Près de deux mille prêtres, séminaristes, religieux et frères de congrégation furent brancardiers Grande Guerre dans les rangs du Service de santé, pour le seul tome 1 du Livre d’or du Clergé et des Congrégations. Ils portaient le brassard de la Croix-Rouge, sans fusil ni cartouchières. Sous le feu, ils relevaient les blessés, les évacuaient à dos d’homme et les remettaient aux médecins de l’avant. Cette page rassemble ce que les contemporains ont écrit de cette fonction.
Sur les champs de bataille, le brancardier est celui qui relève. Sous le feu, il porte le blessé du front jusqu’aux postes de secours, où d’autres ecclésiastiques l’attendent : les infirmiers du clergé, qui pansent les plaies dans les ambulances et les hôpitaux militaires, et les aumôniers militaires, qui veillent sur les âmes des mourants et donnent les derniers sacrements. Plus loin, dans les tranchées où il vient chercher les corps, combat aussi le clergé en uniforme des unités combattantes, le fusil à la main. Quatre fonctions distinctes, parfois exercées par le même homme au cours d’une même journée.
Un service de santé en première ligne
Le brancardier de 14-18 appartient au Service de santé. Son rôle, défini par les règlements d’avant-guerre, est d’évacuer les blessés du champ de bataille vers les postes de secours, puis vers les ambulances de l’arrière. Chaque division dispose d’une colonne d’ambulances forte de trois cents hommes, le médecin du régiment se chargeant des premiers soins sur la ligne de feu.
Sur le papier, le brancardier n’est pas un combattant : il ne porte pas d’armes, son brassard de la Croix-Rouge le désigne comme protégé par les conventions internationales. Sur le terrain, il n’en est rien. La relève se fait sous le tir de l’artillerie, parfois à découvert, souvent à portée des mitrailleuses. Le brassard, écrit Pierre L’Ermite dès novembre 1914, « n’est qu’une mire de plus ». Les pertes ont été nombreuses parmi les brancardiers, blessés ou tués en cherchant les hommes tombés entre les lignes, en les ramenant à dos d’homme vers les chemins creux, en les transportant jusqu’aux voitures qui faisaient la navette vers l’arrière.
Le dispositif initial s’est d’ailleurs révélé étroit dès les premiers engagements. Les colonnes d’ambulances, tenues en retrait selon le règlement, n’arrivaient pas toujours à temps ; les médecins de régiment, débordés, regroupaient les blessés dans des fermes ou des écoles confiées aux populations civiles. Au cours de la guerre, le commandement a fini par autoriser le prélèvement de brancardiers et d’une voiture d’ambulance au sein même de chaque régiment, rapprochant ainsi le secours de la ligne de feu — et exposant davantage encore ceux qui le portaient.

Sources Images défense
Qui sont les brancardiers du clergé ?
Les brancardiers de 14-18 ont été recrutés pour l’essentiel parmi les « dispensés du service en temps de paix » : séminaristes, prêtres, religieux, frères de congrégations, instituteurs. La loi de séparation de 1905 et les textes qui l’avaient précédée avaient retiré aux ecclésiastiques le bénéfice de la dispense militaire ; mobilisés comme les autres en août 1914, ils ont, en grand nombre, été versés au service de santé.
Le dépouillement du premier tome du Livre d’or du Clergé et des Congrégations (lettres A à K, 10 296 entrées) fait apparaître environ 1 938 ecclésiastiques portant la mention de brancardier dans leur grade ou leur unité, soit près d’un sur cinq. On y trouve aussi bien des vicaires de paroisse, des séminaristes interrompus dans leurs études, des religieux jésuites ou dominicains, que des frères des Écoles chrétiennes ou des Petits Frères de Marie.
L’absence de préparation militaire de cette troupe a frappé tous les observateurs. Un médecin témoin de la mobilisation décrit ainsi la colonne d’ambulances en marche, à l’été 1914 :
« Un aumônier nous suit en soutane. Les brancardiers, dont plusieurs ont de larges capotes de soldats, sont coiffés de bonnets de police ou de train. Pour quelques-uns qui sont encore en civils, c’est la seule marque distinctive de leur état militaire. Leur jaquette d’instituteur de village est presque verte, poudreuse, salie, couverte de débris de paille. Ils ne quittent pas un petit baluchon invraisemblable, sac de toile ou sacoche de commis-voyageur, raccommodé avec des cordes et des courroies. »
Le geste du brancardier sur le champ de bataille
Le 29 novembre 1914, La Croix publie, sous la signature de Pierre L’Ermite, le récit d’une ambulance volante installée en Flandre, entre la première et la deuxième tranchée. L’auteur observe que « dans cette petite ambulance, tous les brancardiers sont prêtres ». Sa description du geste fixe pour l’opinion publique ce que sera, quatre années durant, le travail des brancardiers du clergé :
« Ils marchent lentement sous le grand cercle tracé par les obus, ne s’exposant pas inutilement, ne reculant pas devant le blessé des zones dangereuses. Tantôt ils se traînent sur les genoux ou, plaqués à la terre, rampent le long des fossés et des haies ; tantôt ils se tiennent debout, quand il faut se tenir debout. »
« Il s’agit de reconnaître les blessés des morts. Comme le ferait une mère, le prêtre dégage ceux qui respirent encore, soulève leur tête, la rafraîchit un peu avec l’eau de son bidon, et les rassemble pour le retour. Il note sur son carnet les recommandations suprêmes ; il reçoit des mains défaillantes les pauvres et chers souvenirs à porter ; il écoute les paroles dernières : Vous direz à ma mère… à ma femme… à mon enfant… »
