courage et d'abnégation. » - CHAVALLARD Pierre Claudius
Séminariste et futur prêtre, secrétaire aux armées. Il quitte les bureaux pour les tranchées, tombe blessé, et reprend son service la plume à la main. - CHAVANIS Jean Louis Honoré
Missionnaire enseignant, combattant puis brancardier. Frappé à mort en secourant un blessé sur la première ligne, il s'éteint une demi-heure plus tard. - CHAZETTE Marcel Émile
Futur missionnaire d'Afrique, sous-officier de chasseurs. Debout sous les mitrailleuses, il encourage ses hommes d'un exemple résolu, frappé à mort. - CHEILAN Charles Landric
« Sous-officier très énergique. S'est particulièrement distingué dans la conduite d'une patrouille de reconnaissance lors de l'occupation d'un ouvrage [...] » - CHEVAL Adrien Louis
Séminariste et chef de section, il reste sous les obus, refuse l'évacuation, tombe grièvement blessé. Chevalier de la Légion d'honneur, il deviendra prêtre. - CHOMILIER Michel Marius
« Envoyé le 8 mars 1916 avec sa section à Damloup pour renforcer des troupes exténuées, s'est établi immédiatement à la lisière extérieure du village [...] » - CHOMILIER Marius Annet
Frère cadet d'un séminariste, il troque la charrue pour le fusil. Chasseur à pied sous les obus, il monte à l'assaut, tombe blessé et meurt de ses blessures. - CHOPIS Léopold Jean
Du Maroc à la Flandre, chasseur dans les tranchées. Grièvement blessé au coude au cours d'une attaque, il en revient le bras brisé. - CHUBERRE Joseph Marie Antoine
De la philosophie aux tranchées, plusieurs fois enseveli sous les obus, il tient sa section. Fait prisonnier, il s'éteint de ses blessures en captivité. - CHUBERRE Prosper Marie François Joseph
Clerc tonsuré, il relève d'abord les blessés puis prend le fusil. Blessé à la cheville, il revient au front et disparaît dans la bataille, à vingt et un ans. - CHUBERRE Prosper Jean Marie
Cultivateur devenu soldat colonial, disparu sans trace dès les premiers combats, il précède son frère séminariste dans la mort. Tous deux morts pour la France. - CIVET Félix
Moine voué au silence, emporté dans le fracas d'août 1914. Il meurt au combat à vingt-cinq ans, à peine quitté le cloître. - CLAIR Baptiste Victor Auguste
Séminariste devenu aspirant, aimé de ses hommes, il les entraîne à l'assaut et tombe à la grenade sur la position conquise, à vingt et un ans. - CLAVEL François Claude Maurice
Cultivateur, seul laïc de quatre frères Clavel donnés à l'Église. Mobilisé puis aussitôt réformé pour maladie, il s'éteint sans avoir vu le feu. - CLÉMENT Marie Louis Pierre Benjamin
Séminariste et officier de choc. Grièvement blessé, privé d'un bras, il désamorce les grenades avec ses dents avant de céder. Chevalier de la Légion d'honneur. - CLÉRET LANGAVANT François Émile Marie
Novice des Spiritains devenu officier de tirailleurs sénégalais. Deux fois blessé, il les entraîne à l'assaut avec un rare ascendant. Légion d'honneur. - CLOPUTRE Jules Eugène Maurice
Ordonné prêtre à la veille de la guerre, professeur devenu officier : il commande sa compagnie sous le feu et meurt aux suites d'un exercice de grenades. - COBIGO André Marie Guillaume
Religieux exilé, il demande lui-même le front. Toujours au plus près des blessés sous le feu, il tombe, frappé par un obus, en secourant l'un d'eux. - COGNÉE Isidore Joseph Marie
Du séminaire à la ligne de feu, guetteur d'élite. Blessé à son poste de combat, le visage traversé par un éclat, il survit et retourne servir l'autel. - COMMINES DE MARSILLY Philippe Edgard Marie (de)
Novice bénédictin exilé en Belgique, il revient combattre en France. Devenu brancardier, il relève les blessés sous le feu jusqu'à ce qu'une torpille l'emporte. - COMMINES DE MARSILLY Roger Julien Marie (de)
