Plus de mille quatre cents prêtres, religieux et séminaristes furent aumôniers Grande Guerre dans les rangs de l’armée française, pour le seul tome 1 du Livre d’or du Clergé et des Congrégations. Titulaires, volontaires, auxiliaires, bénévoles, ils ont vécu auprès des combattants, célébré la messe en plein air sous les obus, absous les mourants entre les lignes, écrit aux familles, enterré les morts. Cette page rassemble ce que les contemporains ont écrit de cette fonction.
L’aumônier militaire est l’homme des âmes : il confesse, console, donne l’extrême-onction sur le champ de bataille comme dans les ambulances. Son ministère se déploie là où les brancardiers du clergé déposent les blessés et où les infirmiers ecclésiastiques prodiguent leurs soins. Là où, plus loin encore, le clergé combattant des unités de ligne tient les armes aux côtés de la troupe. Aux corps, le secours médical ; aux âmes, le réconfort sacramentel. Quatre fonctions complémentaires que la Grande Guerre a souvent fait porter au même homme.
L’aumônerie militaire en 1914 : un cadre étroit, une œuvre privée
À la mobilisation, l’aumônerie militaire française repose sur la loi du 8 juillet 1880 et son décret d’application du 5 mai 1913, qui prévoient « d’attacher aux corps d’armées et aux divisions des ministres des différents cultes, sans aucune distinction hiérarchique ». Le cadre officiel est étroit : un aumônier titulaire pour chaque corps d’armée et chaque division, soit un effectif théorique très limité au regard des millions de soldats mobilisés. Aux hôpitaux militaires, des aumôniers hospitaliers sont également nommés.
Devant cette pénurie, le comte Albert de Mun, parlementaire catholique social, met sur pied en août 1914 — dans les derniers jours de sa vie — l’œuvre de l’Aumônerie militaire, qui recrute, équipe et envoie au front des aumôniers volontaires. Ce sont des prêtres ou religieux qui n’auraient pas été mobilisés en raison de leur âge, de leur état de santé ou de leur état de membre d’un institut, mais qui sollicitent une affectation auprès des troupes. Ils ne sont pas rémunérés, ne disposent d’aucun grade militaire propre, mais reçoivent un brassard de la Croix-Rouge et l’autorisation de circuler dans les zones des armées. Plusieurs centaines partent dès l’automne 1914.

Source : BDIC / L’Argonnaute, VAL 294 125
Qui sont les aumôniers du clergé ?
Le dépouillement du premier tome du Livre d’or du Clergé et des Congrégations (lettres A à K, 10 296 entrées) fait apparaître 1 404 ecclésiastiques portant la mention d’aumônier dans leur grade ou leur unité, soit près d’un sur sept. La répartition reflète la diversité du statut : 98 aumôniers titulaires, 254 volontaires explicitement libellés comme tels, 12 auxiliaires, des aumôniers de régiment, de groupe de brancardiers divisionnaires, d’ambulance, d’hôpital, de camp de prisonniers. Beaucoup ont cumulé deux fonctions : 159 ont été à la fois aumônier et infirmier, plusieurs centaines ont commencé brancardier avant d’obtenir l’autorisation d’exercer comme aumônier auxiliaire ou bénévole.
Mgr Lucien Lacroix, ancien évêque de Tarentaise, écrivait dès 1916 que « militairement, les aumôniers constituent une élite, presque une aristocratie ». L’aumônier titulaire est assimilé au grade d’officier supérieur : il porte le triple galon d’or sur le calot, dispose d’un cheval ou d’une voiture, peut circuler librement dans la zone des armées. Le volontaire et l’auxiliaire, eux, vivent un statut plus précaire, parfois proche de celui du soldat de deuxième classe — c’est l’engagement personnel qui les a portés au front, pas la lettre de service ministérielle.