« Toujours guetté par les obus, il prend chaque soldat l’un après l’autre, évitant les faux mouvements qui pourraient faire frotter entre elles les extrémités des os brisés, portant celui-ci comme un petit enfant, cet autre à califourchon sur son dos. »

Récit d’une relève — Flandre, novembre 1914
Pierre L’Ermite rapporte cette scène, vue par un officier depuis sa tranchée. Elle dit, en quelques lignes, le prix payé par ceux qui portaient le brassard :
« Tandis que, du fond de ma tranchée, je regardais un prêtre-soldat emportant sur son dos mon sergent pendu à son cou, les jambes brisées, je les vis culbuter tous deux dans l’explosion d’un obus. Quand la fumée fut dissipée, le sergent reparut sur le dos sans blessure nouvelle, mais le prêtre gisait, la poitrine ouverte, la face dans le sang de ses poumons. »
« Un autre prêtre accourut aussitôt, étendit la main sur le confrère qui tressaillait encore : Ego te absolvo a peccatis tuis. Ce prêtre reprit le sergent à son cou, et lentement, comme tout à l’heure son confrère, poursuivi par le tir de la même batterie, il l’apporta jusqu’au chemin creux où le major, les bras nus et la sueur au front, coupait, bridait, bandait, en attendant la voiture qui fait la navette du front à l’arrière. »
Récit d’une recherche nocturne — front du Nord, 1915
Dans Le prêtre sur le champ de bataille (1916), le jésuite Joseph-Papin Archambault recueille la lettre d’un prêtre-brancardier décrivant la recherche des blessés après l’engagement, quand les colonnes ne peuvent sortir qu’à la faveur de l’obscurité :
« D’ordinaire on ne peut y aller que la nuit ; comment obliger les brancardiers à se montrer quand on donne à tous l’ordre absolu de se cacher, de se serrer, et que les officiers menacent du revolver ceux qui manifestent l’envie de sortir des tranchées ? »
« Quand nous sommes maîtres du champ de bataille, on avance par petits groupes, en cherchant à travers champs, à travers bois, dans les habitations isolées. On dit à demi-voix : « Blessés, blessés ! ». Mais d’ordinaire ce sont les blessés qui appellent dès qu’ils entendent du bruit. »
« Le principal danger de cette recherche est de s’égarer à force de tourner dans une plaine pendant la nuit ; on ne sait plus la direction à prendre. Il est arrivé qu’on craquât une allumette, en se cachant bien, pour consulter la boussole ; plus souvent, hélas, des incendies servent de points de repère : à quelque chose malheur est bon ! »
À l’arrière du front : un poste à plusieurs fonctions
Hors des heures de combat, le brancardier ne reste pas inoccupé. Aux travaux d’entretien de la zone des armées — réparation des routes, manutention, corvées — s’ajoutent, pour les ecclésiastiques en particulier, des tâches qui prolongent leur état civil : secrétariat des hommes peu lettrés, distribution du courrier, soins aux malades du cantonnement, organisation de la prière du soir dans les églises de village où la troupe vient au repos.
Un prêtre-brancardier décrit ce passage du front à l’arrière dans une lettre citée par Archambault :
« J’ai à faire le même aveu. Depuis un mois, une compagnie de territoriaux est ici pour réparer les routes. Sans doute le travail presse, car depuis trois jours nous devons les aider. Et nous fournissons comme eux de longues journées. Le premier jour, après quatre kilomètres, massette sur l’épaule, j’eus à casser les blocs en cailloux. »
« En attendant, j’ai les reins un peu brisés, la capote et le pantalon et la figure de plus en plus sales, une ou deux ampoules et même une ou deux égratignures. »
Cette polyvalence est l’une des raisons pour lesquelles Archambault qualifie ce poste de « l’un des plus aimés des prêtres mobilisés. Il est d’abord dur à la nature. Il lui impose de rudes corvées. Mais surtout il permet d’atteindre facilement les âmes. »
Brancardiers Grande Guerre : Une fonction exposée, peu décorée
Sans armes et signalé par son brassard, le brancardier du clergé est exposé sans pouvoir riposter. Pierre L’Ermite, dès novembre 1914, l’a fixé en une formule :
« Ô brancardier-prêtre, ou brancardier tout court, qui dira ton héroïsme en cette guerre sauvage, dans laquelle ton brassard n’est qu’une mire de plus ! »
« Tu n’as pas le fusil au poing et tu ne sens pas à ta ceinture le poids des cartouchières. Tu ne connais pas l’ivresse de la bataille. Tu reçois tout, et tu ne réponds jamais. »
Au cours de la guerre, le statut de non-combattant a longtemps freiné la reconnaissance officielle des actes de brancardiers. Les promotions et les distinctions honorifiques leur étaient plus difficilement accordées qu’aux troupes de la ligne ; beaucoup demandèrent, par lassitude, leur passage volontaire dans les unités combattantes. Le Livre d’or porte la trace de cette tension : les citations à l’ordre du régiment et de la division pour faits de brancardage sous le feu y sont fréquentes, mais souvent tardives.
Les brancardiers Grande Guerre du clergé dans le
tome 1 du Livre d’or
Cette page sera enrichie au fil des publications des fiches individuelles des brancardiers Grande Guerre issus du premier tome du Livre d’or du Clergé et des Congrégations.
196 fiches publiées à ce jour. La liste s'enrichit au fil des publications.