L'un au cloître, l'autre au sabre. Frère d'un moine tombé au front, cet officier de cavalerie, deux fois blessé, revient vivant. Légion d'honneur. - CONAN Emmanuel Jean Marie
Religieux exilé, sergent puis adjudant sous le feu. Chef de section aimé des siens, toujours volontaire, deux fois cité, grièvement blessé sans une plainte. - CONSEIL Lucien Édouard
Destiné au sacerdoce, il tombe en soldat. Jeune aspirant à peine formé, il mène l'assaut jusqu'à la mort, plein de sang-froid et d'abnégation. - CONTESSE Marie René Maurice
Du séminaire aux chasseurs à cheval, engagé sans y être tenu. Frappé d'une balle à la tête en reconnaissance, il achève sa mission avant de mourir. - COPPENS Firmin Armand Marie
Du cloître franciscain aux tranchées de Belgique. Il relève les blessés sous le feu ennemi et tient son rang de soldat jusqu'à la fin de la guerre. - COPS Jean
De la philosophie au champ de bataille, une vocation fauchée. Brancardier des blessés, chasseur au feu, il tombe pour la Belgique à la veille de la paix. - CORDIER Alphonse Marie Édouard Hubert
Du séminaire à la tranchée, il commande et entraîne. Cent prisonniers, deux blessures, et la Légion d'Honneur demandée par ses propres hommes. - CORDIER Maurice Georges Paul
Prêtre du diocèse, il gravit les grades jusqu'à l'épaulette. Il enlève sa section, force une rivière au corps à corps et fait de nombreux prisonniers. - CORMOULS Auguste Émile
Frère enseignant classé aux services auxiliaires, il gagne pourtant le front. Sous-officier, il tombe en portant les ordres sous les mitrailleuses. - CORNIC FRANçOIS MARIE
Jeune religieux mariste, engagé volontaire et aspirant au feu. Il contribue à repousser l'assaut à la grenade et tombe, grièvement blessé, une jambe emportée. - COSTECALDE Casimir Hippolyte Pierre
Enseignant en Égypte, il rentre pour se battre. Grenadier au feu, il porte secours à découvert, fait un prisonnier et assure la liaison sous les balles. - COTTREZ Druon Joseph
Professeur en soutane, artilleur au feu. Volontaire des convois sous les obus, trois fois blessé, il devient officier et chevalier de la Légion d'honneur. - COUDERC Gabriel
Séminariste devenu sergent. Sous le bombardement, il exécute son tir de barrage avec un sang-froid d'ancien. - COUGOT Joseph Justin
Séminariste de Toulouse, soldat dès les premiers jours. De la Belgique à la retraite, grièvement blessé, il meurt pour la France à vingt-deux ans. - COUILLAUD Pierre Marie Ignace
Du séminaire aux tranchées. Sous-officier plusieurs fois blessé, il tient son poste sans faiblir, l'ascendant sur ses hommes, et meurt pour la France. - COUPÉ Maurice Eugène
D'un ordre hospitalier aux tranchées. Sergent, blessé puis rendu au feu, il entraîne sa demi-section à l'assaut et meurt pour la France à la tête des siens. - COURT Marie Joseph Antoine Eugène
Sergent d'une audace peu commune, deux fois blessé et gazé. Il incendie une meule en avant des lignes et rapporte un officier tombé près de l'ennemi. - COURT Albert Marie Ferdinand
Engagé volontaire avant l'heure, sergent à dix-neuf ans. Disparu au combat, il meurt pour la France au premier automne, frère d'un soldat qui en reviendra. - COUTUREAU Paul Louis Léon
Du séminaire à la tranchée, clerc devenu officier. Il conduit sa section à l'assaut et tombe frappé à mort, chevalier de la Légion d'honneur. - COZIC Yves Marie Théleau
De la mission au front, religieux devenu caporal. Blessé aux premiers combats, il meurt à vingt-deux ans, comme ses deux frères voués à Dieu. - COZIC François Louis Pierre Marie