À l’ambulance : pendant et après le combat
Dans Le Clergé et la guerre de 1914 (1916), Mgr Lacroix fixe la scène typique du ministère de l’aumônier au plus près du front. Pendant le combat, il reste avec le groupe des brancardiers, dans le voisinage du poste de secours ; on accueille les blessés au fur et à mesure de leur arrivée. Vient l’accalmie, et avec elle l’heure de la relève — c’est-à-dire des recherches sur le champ de bataille :
« D’ordinaire, c’est dans l’obscurité de la nuit qu’on procède à ces angoissantes recherches. Un peu partout, dans les champs labourés, derrière les javelles de blé ou d’orge, le long des buissons, sous les taillis des bois, ou encore dans les entonnoirs creusés par les marmites, on découvre de pauvres blessés, isolés ou par groupes, poussant d’affreux gémissements. »
« L’aumônier va, ou plutôt court de l’un à l’autre. Il absout en hâte ceux qui lui semblent les plus proches de leur fin. À quelques-uns, il donne l’extrême-onction. À tous, il prodigue ses paroles les plus tendres et les plus encourageantes : « Ce ne sera rien, leur dit-il avec son meilleur sourire, on guérit très vite de ces bobos-là ! » Souvent aussi, il a recours à la gourde qu’il porte constamment en bandoulière, et, quand le blessé lui semble à bout de souffle, il lui fait avaler quelques gorgées d’un généreux cordial. »
Le lendemain, l’aumônier procède aux funérailles des morts. Une grande fosse est creusée dans le cimetière du village ; les corps sont alignés, recouverts de leurs longues capotes bleues. L’office se célèbre dans l’église même qui sert d’ambulance, en présence des généraux et des soldats. « Après le chant du Libera, on procède à l’inhumation. Dans la large fosse tapissée de paille, les corps sont descendus, l’un après l’autre, puis recouverts de terre, et les assistants, défilant lentement et sans aucun souci de préséance, jettent, tour à tour, quelques gouttes d’eau bénite. »
Le témoignage du Père L… — armée coloniale, août-octobre 1914
Dans Le prêtre sur le champ de bataille (1916), le jésuite Joseph-Papin Archambault publie la lettre d’un confrère, jésuite professeur dans un collège français exilé en Belgique, non mobilisable en raison de sa santé, qui obtient cependant un poste d’aumônier dès la déclaration de guerre. Il est affecté au groupe de brancardiers divisionnaires d’une division coloniale. Le texte est l’un des rares à donner les chiffres réels d’un ministère au front :
« Parmi les différents postes d’aumônier, celui que j’occupe au groupe des brancardiers divisionnaires est privilégié. Il me donne la charge spirituelle de toute une division et de plusieurs groupes annexes, soit plus de vingt mille hommes, et me met sans cesse à même d’absoudre au bon moment. De plus, je suis à l’armée coloniale, la plus exposée de toutes par principe, et la plus nécessiteuse aussi. »
« Je ne peux déjà plus compter les milliers d’absolutions et les milliers de communions que j’ai données en un mois et demi. Aujourd’hui même, plus de six cents, moitié à des blessés, moitié à un régiment qui allait au feu. Depuis le 22 août, nous n’avons pas quitté le contact de l’ennemi, en première ligne jour et nuit, et c’est à peine si une dizaine d’hommes m’ont, durant tout ce temps, refusé d’être absous. »
« Chaque jour leur apporte des scènes et des émotions inoubliables : messe en plein air sous le canon allemand, absolution dans l’ombre des marches nocturnes, ou en public, au moment du feu, entre les cadavres éventrés par les obus, communions dans les granges, dans les ruines en flammes, dans les fossés de la route. »
Le Père L… ne dissimulait pas la fatigue : « la nuit se passe à la relève des blessés, le jour à leur visite et à celle des bivouacs ; ou encore la nuit aux longues marches, le jour au service du champ de bataille. Les quelques heures de repos rares et irrégulières que nous pouvons prendre, toujours sur la paille, ne suffisent pas à refaire les forces. » Il fut blessé d’une balle au bras à la bataille de la Meuse, capturé par les Uhlans à la Marne, retenu six jours et finit par s’évader.

