
Date de naissance : 25 janvier 1889
Commune de naissance : La Rouge
Département de naissance : Orne
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Prêtre professeur
Diocèse : Séez
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Orne
Établissement de rattachement : Petit Séminaire
Famille
Père : Henri Apollin
Mère : Marie Louise DREUX
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 3 août 1914
Fonction militaire principale : Agent de liaison
Fonction militaire secondaire : Fourrier
Grade final : Sergent
Unité finale : 103e RI
Parcours militaire :
- Arrivé au corps et soldat de 2e classe le 3 octobre 1910
- Caporal le 8 avril 1911 ; sergent-fourrier le 24 septembre 1911 ; sergent le 9 juin 1912
- Envoyé dans la disponibilité le 27 septembre 1912, certificat de bonne conduite accordé
- Passé dans la réserve de l’Armée active le 1er octobre 1912
- Certificat d’aptitude à l’emploi de Chef de Section dans la réserve
- Rappelé par décret de mobilisation générale du 1er août 1914 ; arrivé au corps le 3 août 1914 (103e R.I.)
- Parti aux armées le 7 août 1914
- Agent de liaison auprès du chef de bataillon au combat d’Ethe (Belgique) le 22 août 1914
- Capturé à Champien (Somme) le 27 septembre 1914 lors de l’attaque allemande sur le village
- Prisonnier à Zerbst, puis à Lübeck
- Cité à l’ordre du Corps d’Armée le 1er mars 1915, Croix de guerre
Théâtre des opérations :
- 1914 — Belgique, combat d’Ethe (22 août) ; Somme, capture à Champien (27 septembre).
J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :
Source : Journal des marches et opérations du 103e Régiment d’infanterie — 17 septembre au 27 septembre 1914.
Après la bataille des Frontières en Belgique et le repli vers la Marne, le 103e R.I. participe à la « course à la mer » dans la Somme. Le sergent Lucien Bois, agent de liaison auprès du chef de bataillon, suit le régiment dans ses marches successives jusqu’à Champien, où il est fait prisonnier le 27 septembre 1914.
- 17 septembre — Un ordre de la D.I. reçu à 9 h 30 donne l’ordre de coopérer au mouvement de la 37me D.I. en progressant vers la côte 153. La 37me D.I. engagée vers Laigle n’ayant pu déboucher, le Régiment est maintenu sur ses emplacements. L’ennemi bombarde violemment la lisière du Bois de la Montagne. Bivouac sur les emplacements de combat.
- 18 septembre — Ordre n° 37 de la 7me D.I. prescrit à la 14me Brigade de couvrir le repli de la 37me Division par le bois de la Montagne et de se porter ensuite en réserve à la Corne N-E du Bois Saint-Mard. À 19 heures, l’Ordre Général n° 58 du IVe C.A. prescrit un déplacement de la D.I. pour aller dans la région Ouest de Compiègne. Les 2me et 3me Btns sont mis en route vers Compiègne. Marche de nuit par Campigny (pluie battante). Le Régiment arrive à Compiègne le 19 à 3 h du matin.
- 19 septembre — Le Régiment traverse l’Oise sur un pont de bateaux vers 5 heures ; il arrive à 8 heures à Monchy-Humières. Vers 12 heures, le Régiment reçoit l’Ordre d’aller cantonner à Baugy. Le IVe C.A. est incorporé à la IIe Armée.
- 20 septembre — La D.I. se porte sur Méry par Gournay-sur-Aronde, Moyenneville et Wacquemoulin. Le 103e est à l’avant-garde. Départ de Monchy-Humières à 8 heures, arrivée à Méry à 13 heures. Le Régiment s’établit en avant-postes sur la ligne Courcelles – Épayelles, côte 10, côte 97, Lataule. Liaison à Frocot avec la 8me D.I.