Prêtre breton devenu sergent, il tombe face à l'ennemi aux premiers jours de la guerre. L'un de trois frères, tous voués à Dieu, tous fauchés. - COZIC Jean Louis Marie
« Brave officier. N'a cessé de donner des preuves d'activité et de courage. Blessé grièvement d'un éclat d'obus à La Boisselle le 16 juin 1915, en [...] » - CRÉPLET Henri
De la paroisse au champ de bataille, vicaire et brancardier. Rendu à l'infanterie comme soldat, il tombe chez lui, un pli à la main pour son chef. - CROCHET Louis Frédéric
Du presbytère à l'assaut, vicaire et sergent. Blessé en entraînant sa section, il en réchappe estropié à vie, chevalier de la Légion d'honneur. - CROUZET Émile Noël Victor
Séminariste de faible constitution, volontaire au combat pour remplacer un père de famille. Il tombe au feu à vingt et un ans, porté disparu. - CURRIVAND Ugine François
Séminariste devenu officier. Le visage déchiré par un obus, gazé, il tombe une balle au cœur à la tête de sa section, chevalier de la Légion d'honneur. - CURTI Louis Gaston Albert
Frêle séminariste ajourné, il devient officier au feu. Sous les mitrailleuses, il tient un groupe de maisons tout le jour et sauve un blessé entre les lignes. - CUVILLIER Henri Nicolas François Philippe
« A montré beaucoup de sang-froid et d'énergie le 6 septembre 1914, devant Esternay, où, blessé une première fois, il est resté à la tête de ses hommes [...] » - DABIN Clovis Léon Alexandre
Scolastique jugé trop faible de vue pour le combat, puis versé au front. Aspirant à vingt ans, il est tombé sous le feu, à peine entré dans la guerre. - DABOT Louis Mathurin
Diacre eudiste devenu officier d'artillerie. Sous les obus, il sort de son abri pour tenir son poste ; frappé à mort, il reçoit la Légion d'honneur. - DAGOUASSAT Paul
Prêtre ordonné pour les missions, officier au feu. Il reste sous les obus jusqu'à ce que ses hommes soient à l'abri, y est blessé, et n'en revient pas. - DAGOUASSAT Marcellin
Deux frères nés à une heure d'écart : l'un prêtre et officier, tué au feu ; l'autre canonnier puis cheminot, rentré vivant et mort très vieux. - DAGOUASSAT Jean Baptiste
Jardinier des Landes, fantassin devant Douaumont. Un obus lui emporte l'avant-bras ; il finira gardien de squares, chevalier de la Légion d'honneur. - DAGRAS Auguste Bernard Léon
Séminariste devenu officier de réserve. Il conduit sa section à l'attaque, s'effondre très grièvement blessé et meurt neuf jours plus tard, loin des siens. - DALQUÉ Pierre François
Prêtre et fantassin. Deux fois gazé, il tient jusqu'aux derniers combats de poursuite ; réformé, il a porté le mal des tranchées des années durant. - DANDEL Jean Louis
Vicaire et sergent. Son lieutenant tué, il prend la section, la dégage, la ramène à l'attaque, blessé. Aumônier volontaire, il relève ensuite les morts. - DANSET Léon Émile Joseph
Vicaire et caporal, mort trois semaines après la mobilisation. Volontaire pour porter un ordre là où nul ne passait, il tombe sous un éclat d'obus. - DANSET René Henri Joseph
Frère de trois prêtres soldats. Simple engagé volontaire devenu lieutenant, blessé en dirigeant un travail urgent après l'explosion d'une mine. - DANSET Émile Jules Achille Joseph
Le grand frère de la fratrie, dont trois cadets portaient la soutane. Canonnier capturé dès septembre 1914, mort en captivité loin de tous les siens. - DARAN Marie François Joseph Auguste Pierre (de)
Missionnaire aux antipodes, sergent d'infanterie coloniale en Europe. Il donne l'absolution générale à ses hommes tandis que le navire sombre avec eux. - DARCY Henri Hugues Jean Marie