- ALLAERT Daniel Henri Marius
Professeur, brancardier, aumônier de bataillon. Venu au régiment sur sa demande, il finit prisonnier après avoir relevé les blessés. - ALLAIRE Jospeh Marie
Vicaire et brancardier des zouaves. Toujours près des blessés, il les relève sous le feu sans jamais se ménager. - ALLAIS Rogatien
Vicaire brancardier-aumônier. Sur un terrain balayé par les mitrailleuses, il enlève les blessés et relève les morts. - ALLAUME Georges
Vicaire et brancardier. Du premier au dernier jour il relève les blessés, jusqu'à l'éclat d'obus qui l'emporte à trente ans. - ALLEZARD Jean Marie
Séminariste des missions, brancardier au front. Deux fois blessé, il revient toujours relever les siens sous le feu. - ALLORY Pierre Marie Édouard Louis
Frère enseignant, brancardier et infirmier. Sous le feu des grandes attaques, il va chercher les blessés un à un. - ALQUIER Paul Émile
Vicaire devenu infirmier-brancardier, parti à trente-six ans. Il tombe dès les premières semaines de guerre, au chevet des blessés qu'il soignait. - AMARLIC Édouard François
Prêtre de campagne et brancardier, prisonnier de guerre. Au camp, il veille les typhiques au péril de la contagion ; libéré, il regagne la ligne de feu. - ANDISSAC Jean
Curé de campagne devenu caporal au feu. La tête, l'œil, l'épaule, la jambe : un seul jour de décembre lui prend presque tout, sauf la vie. - ANTHEUNÈS Cyrille Théophile Cornil
Brancardier-aumônier toujours au plus près du danger. Il meurt en marquant la croix sur la tombe d'un camarade qu'il vient d'inhumer. - APRILE Dominique Marius
Vicaire venu au front sur sa demande. Il meurt frappé en plein geste, penché sur un agonisant. - ARLAUD Paul Firmin Édouard
Curé volontaire malgré l'âge. Brancardier et aumônier, il porte secours aux corps et aux âmes sous le feu. - ARNAUD Jean
Caporal, brancardier, aumônier des chasseurs. Une joue arrachée, la mâchoire brisée, un bras paralysé : il avait relevé les blessés sous le feu. - ASTOUL Eugène Henri
Séminariste des missions, brancardier au canon. Sous le bombardement, il relève et évacue les blessés de la batterie. - ATTOUT Joseph
Novice trappiste, brancardier sous les obus. Il s'élance vers les blessés au plus fort du bombardement. - AUBERT Marie Dominique Joseph Alfred
Vicaire à peine arrivé au front. Il tombe dès le lendemain, frappé au poste de secours, à vingt-huit ans. - AUBERT Eugène Léon Lucien
Vicaire, brancardier et aumônier des zouaves. À l'assaut des tranchées, il donne l'exemple en relevant ses camarades sous le feu. - AUBRY Alexis Armand
Professeur devenu brancardier sur sa demande. Loin de l'arrière, il relève les blessés au plus près des lignes. - AUDUREAU Gabriel Ludovic Joseph
Vicaire au brancard. Frappé en pleine Argonne, il meurt penché sur un camarade qu'il secourait. - AULAGNON Jean Baptiste
Clerc tonsuré, combattant puis brancardier. Aux pires journées, il tient le poste de secours et relève les blessés. - AURELLE Antonin François Régis
Du noviciat à la tranchée. Trappiste brancardier, il porte secours aux blessés sous les obus de gros calibre, et survit à quatre ans de feu. - AVRIL Jules Jean Joseph Marie François
Professeur devenu infirmier. Aux jours d'attaque il soigne sous le feu ; le paludisme manquera l'emporter. - BAILLON François Blaise
Jeune clerc brancardier. Touché, il cache sa blessure et continue de relever les camarades — jusqu'à tomber. - BAILLY-COMTE Charles Aimé
Vicaire brancardier-aumônier. Sous les feux d'artillerie et d'infanterie, il gagne la ligne pour panser les blessés. - BALEYDIER Alphonse Jean Mathieu
Vicaire au brancard. Il va chercher les blessés sous le feu, et en revient brisé, réformé mais vivant. - BAPTISTE Antoine
Vicaire au groupe de brancardiers. Sa tâche : rendre une sépulture aux tombés, jour après jour, sous les obus. - BARALON Pierre Jean Joseph
Vicaire de quarante-cinq ans, infirmier-brancardier. Endurant et courageux, il sert encore d'agent de liaison sous le feu. - BARBE Henri Joseph
Prêtre professeur, brancardier au front. Une balle au cœur le fauche alors qu'il relevait des blessés. - BARDIN Louis Félix Jules
Curé devenu artilleur. Touché à la cuisse en relevant des blessés, il se panse et tient toute la nuit à son poste. - BARRE Guillaume Joseph Marie
Brancardier-aumônier au canon. Quand le feu prend dans la batterie, il s'élance pour sauver les pièces et les hommes. - BATUT Jean Marie
Prêtre professeur, infirmier-brancardier. Frappé au front des Flandres, il meurt des suites de ses blessures à trente-deux ans. - BEAUDOIN Marcel Alphonse Paul
Curé brancardier et agent de liaison. Frappé pendant l'offensive, il meurt des suites de ses blessures à trente ans. - BEAUMER Pierre Lucien
Prêtre brancardier. Le chef tombé, il prend la tête de l'équipe et sauve des blessés — un obus l'emporte avec neuf des siens. - BÉHAGUE Louis Paul Joseph
Rédemptoriste exilé en Hollande, brancardier à Verdun à 29 ans, blessé à Chattancourt en juin 1916 alors qu'il rampait sous les obus pour ramener les blessés. - BELGRAND Paul André
Brancardier blessé par éclat d'obus en Champagne, refuse l'évacuation et continue à relever ses blessés. Sera blessé une seconde fois deux ans plus tard. - BELIÈRES Camille Firmin Antonin
Vicaire brancardier. Il tombe à trente et un ans en revenant d'avoir relevé un officier blessé sous le feu. - BELLOUARD Joseph Gabriel
Quatre ans sous le feu à relever les blessés, nuit et jour. Très grièvement blessé à Chavigny le 30/8/1918, en secourant les siens à dix semaines de l'armistice - BELMONT Joseph Henri Marie François
Brancardier-aumônier, 32 ans. Tué en sautant de trou d'obus en trou d'obus, panser et mettre les blessés à l'abri, en terrain découvert. - BENTZ Aloys