Source : BDIC / L’Argonnaute, VAL 196 151
Dans la tranchée : la vie ordinaire de l’aumônier grande guerre
Hors des heures d’offensive, l’aumônier mène une vie « assez pareille à celle des soldats », écrit Mgr Lacroix. Il habite une casemate blindée, une cagna, parfois une grange. Il célèbre la messe en plein air ou dans une église de village. Il reçoit les officiers et les soldats qui ont besoin d’être « remontés » — c’est-à-dire de parler à quelqu’un. Un aumônier titulaire écrit, au lendemain de l’offensive de Champagne de septembre 1915 :
« Après la bataille de Champagne, d’où je suis sorti sain et sauf, je vous écris du fond d’une casemate blindée, à la lueur d’une lampe de carrier, devant un feu de troncs de sapins verts, qui fume. Nous allons hiverner ainsi en pleine forêt. Le temps est déjà affreux, la boue submerge tout. Malgré cela, ma santé résiste, mon courage « tient » et ma petite « cagna » devient, petit à petit, le lieu de rendez-vous de quelques bons enfants, heureux de trouver une voix amie et religieuse, au milieu de ce cercle d’enfer. »
Cette présence quotidienne, sans heure ni programme, vaut autant que les offices solennels. C’est elle qui a forgé, sur toute la durée du conflit, le rapport singulier de l’aumônier à sa troupe — partagé entre l’autorité du caractère sacerdotal et la fraternité de la condition militaire.

Source : BDIC / L’Argonnaute, VAL 450 087
Les aumôniers Grande Guerre du clergé dans le
tome 1 du Livre d’or
Cette page sera enrichie au fil des publications des fiches individuelles des aumôniers Grande Guerre issus du premier tome du Livre d’or du Clergé et des Congrégations.
181 fiches publiées à ce jour. La liste s'enrichit au fil des publications.
- ALLAIS Rogatien
Vicaire brancardier-aumônier. Sur un terrain balayé par les mitrailleuses, il enlève les blessés et relève les morts. - AMANN Marie Joseph Émile
Rien ne l'obligeait à partir. Sous le bombardement d'Arras, à Verdun, à Grivesnes, il relève les blessés. Blessé, prisonnier, échangé, il repart au feu. - ANDRIEUX Louis
Vicaire pris en otage, promis à la corde. Sous le feu, il sauve le trésor de sa cathédrale en flammes, puis sert la flotte jusqu'à l'Arctique. - ANNEREAUD René
Curé, infirmier, aumônier. Monté au front sur sa demande, il relève les blessés et recense les morts du champ de bataille. - ANTHEUNÈS Cyrille Théophile Cornil
Brancardier-aumônier toujours au plus près du danger. Il meurt en marquant la croix sur la tombe d'un camarade qu'il vient d'inhumer. - APRILE Dominique Marius
Vicaire venu au front sur sa demande. Il meurt frappé en plein geste, penché sur un agonisant. - ARDANT Georges Maurice Marie Émile
Directeur d'école devenu aumônier des tranchées. Trois fois cité, il accompagne les combattants au plus près du danger. - ARENDT Léon M. L. J.
Vicaire belge, aumônier aux armées. Auprès des combattants, il offre la présence du prêtre au plus près du feu. - ARLAUD Paul Firmin Édouard
Curé volontaire malgré l'âge. Brancardier et aumônier, il porte secours aux corps et aux âmes sous le feu. - ARNAUD Jean
Caporal, brancardier, aumônier des chasseurs. Une joue arrachée, la mâchoire brisée, un bras paralysé : il avait relevé les blessés sous le feu. - AUBERT Eugène Léon Lucien
Vicaire, brancardier et aumônier des zouaves. À l'assaut des tranchées, il donne l'exemple en relevant ses camarades sous le feu. - AUCLER Marie Henri Paul
Jésuite et aumônier de cinquante ans. Une maladie prise au front l'abat ; il s'éteint à l'ambulance, loin des siens. - AULANET Jean Léonce
Curé aumônier au front. Un obus de gros calibre effondre son abri ; il meurt étouffé sous la terre, à trente-six ans. - AURELLE Antonin François Régis
