
Date de naissance : 7 février 1896
Commune de naissance : Paris
Département de naissance : Seine
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Séminariste
Commune d'exercice : Issy-les-Moulineaux
Diocèse : Paris
Congrégation / Ordre : Sulpiciens
Congrégation (formulation Livre d'or) : Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice (Sulpiciens)
Département d'exercice : Seine (Hauts-de-Seine)
Établissement de rattachement : Séminaire Saint-Sulpice d'Issy
Famille
Père : Marie Joseph Henri
Mère : Jeanne Marie Berthe PATRY
Autre parenté :
Frédéric Balu n’était pas seul à porter la soutane sous l’uniforme : son frère, Étienne Marie Joseph BALU, aspirant missionnaire des Pères du Saint-Esprit, tomba à son tour à la Ferme du Choléra, près de Berry-au-Bac, le 16 avril 1917 — un an et dix jours après lui, lui aussi le premier jour passé en ligne.
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : avril 1915
Fonction militaire principale : Combattant
Grade final : Soldat
Unité finale : 153e RI
Parcours militaire :
- avril 1915 : mobilisé (service auxiliaire), 4e R.I.
- novembre 1915 : passé à un autre régiment d’infanterie (OCR lacunaire).
- 20 mars 1916 : sur sa demande, 153e R.I.
- 5 avril 1916 : monté aux tranchées.
Théâtre des opérations :
1916 — Verdun, Haucourt (6 avril).
Statut final
Type de fin : † Tué à l'ennemi
Date : 6 avril 1916
Lieu : Haucourt (Meuse)
Détails / circonstances : Arrivé la veille (5 avril) il a la tête emportée par un obus, au moment où il entrait en ligne pour la première fois.
Informations complémentaires
Avant la guerre, Frédéric Jacques Marie Balu avait fait ses études secondaires à l’institution Notre-Dame des Champs, à Paris, puis était entré au séminaire de philosophie de Saint-Sulpice, à Issy. Il était l’aîné de quatre enfants d’une famille établie au Bas-Montreuil.
La Semaine religieuse de Paris a reproduit en 1916 la notice que la revue du grand séminaire, Le Faisceau, lui avait consacrée d’après le récit d’un de ses condisciples. Écrit dans l’esprit du temps, c’est un témoignage d’époque qui doit être pris comme tel. On y lit un jeune homme qui recherchait la vie dure du soldat, avait confié à sa mère le sacrifice de sa vie et écrivait, le 30 décembre 1915, que l’année 1916 lui paraissait devoir être « une année de souffrance, et peut-être la dernière ». Son capitaine, qui parlait de son « premier bleuet mort pour la France », le curé de sa paroisse et le supérieur du séminaire de philosophie ont laissé après sa mort des hommages concordants sur l’estime que ce séminariste inspirait à ceux qui l’avaient connu.
Images complémentaires

Cette photographie montre des officiers subalternes du 153e Régiment d’infanterie, recruté à Toul, dans une tranchée du front. C’est dans ce régiment que le séminariste sulpicien d’Issy Frédéric-Jacques-Marie Balu demanda son transfert depuis le service auxiliaire le 20 mars 1916, en pleine bataille de Verdun. Arrivé aux tranchées le 5 avril 1916, il fut tué dès le lendemain, le 6 avril 1916, à Haucourt dans la Meuse, la tête emportée par un obus au moment de son entrée en première ligne. Il avait 20 ans. La paroi de craie blanche visible sur le cliché est caractéristique des tranchées du secteur de Verdun et de la Meuse, où le 153e R.I. fut engagé tout au long de la bataille.
Source : ECPAD / Images Défense.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Naissance et parents : archives départementales de Paris, acte n° 188
Voir sa fiche Mémoires des Hommes
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