Curé, brancardier. Quatre ans sous le feu, sans une blessure, sans relâche, malgré les violents bombardements. Grâce à lui, de nombreux blessés ont survécu. - BERGER Louis
Vicaire d'Agen, trois ans en Orient. Une permission, puis le retour en mer Égée. À 31 ans, son navire torpillé avec six cents hommes, par 1 500 mètres de fond. - BERGERET (DIT LACOSTE) Laurent
Quatre ans à ramper sous le feu pour évacuer les blessés. Grièvement blessé en pleine action de secours, gazé deux ans plus tard, il a tenu jusqu'au bout. - BERGES Antoine Auguste
Du Japon au front français à 36 ans. Quatre ans à demander toujours plus de danger, à veiller les mourants sous les gaz, à enterrer les morts. Aimé de tous. - BERNARD Alfred Constant Pierre
Curé lozérien à 30 ans, brancardier au 2 août 1914. De Dieuze à Verdun, de Tahure aux Ardennes : quatre ans à relever les blessés sous les tirs de barrage. - BERNARD Auguste Marie François
Brancardier-aumônier bénévole. Il sauve le Saint-Sacrement d'une église en flammes, soigne les corps, et tombe enseveli sous un obus. - BERNARD Jules Henri
Dominicain, brancardier de bataillon de chasseurs à pied. De l'Argonne à Vouziers, par Verdun et la Somme. Sauve treize hommes en une journée, le 11 avril 1916. - BERTHAUD Jean Etienne
Vicaire lyonnais, brancardier-aumônier volontaire à 35 ans. Mortellement blessé en avril 1918, il meurt prisonnier dans une ambulance allemande, - BESNEUX Léon Alphonse
Franciscain rentré d'exil pour servir. Au Chemin des Dames, il relève les blessés. Prisonnier en juin 1918, il connaît trois camps avant la liberté. - BINET Charles Joseph Henri
45 ans, directeur de séminaire, vicaire général. Il porte le secours physique et spirituel aux combattants. Il sera évêque de Soissons. - BIOLETTI Nizier Marie
De San Francisco à Verdun. Quinze mois à l'arrière, puis brancardier au feu. Le fils de Fleury Bioletti meurt à Fleury. Décès reconnu par jugement, 1921. - BIORET Edmond Marie Ernest
Prêtre, professeur, brancardier, aumônier. Il relève les téléphonistes ensevelis, panse les blessés des postes avancés. Tué à Berteaucourt, à trente ans. - BIZA Antoine Joseph Raymond
Du presbytère de Nogaro au transport à bras sous le feu. Quatre ans et sept mois de blessés relevés sans relâche, de la Marne aux Ardennes. - BLANC Paul Théophile Eugène
Curé, brancardier-aumônier. Sous le feu, il ramasse les blessés, tombe à son tour, refuse d'être évacué avant les autres. Une jambe en moins. - BLANCHARD Louis Alphonse
Séminariste mayennais, zouave à Verdun. Il ensevelit son sergent sous les obus, avant de disparaître lui-même, enseveli à Louvemont. - BLANCHARD Alexandre Henri Léon
Hier vicaire en Vendée, aujourd'hui aumônier à Verdun. Frappé d'une balle à la tête, à la ferme de Thiaumont, en soignant un blessé. - BLANDIN Émile
Curé de Mauvages, infirmier à Verdun et à Bar-le-Duc. L'Italie en décembre 17. Réformé pour ulcères en 1922. - BLIC (DE) Jacques Marie René
Brancardier en Artois, blessé sur la Somme, chef de char en Champagne. Cité trois fois. Sur quatre frères, deux tombés. - BLOC René Louis Émile
Séminariste du Havre, brancardier à Passchendaele. Tombé sous un tir de barrage en transportant des blessés, à vingt-deux ans. - BOCQUERAZ Louis Antoine
Fondateur du journal diocésain, sergent-brancardier au régiment de Savoie. Quarante mois en première ligne. Mort d'épuisement à 38 ans. Légion d'Honneur. - BOCQUET Jean Marie
Curé de campagne, brancardier au G.B.D. Le 4 juin 1916, ravitaille seul un poste de secours exposé, sous les mitrailleuses, en rampant. - BOCQUIN Jacques Félix
Étudiant exilé en Catalogne et en Suisse, brancardier aux Dardanelles, instructeur au Sénégal. Mort de fièvre à 28 ans. - BODIER Lucien Paul
Curé brancardier. Après avoir relevé tant de morts en première ligne, il périt dans la catastrophe d'un tunnel. - BOÉTARD François
Spiritain breton, infirmier-brancardier. Dix mois à la Côte du Poivre, à diriger les évacuations et les inhumations sous l'artillerie ennemie. - BOEUF Louis Benoit Joseph
Vicaire brancardier et aumônier. Il tombe à trente et un ans en revenant de relever les blessés sous le feu. - BOFFOCHER Pierre Joseph
Vicaire brancardier. Grièvement frappé au chevet des blessés, il meurt des suites de ses blessures à trente et un ans. - BOGROS Victor François Marie
Missionnaire de Clermont, aumônier volontaire. Traverse une nappe de gaz pour les blessés de Froideterre. Deux ans plus tard, encore cité au Mont Kemmel. - BOISMARTEL Albert Edmond Pierre Marie
Vicaire breton, brancardier-aumônier au régiment de son pays. Blessé à la tête et capturé à Vierzy. Mort à l'hôpital militaire de Rennes, deux ans après. - BONNAMOUR Louis Joseph
Chapelain, brancardier-aumônier d'artillerie. Quatre fronts, quatre ans sous le feu. Traversa la zone de barrage pour rapporter les blessés. - BONNEFOY René Camille Marie
Vicaire brancardier et téléphoniste. Sous le bombardement, il relève les blessés et répare les lignes coupées. - BONNET François Marie
Franciscain en sandales, sergent en uniforme. Guide ses brancardiers à travers Verdun et la Somme, garde le mépris du danger jusqu'à Damas. - BONTÉ Henri Marcel
Séminariste des missions lointaines, brancardier des tranchées. De l'Orient au front de France, il relève les blessés et ensevelit les morts sous le feu. - BORCELLE Édouard Philippe
De la cathédrale aux ambulances de Salonique. Il meurt en Grèce d'un mal contagieux pris au chevet des malades. - BORDES Jean Marie
Il prêchait les missions, il servit aux canons. Volontaire malgré son âge, il court aux blessés sous les explosions des convois et tombe frappé à la tête. - BORDET Joseph Grégoire
