BOISGELIN (de) Marie Charles Louis Robert

Portrait de BOISGELIN (de) Marie-Charles-Louis-Robert, clerc tonsuré, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 1er janvier 1887

Commune de naissance : Aix-en-Provence

Département de naissance : Bouches-du-Rhône

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Clerc tonsuré

Diocèse : Fréjus

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Var

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 3 août 1914

Fonction militaire principale : Combattant

Grade final : Sous-lieutenant

Unité finale : 111e RI


Parcours militaire :

  • Mobilisé au Service Auxiliaire comme sous-lieutenant au 111e R.I. le 3 août 1914
  • Au front en août 1914
  • Engagé dans les combats de Lorraine : Château-Salins, Sarrebourg, Morhange

Théâtre des opérations :

  • 1914 — Lorraine, Château-Salins, Sarrebourg, Morhange (début août) ; combat de Dieuze-Bidestroff (20 août).

J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :

Source : Journal des marches et opérations du 111e Régiment d’infanterie — feuillets 5 à 6, journées des 19 et 20 août 1914.

Le 111e R.I., recruté à Antibes, est engagé dans la bataille de Morhange au sein du 15e Corps d’Armée. Après avoir traversé Dieuze le 19 août, le régiment marche sur Bidestroff. Le sous-lieutenant Marie-Charles-Louis-Robert de Boisgelin tombe le lendemain à l’aube, lors de la contre-attaque allemande qui décime le régiment.

  • 19 août — Le 111e marche derrière le 112e en colonne de colonnes doubles. Traversée de Dieuze, direction Bidestroff. La formation de combat est prise à partir du cimetière de Dieuze. Le 3e Bataillon prolonge à gauche le 112e, son effectif sur la cote à l’ouest de Bidestroff. Les 7e et 8e Compagnies sont envoyées vers Loudrefing comme soutien de l’Artillerie Divisionnaire. Vers 9 h 5, le Régiment se dirige sur Bidestroff par le fond du Verbach. Les obus ennemis tombent sur le village et sur la zone de marche du Régiment sans arrêter sa progression, qui se poursuit en franchissant les mouvements de terrain 240 et 238, malgré des pertes importantes. Vers 18 heures, mélange d’unités : à gauche se trouvent les chasseurs alpins, en arrière les premiers éléments de la 58e Brigade. Les 2 Compagnies du 2e Bataillon atteignent la lisière sud du village où elles s’établissent. Au bout d’une demi-heure, l’ennemi ouvre un feu intense sur le village. À la nuit, le Régiment bivouaque sur la position : 1er Bataillon à la ferme Wohlfart, 3e Bataillon à la cote 280, 2e à la cote 222. Pendant la nuit, des travaux de fortification légère sont entrepris. Vers 22 heures, des projectiles allemands fouillent les avant-postes français.
  • 20 août — L’ennemi attaque vers 4 heures du matin. Les Bataillons résistent sur leurs emplacements sommairement organisés. La résistance se prolonge jusqu’à 7 h 30. À ce moment, les feux de l’ennemi prenant les troupes d’enfilade les mettent dans l’impossibilité de résister plus longtemps. Les 2 Compagnies du 2e Bataillon, imitées par d’autres fractions du Régiment, se replient et s’établissent un instant en position sur le canal et la route de Dieuze. Elles sont obligées de se retirer de nouveau, dans le Bois de Romersberg. Les différentes Compagnies ayant attendu le dernier moment pour se décrocher, il est impossible d’organiser la retraite. Celle-ci s’effectue sous un feu violent et meurtrier, surtout dirigé par l’infanterie ennemie. Il faut traverser un espace découvert de plus d’un kilomètre et demi. Un premier arrêt a lieu sur la cote 246 au Nord-Est de Guermange pour tenter de s’opposer au débouché des troupes allemandes du bois de Romersberg et faciliter la retraite du 16e Corps d’Armée. De nouveau débordées, les fractions du Régiment se replient successivement sur Guermange et Assenoncourt pour gagner, à la nuit tombante, le Château de Marnimont puis la corne Nord-Ouest du Bois du Haut de la Croix où elles bivouaquent.

Le JMO précise que « les 10e et 11e Compagnies notamment, qui occupaient le village de Bidestroff même, ont dû trouver leur retraite coupée ». C’est dans cet encerclement, à Bidestroff, que le sous-lieutenant de Boisgelin est blessé d’une balle à la poitrine et abandonné sur son ordre sur le champ de bataille. Le Régiment, à l’issue du combat, est si réduit qu’« un seul Bataillon est alors constitué avec l’effectif restant ». Tout le personnel médical a disparu.

Statut final

Type de fin : † Tué à l'ennemi

Date : 20 août 1914

Lieu : Dieuze-Bidestroff (Lorraine, Moselle)

Détails / circonstances : Blessé d'une balle à la poitrine, abandonné sur son ordre sur le champ de bataille au combat de Dieuze-Bidestroff.

Décorations

Légion d'honneur

Grade / Classe : Chevalier

Date d'obtention : 19 janvier 1921 (J.O. du 9 juin 1921)

Circonstances :

Brave officier. Est tombé mortellement blessé, le 20 août 1914, au combat de Dieuze-Bidestroff, en faisant vaillamment son devoir.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Table alphabétique du recrutement — registre matricule, classe 1907, Archives départementales du Var. Le numéro matricule de Marie Charles Louis Robert de Boisgelin est masqué par une tache à l’emplacement même de son inscription dans la table alphabétique, et sa fiche Mort pour la France ne porte aucun numéro de matricule : sa fiche matricule individuelle n’a pu être localisée à ce jour, faute de pouvoir cibler le feuillet correspondant sans dépouiller l’intégralité du registre.

Sa fiche Mort pour la France — base Mémoire des Hommes, Morts pour la France de la Première Guerre mondiale, ministère des Armées.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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