Frère aîné d'un séminariste tué comme lui. De simple soldat à sous-lieutenant en dix-sept mois, il meurt en tête de sa section avant ses vingt et un ans. - DARDALHON Jules Louis
Curé de montagne, sous-officier de la première heure. Il porte les munitions sous le feu, monte en tête de la vague d'assaut, et meurt d'une balle. - DARTEIN Louis Marie Alphonse Auguste (de)
Chapelain en Italie, soldat au feu sur le front. Le bras brisé, ne pouvant plus tenir un fusil, il revient au combat comme aumônier volontaire. - DAUGÉ Auguste Georges
Diacre à la veille de la prêtrise, sergent au feu dès les premiers mois. Volontaire pour une mission périlleuse, il y a laissé la vie à l'ennemi. - DAURÉS Edmond Jean
Clerc minoré devenu officier en pleine mêlée. Estafette sous la mitraille, il entraîne ses hommes à l'assaut et tombe en tête. Légion d'honneur. - DAVIAUD Pierre
Du séminaire à l'assaut, caporal devenu officier. Trois fois blessé, un œil en moins, il tient sa troupe sous le feu sans faiblir. Légion d'honneur. - DAVID Robert Joseph
Deux frères séminaristes au même régiment. Engagé volontaire, sergent, il quitte l'instruction pour les tranchées et y meurt à dix-huit ans. - DAVY Jean Julien Germain
Séminariste et professeur, sergent au feu. Deux fois blessé, la main droite broyée dans l'assaut, il combat encore avant d'être réformé mutilé. - DEBARD Jean Pierre Rémi Joachim
Du silence du cloître aux tranchées, frère convers et chasseur. Il ravitaille sous le barrage, mène les patrouilles et tombe à l'assaut du bois. - DEBIERRE Paul Louis Marie
Du silence du cloître à l'assaut, moine trappiste devenu caporal. Il s'élance sur la position ennemie et tombe dans une charge à la baïonnette. - DÉCHANET Marcel Alphonse
Novice promis aux missions lointaines. Parti de son noviciat pour le front, il tombe sous les balles à vingt ans, l'arme à la main. - DÉCHELETTE Joseph Jean Marie
Grand archéologue, frère d'un évêque. À cinquante-deux ans, il endosse l'uniforme de capitaine, part au front et y meurt dès les premiers combats. - DÉCISIER Eugène Joseph
Missionnaire rappelé des Indes lointaines. Il rejoint le front, tombe deux fois blessé sous le feu, puis guide les Anglais comme interprète au combat. - DÉCROUX Louis
Prêtre depuis trois semaines, déjà sous les obus. Officier d'artillerie toujours volontaire, il tombe en assurant la liaison de ses batteries. Légion d'Honneur. - DEGUIL Prosper Onésime Sylvain
Trappiste venu du Canada, il quitte le cloître pour le front. Deux fois blessé au genou, il relève les blessés sous un feu violent et meurtrier. - DEL QUONDAM Ambroggio
Frère capucin devenu artilleur. Il fait toute la guerre dans l'armée italienne, du cloître au canon, montant de brigadier à maréchal des logis. - DELAITRE Jean Anne Marie Joseph
Professeur et prêtre, il commande une compagnie au feu. Six fois blessé, il tombe en menant une contre-attaque, à son poste de combat. Légion d'Honneur. - DELAMOTTE Ange Marie
Prêtre missionnaire et capitaine au feu. Deux fois blessé, il mène ses hommes à l'assaut des mitrailleuses et fait de nombreux prisonniers. Légion d'Honneur. - DELFAU DE BELFORT Christian
Né à San Salvador, séminariste de Périgueux, mortellement blessé à 20 ans. Sa mère accourt à son chevet à Meaux. "Ma première messe, je la dirai au ciel" - DELHOMME Théodore Jean Paul
Religieux en formation, caporal de zouaves. Il entraîne son escouade à l'assaut d'une tranchée ennemie, puis tombe blessé par balle sous le feu. - DELPECH Jean Baptiste Roger
Du séminaire au commandement d'une section. Il se porte en avant pour briser une contre-attaque et tombe à la tête de ses hommes. Légion d'Honneur. - DELPEY Manuel Camille Cicéron