Dominicain de la Province de Lyon, brancardier-aumônier. Blessé à la tête dès septembre 1914, il relève les vivants et identifie les morts pendant trois ans. - BORDET Pierre
De la chaire du séminaire aux obus toxiques. Sous les gaz du 7 septembre 1918, il se dépense jusqu'à la limite de ses forces auprès de ses camarades. - BORIE Alexis Philippe
Vicaire d'Objat, brancardier-aumônier au 172e. Tombé à Grivesnes en emportant des camarades blessés, sous un effroyable bombardement. - BOSQ Daniel Alexandre
Vicaire et missionnaire, infirmier aux trains sanitaires. À force de soigner les grippés, il contracte le mal et reste trois mois paralysé. - BOTTE Henri Émile Bernard
Moine et brancardier, quarante-six mois au front. Volontaire des raids de nuit, il rapporte prisonniers et mitrailleuses des lignes ennemies. - BOUBY Alphonse Louis
Professeur passé du fusil au brancard. Blessé puis revenu au feu, il va chercher les blessés en avant des lignes, sous les rafales de mitrailleuses. - BOUCARD Fernand
Vicaire belge, brancardier puis aumônier. Entre deux relèves de blessés, il rédige et dirige un journal pour les soldats des tranchées. - BOUCHARD François Jules Marie
Vicaire et brancardier, puis porte-drapeau. Sous le barrage, il reste à découvert pour panser les blessés. Tué à sa tâche le 5 mai 1916. - BOUDIER Antonin
Du tableau noir au champ de bataille. Brancardier, il arrache ses camarades aux gaz et aux obus, puis succombe en relevant un blessé. - BOUDRET Jean Alphonse
Curé et brancardier. D'un bout à l'autre de la guerre, il dirige la relève des blessés sous les feux les plus violents. - BOUISSOU Antoine
Réformé pour le cœur, récupéré pour le feu. Brancardier-aumônier sans armes, il pousse jusqu'à la tranchée ennemie pour ramener les blessés. - BOURGEAT Charles Marie
Docteur en théologie, curé de campagne, brancardier sous le feu. En plein jour, il relève les blessés sous les mitrailleuses, jour et nuit. - BOURHY Ambroise Marie
Du séminaire mexicain aux tranchées de Verdun. Plus tard, son capitaine tombe : il prend la tête de la compagnie et s'élance, jusqu'à la blessure. - BOURINET Jean Lucien
De la cathédrale aux tranchées. Caporal puis sergent brancardier, il ramène les blessés sous le feu, jusqu'à l'épuisement. - BOUSQUET Louis Justin
Curé lozérien, brancardier devenu fantassin. Sous le bombardement il garde son sang-froid ; pris par l'ennemi en fin de guerre. - BOUSSET Paul Émile
Prêtre à cheval, sous-officier au feu. Sa monture tuée, il reste sous l'obus pour relever et soigner les blessés, deux jours durant. - BOUSSUGE Jean Louis
Curé brancardier, prisonnier dès les premiers combats. Déguisé, il s'évade d'une ambulance tombée aux mains de l'ennemi et rejoint les siens. - BOUTRAIS Joseph Marie Étienne
Missionnaire d'Afrique devenu caporal-brancardier. Il porte les blessés sous les feux les plus meurtriers, avec la foi qui le tenait à sa mission. - BOUTRY Adrien Octave
Du chœur de la cathédrale au champ de bataille. Infirmier modeste, il remplace les brancardiers tués pour emporter les blessés sous la mitraille. - BOUVIER Félix Jules Joseph
Professeur monté au feu pour être le prêtre du bataillon. Il se dépense à relever les blessés et meurt en regagnant son poste violemment bombardé. - BOUVIER Frédéric Benoît
À plus de quarante ans, jésuite et brancardier volontaire. Il donne son sang pour sauver un sergent, puis tombe en partant à l'assaut. - BOYER François Camille Marie Jacques
Dispensé pour sa vue, il part quand même. Aumônier volontaire malgré l'âge, il porte un rapport sous le feu, suit l'assaut et finit gazé sur la Somme en 1918. - BOZEC Jean Louis
Lazariste et professeur, brancardier-aumônier chez les chasseurs. Il traverse un bombardement intense pour ramener son capitaine blessé et y trouve la mort. - BRAMAUD DU BOUCHERON Jean Baptiste Jacques
Il célèbre la messe sous le bombardement, porte les ordres au péril de sa vie et meurt des suites de la guerre. - BRANDI Giuseppe
Capucin de la province d'Ancône, brancardier sur le front italien. Il relève les blessés jusqu'à ce que la maladie contractée en service l'emporte en 1918. - BRANDI Pacifico
Capucin et aumônier d'artillerie sur la Piave. Malade, il monte sous le feu de barrage rejoindre les batteries les plus exposées et y reste toute l'action. - BRÉJON Charles Louis
Curé de l'Aisne, brancardier sous les obus quatre années durant. Blessé à Barleux, gazé à Verdun sans quitter le feu, il ne lâche jamais les batteries de tir. - BRÉMONT Pierre
Séminariste aux ordres mineurs, infirmier sous les obus. De Verdun au Chemin des Dames, il relève les blessés et ramène son chef tombé en avant des lignes. - BRENDLEN François Joseph
Curé alsacien sous l'uniforme allemand. Aumônier d'un camp d'officiers français prisonniers, il les aide en secret et le paie de trois longs mois de prison. - BRENELIÈRE Joseph Albert
Séminariste, il porte les blessés sous les obus et dégage trois camarades ensevelis. Gazé en première ligne, il poursuit son service jusqu'à en mourir. - BRENOT Marcel
Brancardier puis sergent infirmier, blessé sans vouloir partir. De la Champagne au Danube, il soigne les malades et meurt de leur mal, à Fiume, loin des siens. - BRETEAU Auguste Maurice
Directeur de séminaire devenu brancardier. À Verdun comme à Hébuterne, il relève les blessés sous le feu et pousse seul au-delà des avant-postes, en volontaire. - BRILLAUD Maurice Alexandre
Prêtre que sa vue dispensait du feu, il y court de lui-même. Aumônier et brancardier, il relève les blessés au plus près de l'assaut, six fois cité. - BRINCOURT Émile Marie