Du noviciat à la tranchée. Trappiste brancardier, il porte secours aux blessés sous les obus de gros calibre, et survit à quatre ans de feu. - AUVINET Joseph Marie Léon
Curé brancardier-aumônier. Il meurt dans son abri, frappé alors qu'il donnait les premiers soins aux blessés. - AZAIS François
Capucin d'Éthiopie, aumônier au front d'Orient. Venu au feu malgré l'âge, il veille les blessés dans la tranchée conquise. - BACHERÉ Martin Daniel Désiré
Vicaire aumônier des zouaves. Nuit et jour auprès des combattants, il tombe à trente-six ans dans un ravin sous le feu. - BAILLY Eugène Marie Clément
Jésuite aumônier de quarante-sept ans. Toujours en première ligne, il porte aux soldats le réconfort sous le feu. - BAILLY-COMTE Charles Aimé
Vicaire brancardier-aumônier. Sous les feux d'artillerie et d'infanterie, il gagne la ligne pour panser les blessés. - BALLY Joseph Félix
Prêtre venu de Terre sainte. Infirmier et aumônier, il soigne les blessés au bord de l'encerclement. Intoxiqué par les gaz. - BARAT Gabriel Arthur
Oblat de Marie, infirmier-aumônier volontaire. Engagé au groupe de brancardiers, il reléve les blessés sous le feu. Intoxiqué deux fois. - BARBIER Léon René
Professeur devenu aumônier. En première ligne, il relève, identifie et inhume les morts — jusqu'à tomber au poste de secours. - BARJON Michel
Vicaire réformé, dispensé de tout service, il part quand même comme aumônier volontaire. Sous les obus, il secourt les blessés à découvert. Légion d'honneur. - BARLIER André Joseph
Vicaire au front comme aumônier. Auprès du chirurgien, il accueille et réconforte les blessés sous le bombardement. - BARRE Guillaume Joseph Marie
Brancardier-aumônier au canon. Quand le feu prend dans la batterie, il s'élance pour sauver les pièces et les hommes. - BÉCHET Joseph
Marche de jour et de nuit avec calme et sang-froid, sous le bombardement très actif de l'artillerie ennemie. — Verdun, juin 1916 - BECKERS Joseph
Aumônier belge dans la « tranchée de la mort » de 1914 à 1918. Sous les mitrailleuses allemandes, il rampe à 150 mètres pour ramener un officier blessé. - BELGRAND Paul André
Brancardier blessé par éclat d'obus en Champagne, refuse l'évacuation et continue à relever ses blessés. Sera blessé une seconde fois deux ans plus tard. - BELMONT Joseph Henri Marie François
Brancardier-aumônier, 32 ans. Tué en sautant de trou d'obus en trou d'obus, panser et mettre les blessés à l'abri, en terrain découvert. - BÉRARDIER Gabriel Jean Marie
Il sort de l'abri sous les obus pour sauver un malade puis des enfants. Échappe à une patrouille ennemie. Quatre ans en première ligne avec ses hommes. - BERCHON Charles Auguste
Dominicain aumônier. Il couvre de son corps un colonel sous l'obus, et meurt des suites de ses blessures à quarante ans. - BERGERET (DIT LACOSTE) Laurent
Quatre ans à ramper sous le feu pour évacuer les blessés. Grièvement blessé en pleine action de secours, gazé deux ans plus tard, il a tenu jusqu'au bout. - BERGES Antoine Auguste
Du Japon au front français à 36 ans. Quatre ans à demander toujours plus de danger, à veiller les mourants sous les gaz, à enterrer les morts. Aimé de tous. - BERGEY Daniel Vivien Michel
Curé de Saint-Émilion, aumônier de division. Deux fois blessé, fait prisonnier puis libéré, il relève les blessés sous le feu. Chevalier de la Légion d'honneur. - BERNA Emile Henri
A quitté son diocèse envahi pour rejoindre le front. Deux fois blessé, jamais épuisé : refuse la convalescence, tire un canon enlisé, secourt sous l'explosion. - BERNARD Auguste Marie François
Brancardier-aumônier bénévole. Il sauve le Saint-Sacrement d'une église en flammes, soigne les corps, et tombe enseveli sous un obus. - BERNARD Jules Henri
