
Date de naissance : 9 juin 1884
Commune de naissance : Lyon
Département de naissance : Rhône
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Vicaire
Commune d'exercice : Lorette
Diocèse : Lyon
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Loire
Famille
Père : Joseph Antoine Séraphin
Mère : Marie Annette FORET
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 22 février 1915
Fonction militaire principale : Brancardier
Fonction militaire secondaire : Aumônier
Unité finale : 42e RI
Parcours militaire :
- 22 février 1915 : incorporé au 14e section d’infirmiers militaires.
- 3 avril 1915 : passé, sur sa demande, au 42e régiment d’infanterie.
Statut final
Type de fin : † Tué à l'ennemi
Date : 30 avril 1915
Lieu : plateau 150, sud de Nouvron
Détails / circonstances : Tué net par une bombe aux tranchées de Vingré-Nouvron en administrant un mourant. Inhumé au cimetière de Vingré.
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : Brigade, 6 mai 1915
Texte :
Prêtre brancardier venu, sur sa demande, d'une formation de l'arrière. A fait preuve des plus belles qualités de dévouement en venant constamment dans les tranchées de première ligne secourir les blessés et a été tué en donnant, sous le feu, les secours de la religion à un blessé qui les réclamait, le 30 avril 1915.
Décorations
Médaille militaire
Date d'obtention : posthume, 3 avril 1920 (J. O. du 31 août 1920)
Circonstances :
(Même texte que citation) : Prêtre brancardier venu, sur sa demande, d'une formation de l'arrière. A fait preuve des plus belles qualités de dévouement en venant constamment dans les tranchées de première ligne secourir les blessés et a été tué en donnant, sous le feu, les secours de la religion à un blessé qui les réclamait, le 30 avril 1915. A été cité.
Informations complémentaires
Réformé en 1907 pour une endocardite chronique, il était dispensé du service. Il a néanmoins demandé un nouvel examen médical : reconnu apte en 1914, il a été rappelé comme infirmier, puis a obtenu, sur sa demande, de passer dans un régiment d’infanterie de première ligne, où il a été tué moins d’un mois plus tard.
Un récit contemporain rapporte les circonstances de sa mort dans la revue « Dieu et Patrie. L’héroïsme du clergé français devant l’ennemi ». Écrit dans l’esprit du temps, c’est un témoignage d’époque qui doit être pris comme tel. Selon ce récit, l’abbé Aprile était parti avec quelques brancardiers relever un blessé près d’une tranchée de première ligne. Le soldat, mourant, s’était confessé et avait demandé l’extrême-onction ; le prêtre achevait de l’administrer, à genoux près de lui, lorsqu’il fut tué par l’éclatement d’un engin de tranchée. Il a été enseveli le surlendemain aux côtés du soldat qu’il venait d’assister, ses funérailles étant présidées par l’aumônier divisionnaire, en présence des médecins et de nombreux soldats.
Voir aussi
Articles connexes
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Fiche matricule — Archives départementales du Rhône, registre matricule du bureau de Lyon, classe 1904, matricule n° 1067.
Sa fiche Mort pour la France sur Mémoire des Hommes.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