« Appartient au groupe depuis le début de la campagne et s'est toujours affirmé brancardier consciencieux et dévoué, en Belgique, en Argonne, en [...] » - BRISON Célestin François Joseph
Prêtre dispensé du feu pour sa vue, il rejoint le service de santé. Une blessure lui ôte le bras droit et mutile la main gauche ; il survit. - BRONSARD Michel Marie
Prêtre réformé avant la guerre, volontaire pour le front. Brancardier-aumônier, gazé puis gravement blessé, il refuse d'être évacué avant la relève. - BROSSIER Léon Marie
De l'Ouganda aux tranchées de France. Brancardier et aumônier trois fois cité, il relève les blessés sous le feu et tombe, frappé à mort près des lignes. - BROUTY Germain Victor
Frère hospitalier, infirmier d'asile devenu brancardier au feu. Blessé en pansant un homme à découvert, il refuse l'évacuation et tombe, tué à l'ennemi. - BRUCKERT Jean Adam
Prêtre et brancardier au front, aumônier de bataillon. Il secourt les blessés et inhume les morts sous le feu, jusqu'à tomber intoxiqué par les gaz. - BRUGGEMANS Jean
Scolastique missionnaire, brancardier sous l'uniforme belge. Deux ans au front. Sous les grenades, il ramène à l'abri ses camarades tués ou blessés. - BUISSON Marius Jean Pierre
Professeur, brancardier puis combattant. Blessé à mort en pleine bataille, il s'éteint à l'ambulance et rejoint ses deux frères tués au feu. - BULLIARD Marie François Jules
Missionnaire en Inde, écarté pour sa vue, il exige le front. Brancardier-aumônier des chasseurs, blessé, il va relever son chef sous les mitrailleuses. - BURDIN Jean Baptiste
Religieux missionnaire d'Orient, dispensé mais rentré au feu. Brancardier puis infirmier, blessé en ramenant le corps d'un camarade tombé en première ligne. - CADOUX Auguste
Curé au Canada, revenu brancardier-aumônier. Blessé sous le feu en secourant les siens, il devient ensuite agent de liaison auprès des armées alliées. - CAILLOIS Paul Charles Auguste
Prêtre de paroisse, brancardier au front. À force de relever les blessés sous les obus, il tombe à son tour, frappé à mort. Mort pour la France. - CALMEL Louis
Vicaire réformé, engagé volontaire. Brancardier dans les relèves les plus périlleuses, blessé sous le feu, il finit sa guerre détaché à l'aviation. - CAMBIER Paul Henri Joseph
Sous-diacre et professeur, brancardier puis aumônier. Quatre années entières sur le front, à relever les corps puis à veiller les âmes, sans quitter la ligne. - CANU Maurice Marie
Du bureau de l'archevêché à la boue du front, prêtre brancardier. Sous les bombardements les plus violents, il relève les blessés et les évacue. - CARBONEZ Léon Joseph
Prêtre et professeur, brancardier devenu aumônier. Sous le feu, il s'avance loin devant les lignes pour relever les blessés et leur porter secours. - CARRO Pierre Ludovic Jean Baptiste
Vicaire breton, brancardier sous les premiers gaz. Au plus fort du bombardement, il soigne les blessés et les asphyxiés sans quitter le feu. - CELLARD Francisque
Vicaire, puis aumônier de tirailleurs. Brancardier sous le feu pendant les quatre années de guerre, il sauve les vivants et inhume dignement les morts. - CHABANNES Pierre Henri Nicolas
Vicaire devenu brancardier, il réclame lui-même le front. De la paroisse au champ de bataille, il porte les blessés sous le feu de l'artillerie. - CHADEFAUX Louis
« Au régiment depuis le commencement de la campagne, a toujours rempli ses fonctions de brancardier avec un zèle et un dévouement inlassables, aux [...] » - CHAPRON Adolphe Donatien Marie
Vicaire-instituteur, brancardier puis officier. Deux fois blessé en deux jours, il reste à la tête de sa section à l'assaut. Chevalier de la Légion d'honneur. - CHARASSEL Jean Marie Joseph Pie
Homme de l'évêché, il a troqué la plume pour la civière. Aux côtés des jeunes chasseurs skieurs, il ramène les blessés du feu, exemple de calme et d'abnégation. - CHARDIN Marie Émile Joseph
Du confessionnal au champ de bataille, il porte les blessés là où le feu tue. Il en revient mutilé, amputé, ayant tenu jusqu'au dernier relevé de son unité. - CHARDON Émile
Clerc en soutane devenu brancardier au feu. Cité deux fois, il relève les blessés des premières lignes et les porte, sous les obus, jusqu'au poste de secours. - CHASSANG Joseph Mary
Enseignant devenu brancardier-aumônier. Quatre ans sous les obus, d'une âpre franchise, il relève les blessés et reste au milieu des chasseurs jusqu'au bout. - CHAVANIS Jean Louis Honoré
Missionnaire enseignant, combattant puis brancardier. Frappé à mort en secourant un blessé sur la première ligne, il s'éteint une demi-heure plus tard. - CHÉNEAU Henri Jean Marie
Clerc minoré, infirmier volontaire. Fait prisonnier puis délivré, il relève les blessés jusqu'au dernier et tombe en ramenant un ennemi qu'il venait de panser. - CHÉREAU Louis Jules
Deux fois jugé inapte, ce prêtre rejoint pourtant le feu. Brancardier, il arrache ses camarades à la mort, en avant des lignes, sous les balles. - CHÉREAU Alexandre François
Écarté pour raison de santé, ce vicaire rejoint le feu à sa demande. Blessé deux fois sans quitter la ligne, il décline sa permission pour rester au combat. - CHÉRUY Léon Joseph Hubert
Religieux exilé au Chili puis à Jérusalem, il rentre s'engager. Prêtre et brancardier, il relève les blessés sous les obus et donne une sépulture aux tombés. - CHEVALIER Pierre Théophile
Sous les obus et les gaz, ce vicaire-brancardier relève les blessés sans s'abriter et sauve son colonel sous le feu. Blessé, il est cité six fois. - CHIBAS-LASSALLE Jean Baptiste