Du petit séminaire aux tranchées de Flandre. Toujours prêt aux missions périlleuses, il tombe grièvement blessé, une balle lui brisant la cuisse. - DELTOUR Joseph Cyrille Victor
Jeune jésuite, étudiant hier, aspirant sous les obus. Il relève le moral des siens, réclame le péril, et tombe en menant une reconnaissance. - DELZONGLES Jacques Joseph Ernest
Séminariste hier, sergent sous le feu d'un front lointain. Il entraîne ses hommes à l'assaut et s'éteint en criant sa joie de servir la France. - DÉMARE Charles André
Clerc devenu chef de guerre. Séparé de son officier, il prend le commandement et organise le terrain conquis. Deux blessures, Légion d'Honneur. - DÉMOL Victor Louis
Frère enseignant devenu artilleur d'Orient. Voyant un cavalier emporté par la rivière, il s'y jette et le sauve de la noyade au péril de sa vie. - DUBOIS Adrien Joseph
Vocation tardive, sous-officier intrépide. " Ne reculez pas ! ", crie-t-il en s'élançant, avant de tomber frappé au front. - GUILLEMIN Ernest
De la vocation missionnaire au commandement des zouaves. Ordonné prêtre en campagne, il tombe après sept blessures. - REMILLIEUX Jean Émile Marie Joseph
Prêtre et professeur, il mène l'assaut à la baïonnette et meurt dans les bras de son frère, tous deux morts pour la France. Chevalier de la Légion d'honneur. - REMILLIEUX Louis Laurent Marie Joseph
Ingénieur devenu adjudant, il rejoint le régiment de son frère prêtre pour le voir mourir dans ses bras, puis tombe à son tour devant Verdun. - REMILLIEUX Joseph Réginald Abel Jean
Étudiant engagé volontaire à dix-huit ans, officier d'artillerie blessé au bras et au côté, il est le seul des trois frères à rentrer de la guerre. - SENTENAC Jean
Carme devenu capitaine. Criblé de balles au bras en menant l'assaut, il garde son commandement jusqu'au bout.
Sources
Sources primaires d’époque :
- Joseph-Papin Archambault, S.J., Le prêtre sur le champ de bataille, Montréal, 1916, chapitre « Le prêtre-soldat ».
- Léonce de Grandmaison, Prêtres soldats, Paris, Plon, 1918.
- Victor Bucaille (recueillies par), Lettres de prêtres aux armées, Paris, Payot, 1916.
- L’Église de France pendant la Grande Guerre (1914-1918), ouvrage collectif, chapitres « Le prêtre dans les unités combattantes » et « Le prêtre dans le service de santé ».
- Journal de route d’un aumônier militaire du 7e corps pendant la Grande Guerre 1914-1918, volume 1.
- Carnets de guerre d’un prêtre-soldat.
- Maurice Barrès, Les diverses familles spirituelles de la France, Paris, 1916.
- Bonne Presse, Les prêtres aux armées, notice publiée en 1925.
- Journal officiel, Sénat, séances des 16 et 18 février 1917 (interventions de MM. Chéron, Jénouvrier, de Lamarzelle, du général Lyautey à propos de l’amendement Sixte-Quenin).
- Livre d’or du Clergé et des Congrégations 1914-1922, tome 1, Bonne Presse, Paris, 1925. Gallica, BnF.
- Abbé Norbert Rousseau, Pouvoirs et privilèges des prêtres mobilisés. Législation canonique de la Guerre 1914-1918, 8e édition, Le Mans, Imprimerie Monnoyer, 1918, article premier « Irrégularité ».
Sources secondaires :
- Xavier Boniface, L’aumônerie militaire française (1914-1962), thèse de doctorat, université de Lille-III, 1997.
- Notice Les aumôniers de la 1re Guerre, site de l’Association des Anciens des Écoles d’Application de l’Artillerie et de l’École de Fontainebleau.


















































































































































































































































