Dominicain, brancardier de bataillon de chasseurs à pied. De l'Argonne à Vouziers, par Verdun et la Somme. Sauve treize hommes en une journée, le 11 avril 1916. - BERNARD Louis Constant
Rédemptoriste exilé en Italie, rappelé par la France à 38 ans. 4 ans à porter les blessés de Verdun au Mort-Homme jusqu'à la poursuite finale. - BERTHAUD Jean Etienne
Vicaire lyonnais, brancardier-aumônier volontaire à 35 ans. Mortellement blessé en avril 1918, il meurt prisonnier dans une ambulance allemande, - BERTHELOT Jean Marie Auguste
Aumônier breton, il enterre les morts sous les obus. De la Marne au Chemin des Dames, il accompagne les soldats sur les champs de bataille. - BERTRAND Louis Paul
Infirmier et aumônier sous les obus. Il s'effondre en relevant un blessé. Atteint très grièvement, quatre semaines d'agonie et la mort. - BESNEUX Léon Alphonse
Franciscain rentré d'exil pour servir. Au Chemin des Dames, il relève les blessés. Prisonnier en juin 1918, il connaît trois camps avant la liberté. - BEUSSE Édouard
Sous le feu pendant quatre ans. Il ramène un blessé sur ses épaules d'entre les lignes ennemies. Tué en avril 1918, balle en plein front, à 31 ans. - BILLARD Joseph Marie Victor
De la chaire à la cavalerie, du confessionnal à la tranchée. Quatre ans d'aumônerie ininterrompue. Le courage tranquille sous les tirs les plus meurtriers. - BINET Charles Joseph Henri
45 ans, directeur de séminaire, vicaire général. Il porte le secours physique et spirituel aux combattants. Il sera évêque de Soissons. - BIORET Edmond Marie Ernest
Prêtre, professeur, brancardier, aumônier. Il relève les téléphonistes ensevelis, panse les blessés des postes avancés. Tué à Berteaucourt, à trente ans. - BIROT Louis Georges Marie
Vicaire aumônier titulaire à cinquante-six ans. Sous le feu, il accompagne les combattants jusqu'au bout du danger. - BLANC Paul Théophile Eugène
Curé, brancardier-aumônier. Sous le feu, il ramasse les blessés, tombe à son tour, refuse d'être évacué avant les autres. Une jambe en moins. - BLANC Jean
De la mission de Chine aux tranchées de l'Yser. Aumônier, deux blessures, un œil perdu. Il sortait sous les obus pour relever les blessés. - BLANCHARD Alexandre Henri Léon
Hier vicaire en Vendée, aujourd'hui aumônier à Verdun. Frappé d'une balle à la tête, à la ferme de Thiaumont, en soignant un blessé. - BLANLEUIL Vincent
De l'ambulance aux vagues d'assaut. Vicaire devenu infirmier-aumônier, il choisit la première ligne, en Champagne, à Verdun, jusqu'à l'Italie. - BLAREZ Joseph Henri
Vicaire au Port-Louis, infirmier-aumônier à Verdun. Six jours, six nuits sous le feu de Thiaumont, à soutenir les vivants et consoler les mourants. - BOCQUERAZ Louis Antoine
Fondateur du journal diocésain, sergent-brancardier au régiment de Savoie. Quarante mois en première ligne. Mort d'épuisement à 38 ans. Légion d'Honneur. - BOCQUIN Jacques Félix
Étudiant exilé en Catalogne et en Suisse, brancardier aux Dardanelles, instructeur au Sénégal. Mort de fièvre à 28 ans. - BOEUF Louis Benoit Joseph
Vicaire brancardier et aumônier. Il tombe à trente et un ans en revenant de relever les blessés sous le feu. - BOGROS Victor François Marie
Missionnaire de Clermont, aumônier volontaire. Traverse une nappe de gaz pour les blessés de Froideterre. Deux ans plus tard, encore cité au Mont Kemmel. - BOISMARTEL Albert Edmond Pierre Marie
Vicaire breton, brancardier-aumônier au régiment de son pays. Blessé à la tête et capturé à Vierzy. Mort à l'hôpital militaire de Rennes, deux ans après. - BOISSON Jean Marie Charles
Né en Suisse, vicaire à Lyon, aumônier dans les tranchées, interprète aux postes d'écoute, fauché à 34 ans en reconnaissant seul une tranchée. - BONNAMOUR Louis Joseph