Supérieur d'un séminaire à Jérusalem, il gagne le front. Interprète arabe puis brancardier, il relève les blessés sous le feu, cité pour son sang-froid. - CHOIMET Gabriel Moïse Joseph
Maître de chapelle puis aumônier volontaire, il porte la foi jusqu'en première ligne. Un obus l'y tue. Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume. - CHUBERRE Prosper Marie François Joseph
Clerc tonsuré, il relève d'abord les blessés puis prend le fusil. Blessé à la cheville, il revient au front et disparaît dans la bataille, à vingt et un ans. - CLAERHOUDT Alphonse
Missionnaire parti pour les lointaines missions, brancardier sur le front belge, il arrache les blessés au feu et à l'eau. Quatre ans sous les obus, il survit. - CLAVEL Denis Alfred
Vicaire devenu brancardier. Sous le feu, il va toujours vers les points les plus exposés relever les blessés, et se fait agent de liaison précieux. - CLAVEL Rémi Auguste Alfred
Scolastique des Pères Blancs, brancardier en Orient. Sous le feu, il panse les blessés à découvert, tombe blessé, puis connaît la captivité. - CLAVERIE Albert Gaston Fernand
Théologien devenu brancardier sous le feu. Trois fois blessé, jamais évacué, il arrache à la mort les blessés que la terre allait ensevelir. - CLERC François Maurice
Docteur en théologie, professeur à Rome, il quitte l'arrière pour le feu. Il ramène les blessés à découvert sous les obus, enseveli, gazé, avant la captivité. - COLLARD Paul Alphonse
Prêtre de paroisse devenu brancardier au front. Sa tâche : retrouver, nommer et inhumer les corps sur le champ de bataille, au plus près du danger. - COLLET Louis Marie Joseph Eugène
Religieux enseignant au Canada, il traverse l'océan pour la France. Brancardier, blessé, il repart relever les blessés sous le feu, cité quatre fois. - COLLIGNON François Léopold
« Volontaire pour accompagner, le 25 juillet 1917, un groupe du 9e chasseurs dans l'exécution d'un coup de main sur un poste ennemi, a donné à tous un [...] » - COMMINES DE MARSILLY Philippe Edgard Marie (de)
Novice bénédictin exilé en Belgique, il revient combattre en France. Devenu brancardier, il relève les blessés sous le feu jusqu'à ce qu'une torpille l'emporte. - COMPÈRE Joseph Charles Gaston
Curé de paroisse, brancardier sous le feu. Cité pour son sang-froid, il relève les blessés au plus fort des bombardements, réconfort de tous. - COPPENS Firmin Armand Marie
Du cloître franciscain aux tranchées de Belgique. Il relève les blessés sous le feu ennemi et tient son rang de soldat jusqu'à la fin de la guerre. - COPS Jean
De la philosophie au champ de bataille, une vocation fauchée. Brancardier des blessés, chasseur au feu, il tombe pour la Belgique à la veille de la paix. - CORVÉE Georges Joseph Émile
« Territorial venu sur sa demande au régiment, n'a pas cessé depuis un an de se dépenser sans compter, associant généreusement à ses devoirs sanitaires [...] » - COTE François Antoine
Aumônier de la Charité à Lyon, volontaire aux armées. De jour comme de nuit, il parcourt les tranchées de sa division et soutient les combattants sous le feu. - COUDERC Albert Baptiste
Vicaire de Rodez, brancardier et aumônier au feu. Deux fois blessé, gazé en relevant les blessés, il creuse à mains nues pour sauver des ensevelis. - COUDERT Antoine
De l'hospice d'Ambert aux obus de Verdun. Brancardier au sang-froid admirable, blessé au fort de Vaux, il porte secours jusque sur le front d'Orient. - COULBOIS André Fernand Eugène
Il part à la place d'un père de famille. Séminariste, brancardier et aumônier, il meurt pour la France en cherchant les blessés tombés entre les lignes. - COURBON Jean Marie François Régis
Prêtre et infirmier sous les obus. Quand les brancardiers manquent, il relève les blessés sous le feu et les panse dans un boyau exposé au barrage ennemi. - COURJAULT Joseph Marie Louis
Prêtre au chevet des mourants, brancardier au courage admirable. Il ramène les blessés sous la mitraille et tombe grièvement atteint au genou. - COUTAREL Michel
« Chef d'équipe de brancardiers, très courageux et dévoué. À Grivesnes, le 31 mars 1918, devant Tigny, le 28 juillet 1918, a dirigé, dans des [...] » - CRAYSSAC Pierre Joseph Paul
Curé de l'Aveyron, brancardier et aumônier sous les obus. Il relève les blessés sous le feu des lignes, jusqu'en Orient où la maladie l'emporte. - CRAYSSAC Paul Pierre
Missionnaire aux Indes, brancardier en France. Toujours volontaire sous le feu pour relever les blessés, il en revient mutilé, amputé d'une jambe. - CRÉPLET Henri
De la paroisse au champ de bataille, vicaire et brancardier. Rendu à l'infanterie comme soldat, il tombe chez lui, un pli à la main pour son chef. - CRÉZÉ François Marie
Du chœur de la cathédrale au front des Flandres, vicaire et brancardier. Sous les tout premiers gaz, il sauve les asphyxiés au plus fort du feu. - CURÉ Edmond Louis Joseph
Prêtre et infirmier, il réclame le poste le plus exposé. Devenu brancardier-aumônier, il est frappé au cœur par un éclat d'obus au premier jour de l'offensive. - CUSIN Jean Francisque
Sous-diacre d'Orient et brancardier de France. Autrefois réformé pour sa faiblesse, il traverse le feu de la nuit pour ramener les blessés graves. - DAMIDE René
Prêtre rédemptoriste et brancardier. Il fait rempart de son corps à un officier menacé, relève les blessés sous les obus, puis devient aumônier. - DAMPÉRAT Henri
« Soldat brancardier d'un dévouement absolu et d'un courage exemplaire. S'est particulièrement distingué au cours des affaires de fin juillet 1917 en [...] » - DANILO Joseph Marie
Vicaire engagé volontaire à vingt ans. Brancardier, il accompagne les groupes d'assaut et rentre le dernier, après avoir vérifié qu'aucun ne reste. - DANSET Paul Alfred Henri Joseph
