REMILLIEUX Jean Émile Marie Joseph

Couverture du Tome 2 du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1922 en attente d'identification photographique

Date de naissance : 18 novembre 1886

Commune de naissance : Lyon (2e)

Département de naissance : Rhône

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Prêtre professeur

Ordination : vers 1910

Commune d'exercice : Lyon

Diocèse : Lyon

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Rhône

Établissement de rattachement : Institution Notre-Dame des Minimes

Famille

Père : Laurent

Mère : Jeanne Marie Augustine COMBET

Autre parenté :

Il était l’aîné de trois frères mobilisés. Il avait demandé et obtenu que son cadet Louis Laurent Marie Joseph REMILLIEUX, ingénieur, fût muté dans son régiment quelques semaines plus tôt : c’est dans ses bras que Jean, mortellement blessé, s’est effondré, et c’est lui qui l’a fait porter au poste de secours et a recueilli ses dernières paroles, l’offrande de sa vie pour ses œuvres lyonnaises. Louis est tombé à son tour devant Verdun en octobre 1916. Le plus jeune, Joseph Réginald Abel Jean REMILLIEUX, officier d’artillerie engagé volontaire, a été le seul des trois à revenir.

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 3 août 1914

Fonction militaire principale : Combattant

Grade final : Sous-lieutenant

Unité finale : 223e RI


Parcours militaire :

  • 3 août 1914 : rappelé sous les drapeaux lors de la mobilisation générale, il rejoint le 223e régiment d’infanterie (223e RI) avec le grade de sergent.
  • 4 septembre 1914 : blessé une première fois, au tout début de la campagne.
  • 6 octobre 1914 : nommé sergent fourrier, le sous-officier chargé de l’approvisionnement et de la comptabilité de la compagnie.
  • 1er novembre 1914 : promu sergent-major.
  • 1er mars 1915 : prend le commandement de sa section et la conduit à l’attaque à la baïonnette sous le feu.
  • 24 mai 1915 : nommé sous-lieutenant de réserve à titre temporaire.
  • 19 juin 1915 : à la tête de sa section, il est grièvement blessé à la poitrine à Reillon (Meurthe-et-Moselle), dans la nuit du 19 au 20 juin.

Théâtre des opérations :

1914-1915 — Lorraine : secteur de Reillon, région de Lunéville (Meurthe-et-Moselle).

Statut final

Type de fin : † Mort des suites de blessures

Date : 20 juin 1915

Lieu : hôpital mixte de Lunéville (Meurthe-et-Moselle)

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : 74e Division du 6 mars 1915

Texte :

Le 1er mars 1915, a pris le commandement de sa section après que l'adjudant chef de section eut reçu l'ordre de se rendre au poste de secours, conduisant bravement l'attaque à la baïonnette sous un feu assez vif. Sous-officier d'un caractère très énergique et extrêmement brave, légèrement blessé au début de la campagne, ayant beaucoup d'autorité sur ses hommes.

Décorations

Légion d'honneur

Grade / Classe : Chevalier

Date d'obtention : décret du 28 juillet 1915 (JO du 29 juillet 1915)

Circonstances :

N'a cessé de montrer, depuis le début de la campagne, une attitude exceptionnellement belle. Blessé le 4 septembre 1914 et revenu avant sa guérison complète, s'est distingué par la hauteur de son esprit, son caractère élevé et son dévouement absolu. Prêtre à Lyon, avait sur ses hommes une autorité incontestée et menait sa section au feu avec le plus bel entrain. Atteint grièvement dans la nuit du 19 au 20 juin 1915, a été pour tous un exemple jusqu'au dernier moment.

Croix de guerre

Informations complémentaires

Mémoire des Hommes orthographie le patronyme « RÉMILLIEUX » ; l’acte de naissance et la base Léonore portent « REMILLIEUX », forme retenue ici.

Engagé volontaire pour trois ans dès 1905 comme étudiant ecclésiastique, il avait été nommé caporal en 1908 puis sergent en 1909 : c’est ce qui explique son grade de sous-officier dès le premier jour de la mobilisation.

Formé au Petit Séminaire de Saint-Jean, au Grand Séminaire de Lyon puis au séminaire universitaire, il avait été ordonné prêtre vers 1910. En dehors de son enseignement, il consacrait ses loisirs à l’œuvre de la Sainte-Famille, dans le quartier ouvrier de Croix-Luizet à Villeurbanne, et avait fondé pour les garçons de ce faubourg une colonie de vacances à Chapareillan (Isère), que la mobilisation est venue interrompre.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Acte de naissance — registre des naissances de Lyon 2e arrondissement, 1886 (Archives municipales de Lyon).

Fiche matricule — classe 1906, matricule 734, bureau de recrutement du Rhône (Archives départementales du Rhône).

Base Léonore — dossier de Légion d’honneur, cote LH//2290/10 (Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine).

Fiche Mémoire des Hommes — Morts pour la France de la Première Guerre mondiale (ministère des Armées).

Semaine religieuse du diocèse de Lyon — 28 mai 1915, « Nos prêtres au devoir », par A. Molin (Gallica / BnF).

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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