Chapelain, brancardier-aumônier d'artillerie. Quatre fronts, quatre ans sous le feu. Traversa la zone de barrage pour rapporter les blessés. - BONNET François Marie
Franciscain en sandales, sergent en uniforme. Guide ses brancardiers à travers Verdun et la Somme, garde le mépris du danger jusqu'à Damas. - BONNINIÈRE DE BEAUMONT (DE LA) Georges Marie
Comte béarnais, spiritain, aumônier dans les tranchées de Verdun. Sacré évêque en pleine guerre, il quitta le feu pour son île au-delà des mers. - BONSIRVEN Joseph Paul
Capturé puis délivré, capturé encore au Bois des Caures. Entre deux captivités, il monte à l'assaut avec ses zouaves pour secourir les mourants sous le feu. - BORDES Marie François Joseph
Aumônier volontaire à trente-six ans. Blessé deux fois, décoré, il survit à la Grande Guerre — la Résistance et Gaggenau l'attendent vingt-six ans plus tard. - BORDES Jean Louis Joseph
Curé du Gers, infirmier puis aumônier. Au front du premier au dernier jour, il soigne les corps avant de devenir, chez les chasseurs, le soutien des âmes. - BORDET Joseph Grégoire
Dominicain de la Province de Lyon, brancardier-aumônier. Blessé à la tête dès septembre 1914, il relève les vivants et identifie les morts pendant trois ans. - BORDET Pierre
De la chaire du séminaire aux obus toxiques. Sous les gaz du 7 septembre 1918, il se dépense jusqu'à la limite de ses forces auprès de ses camarades. - BORIE Alexis Philippe
Vicaire d'Objat, brancardier-aumônier au 172e. Tombé à Grivesnes en emportant des camarades blessés, sous un effroyable bombardement. - BORNOT Eugène Henri
L'âge l'exemptait, il s'engagea quand même. Aumônier sous le feu, il y laisse une jambe en relevant le courage des hommes. Chevalier de la Légion d'honneur. - BOSQ Pierre Alphonse
Aumônier de cavalerie, il parcourt les points les plus bombardés pour relever les blessés. Quatre ans au feu, fait chevalier de la Légion d'honneur. - BOSSENNEC Louis Joseph
De cuirassé en cuirassé, l'aumônier reste à la mer jusqu'au bout. Il embarque les blessés sous la fusillade. Chevalier de la Légion d'honneur. - BOUCARD Fernand
Vicaire belge, brancardier puis aumônier. Entre deux relèves de blessés, il rédige et dirige un journal pour les soldats des tranchées. - BOUISSOU Antoine
Réformé pour le cœur, récupéré pour le feu. Brancardier-aumônier sans armes, il pousse jusqu'à la tranchée ennemie pour ramener les blessés. - BOULHAUT Albert
Aumônier de la garnison de Verdun, né dans ses murs. Sous les obus, à cheval ou à pied, il relève les blessés et ensevelit les morts. - BOURGEAT Charles Marie
Docteur en théologie, curé de campagne, brancardier sous le feu. En plein jour, il relève les blessés sous les mitrailleuses, jour et nuit. - BOURGET Victor Louis Auguste
Prêtre professeur, infirmier et aumônier. Capturé au front, il devient le réconfort des prisonniers dans les camps. - BOUSSARIE Jean
Curé de village, aumônier embarqué. Il troque le presbytère pour les ponts des cuirassés et veille sur les marins. Chevalier de la Légion d'honneur. - BOUTRAIS Joseph Marie Étienne
Missionnaire d'Afrique devenu caporal-brancardier. Il porte les blessés sous les feux les plus meurtriers, avec la foi qui le tenait à sa mission. - BOUVET Joseph Marius
Curé, aumônier au plus près du feu. Il assiste les mourants en première ligne et inhume les soldats russes morts au front. Légion d'honneur. - BOUVIER Camille Élie
Missionnaire et aumônier bénévole. Il déterre deux hommes ensevelis au péril de sa vie, reste gazé à son poste, suit les vagues d'assaut. Légion d'honneur. - BOUVIER Félix Jules Joseph
Professeur monté au feu pour être le prêtre du bataillon. Il se dépense à relever les blessés et meurt en regagnant son poste violemment bombardé. - BOUVIER Frédéric Benoît