Vicaire, brancardier sur sa demande. Trois mois d'affilée en première ligne, il sort de la tranchée déterrer deux guetteurs ensevelis par les obus. - DARLES Marius Henri
Prêtre professeur devenu brancardier, fait prisonnier dès les premiers combats. Rendu à la France, il soigne les blessés et lutte contre les épidémies. - DAVOINE Prosper François Marie
Prêtre-brancardier venu de l'arrière à la première ligne. Sous les bombardements, il relève les blessés et va reprendre les morts au-delà des tranchées. - DE COSTER Rémy Joseph Henri
Jeune religieux devenu brancardier de l'armée belge. Près de trente mois au front, il tombe grièvement blessé aux tout derniers jours de la guerre. - DEBLANGEY Auguste Jean Marie
Curé devenu brancardier au feu. Malgré l'âge, il gagne la ligne de combat pour relever les blessés sous les plus violentes rafales de l'artillerie. - DEBOCK Joseph Léandre
Franciscain belge, aumônier au front. Sous la fusillade, il s'élance en plein jour vers les blessés qui l'appellent, les panse et les ramène vivants. - DECLUDT Paul
« Appartenant à la classe 1896 et soldat du service auxiliaire, a demandé à servir comme infirmier-aumônier dans un régiment de l'active. Infirmier [...] » - DECONINCK Joseph Louis Albert
Docteur en théologie, brancardier sous les obus. Deux fois blessé, il relève les blessés en première ligne et rend leur nom à soixante-huit morts. - DÉCORME Gustave Adrien Séverin
Curé mobilisé brancardier, quatre ans sous le feu de la Lorraine à l'Alsace. Il relève les blessés d'un front à l'autre, puis meurt des suites de la guerre. - DEFFAIX Jules
Curé et brancardier, deux fois blessé sous le feu. Il relève les autres jusqu'à ce que ses deux jambes et un bras brisés l'arrachent au combat. - DEGUIL Prosper Onésime Sylvain
Trappiste venu du Canada, il quitte le cloître pour le front. Deux fois blessé au genou, il relève les blessés sous un feu violent et meurtrier. - DEHAENE Albert Julien Marie
Curé devenu infirmier au feu. Sous un violent bombardement, il tombe en soignant un camarade blessé et en garde un bras perdu. Légion d'Honneur. - DEHORTER Paul Ernest Jean
Vicaire et chasseur, il rend ses galons de caporal pour porter les blessés. Brancardier au feu, il tombe à son poste de combat, tué par un obus. - DELAHAIE Joseph Eugène
Prêtre au front, il relève les blessés et console les mourants. Un obus le tue en première ligne, alors qu'il assiste un homme à l'agonie sous le feu. - DELAUNOY Léonce
Séminariste belge devenu brancardier. De l'Yser aux Flandres, il relève les blessés et soigne les typhiques, avant de tomber à quelques jours de la paix. - DELCOURT Charles
Vicaire et brancardier, sergent au feu. Modèle de courage tranquille sous les obus, il défend Moreuil et tombe aux mains de l'ennemi jusqu'à l'armistice. - DELÉGLISE Jean Marie
Missionnaire au Canada, aumônier des chasseurs sous le feu. Il porte un blessé sur ses épaules, se relève pour avancer, tombe d'une balle au front. - DELHOSTAL Jean
Curé du Cantal, brancardier des artilleurs. Au front dès le premier jour, il relève les blessés sous les obus et leur porte secours quatre ans durant. - DELIN Joseph Louis Paul
Séminariste, il pansait les blessés sous les bombardements ; devenu pilote de chasse, il a livré son dernier combat dans le ciel et n'en est pas revenu. - DELOLME Jean Hippolyte
Sergent, il rend ses galons pour devenir brancardier. Seul sous le feu, il va chercher un blessé et tombe grièvement atteint, la vision d'un œil perdue. - DELTEILH Raymond Omer
Prêtre et brancardier au feu. Volontaire sous les pires bombardements, il dégage un officier blessé sous le tir ennemi, avant de trouver la mort en Alsace. - DELYVERT Jean Emile Antoine
Missionnaire d'Afrique devenu brancardier au front. Interprète auprès des Américains, il relève leurs blessés sous le feu de l'artillerie ennemie. - DEMANGEL Louis Édouard
Séminariste, infirmier au plus près du danger. Volontaire sous les mitrailleuses, il tombe frappé à mort à l'instant où il relève un blessé. - DIEUSAERT Louis Antoine
Séminariste trappiste, brancardier. Il fait passer un blessé sur un radeau de fortune en ramant avec son casque, puis retourne en chercher d'autres. - ÉPALLE Jean Marie Joseph
Vicaire de Saint-Pothin, brancardier au 321e R.I. Cité pour son dévouement auprès des grands blessés. Survit à la guerre, retrouve sa sœur, pleure son frère. - ÉPALLE Jean Claude Marie
Vicaire, brancardier, combattant. Pendant que son frère et sa sœur pansaient les blessés, lui tombait à Écuvilly, dix semaines avant l'armistice. - FRADIN Alphonse Henri
Curé de campagne, à quarante ans volontaire au front. Brancardier deux fois blessé, il relève les blessés sous le feu, officier de la Légion d'honneur. - LACARUYER DE BEAUVAIS Marie Joseph Charles Edmé François
Brancardier et prêtre, fortement intoxiqué par les gaz, a refusé son évacuation et a continué son service sans relâche.
Sources
Sources primaires d’époque :
- Pierre L’Ermite, « Le brancardier », La Croix, n° 9729, 29 novembre 1914, Gallica
- Joseph-Papin Archambault, S.J., Le prêtre sur le champ de bataille, Montréal, 1916, chapitre « Le prêtre-brancardier ». page 74
- Livre d’or du Clergé et des Congrégations 1914-1922, tome 1, Bonne Presse, Paris, 1925. Gallica, BnF.
Source secondaire :
- P. Loodts, « Être brancardier en 14-18 », Médecins de la Grande Guerre, en ligne (matériau principalement belge, utile pour le cadre général du Service de santé).




























































































































































