- 21 septembre — La 7me D.I. est dirigée sur Lassigny par Ressons-sur-Matz et Roye-sur-Matz. Le 103 passe derrière le 104e. La 14me Brigade s’établit en position d’attente au Sud de la Berlière, à l’Est de la grande route, et reste sur place jusqu’à 21 heures. Cantonnement du 103e : La Berlière.
- 22 septembre — La 7me D.I. se dirige sur Margny-aux-Cerises par Canny-sur-Matz, Fresnières et Avricourt. La 13me Brigade est à l’avant-garde. La 13me Brigade étant engagée au-delà de Roye-sur-Matz, la 14me Brigade passe à l’avant-garde. La colonne se dirige sur Beuvraignes par l’Est du Bois des Loges et doit s’arrêter au carrefour de la Rue de l’Abbaye. À 9 heures, on apprend que Amy et Verpillières sont tenus par l’ennemi. À 11 h 30, le C.A. donne l’ordre de continuer le mouvement sur Margny-aux-Cerises avec comme premier objectif Amy et Verpillières. Le 2me Bataillon du 103e appuie le mouvement du 101e sur la Ferme Liembrune. Le 3me Bataillon se porte à Crapeau-Mesnil. Le 1er Bataillon est maintenu à hauteur de la route Roye – Crapeau-Mesnil. L’attaque est poussée vers la Ferme Capron et la ferme Liembrune, qui est bientôt occupée ainsi que la Ferme Liembrune (par le 101e). Le mouvement est arrêté à la tombée de la Nuit. Les Allemands tiennent la lisière Ouest du bois Nord de la Ferme Capron. Le 2me Bataillon reste sur place aux avant-postes. Le 1er et le 3me Bataillon vont cantonner à Crapeau-Mesnil. Le Lieutenant-Colonel Rochefrette passe au 124e. Le Commandant Jouvin prend le commandement du 103e.
- 26 septembre — Le Régiment est en cantonnement d’alerte à Roiglise.
- 27 septembre — Le 2me Bataillon occupe Champien. Le 3me Bataillon est face à Margny-aux-Cerises. Le 1er est en réserve à la Côte 81. L’ennemi attaque Champien — Contre-attaque de 2 Cies. Cantonnement d’alerte à Roiglise avec avant-postes de combat.
C’est lors de cette attaque allemande sur Champien, le 27 septembre 1914, que Lucien Bois est fait prisonnier. Il est ensuite interné successivement à Zerbst, puis à Lübeck.
Statut final
Type de fin : Mort de maladie
Date : 18 novembre 1916
Lieu : Montana (Valais, Suisse) — Crans-Montana
Détails / circonstances : Mort des suites d'une maladie contractée en captivité. Évacué en Suisse via les accords d'internement après les camps de Zerbst et Lübeck. Renseignement transmis par l'ambassade de France à Berne. Avis ministériel de décès B.R.2 2881 du 27 janvier 1917. Rayé des contrôles le 19 novembre 1916. Lieu de transcription du décès : Flers (Orne).
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 108e R.I., n° 72, 1915
Texte :
Étant agent de liaison auprès du chef de bataillon, au combat d'Ethe, le 22 août 1914, et voyant que ce dernier ne pouvait plus donner aucun ordre, a avisé au plus fort du feu une section sans chef, décimée et désemparée. S'est spontanément rendu auprès de cette section, sous la mitraille, groupé ces hommes autour de lui, les a maintenus jusqu'à la nuit à leur poste de combat.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : Ordre du 4e Corps d'Armée, 1er mars 1915
Texte :
Même texte que la citation du régiment
Décorations
Croix de guerre
Étoiles et palmes :
- Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)
Circonstances :
associée à la citation à l'ordre du Corps d'Armée du 1er mars 1915
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
- Fiche Mémoire des Hommes — Mort pour la France de la Première Guerre mondiale
- Fiche matricule — Archives départementales de l’Orne, classe 1909, matricule 266, bureau d’Alençon
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