À plus de quarante ans, jésuite et brancardier volontaire. Il donne son sang pour sauver un sergent, puis tombe en partant à l'assaut. - BOUZINAC Benjamin Félix Ferdinand
Du cloître d'En-Calcat à l'ambulance du front. Aumônier-infirmier, il meurt sous les bombes en veillant les blessés. - BOYER François Camille Marie Jacques
Dispensé pour sa vue, il part quand même. Aumônier volontaire malgré l'âge, il porte un rapport sous le feu, suit l'assaut et finit gazé sur la Somme en 1918. - BOZEC Jean Louis
Lazariste et professeur, brancardier-aumônier chez les chasseurs. Il traverse un bombardement intense pour ramener son capitaine blessé et y trouve la mort. - BRANDI Pacifico
Capucin et aumônier d'artillerie sur la Piave. Malade, il monte sous le feu de barrage rejoindre les batteries les plus exposées et y reste toute l'action. - BRAUN François Joseph
Alsacien ayant choisi la France, prêtre et infirmier. À l'arrière, il rend une vie aux soldats aveugles et offre son propre sang pour sauver un blessé en 1918. - BRENDLEN François Joseph
Curé alsacien sous l'uniforme allemand. Aumônier d'un camp d'officiers français prisonniers, il les aide en secret et le paie de trois longs mois de prison. - BRILLAUD Maurice Alexandre
Prêtre que sa vue dispensait du feu, il y court de lui-même. Aumônier et brancardier, il relève les blessés au plus près de l'assaut, six fois cité. - BRISSET DES NOS Jean Baptiste Marie Julien
Frère prêcheur rappelé d'exil par la guerre. Aumônier volontaire au front, il sert les artilleurs sous les obus et en sort les poumons rongés. - BRONSARD Michel Marie
Prêtre réformé avant la guerre, volontaire pour le front. Brancardier-aumônier, gazé puis gravement blessé, il refuse d'être évacué avant la relève. - BROSSIER Léon Marie
De l'Ouganda aux tranchées de France. Brancardier et aumônier trois fois cité, il relève les blessés sous le feu et tombe, frappé à mort près des lignes. - BROTTIER Daniel Jules Alexis
Aumônier volontaire, légendaire à son régiment. Toujours au plus près du feu pour secourir les blessés, six fois cité, fait chevalier de la Légion d'honneur. - BROUSSE Jules Joseph René
Vicaire classé inapte, aumônier au feu malgré tout. Quatre ans à relever les blessés et enterrer les morts sous les obus, chevalier de la Légion d'honneur. - BRUCKERT Jean Adam
Prêtre et brancardier au front, aumônier de bataillon. Il secourt les blessés et inhume les morts sous le feu, jusqu'à tomber intoxiqué par les gaz. - BRULEY DES VARANNES Georges Prudent Marie
Missionnaire au Japon, aumônier de Marine, puis aumônier de corps d'armée au front. Officier de la Légion d'honneur, présent sous les bombardements. - BRULLOT Marie Joseph Gustave
« Excellent chef de demi-section. A toujours fait preuve de courage et d'entrain. Prêtre, n'a cessé de prodiguer aux blessés les soins les plus [...] » - BRUNEAU Marie Louis Henry
D'infirmier d'hôpital à aumônier de brancardiers. Sous les gaz et les explosifs, il relève les blessés au poste de secours et leur porte les secours du prêtre. - BRUNETEAU Émile Anatole
D'infirmier de l'arrière à aumônier de bataillon d'Afrique. Prêtre sous l'uniforme, trois fois cité à l'ordre, il est tué à l'ennemi dans la Somme. - BULLIARD Marie François Jules
Missionnaire en Inde, écarté pour sa vue, il exige le front. Brancardier-aumônier des chasseurs, blessé, il va relever son chef sous les mitrailleuses. - BURTIN René Joseph Marie
« S'est prodigué pendant toute la journée du 4 juin, en soignant les blessés, aidant les brancardiers qu'il a, par son exemple, encouragés à se [...] » - CABANEL Joseph Gilles Benjamin
Chanoine devenu aumônier au feu. Gazé en visitant les premières lignes, il refuse l'évacuation, puis va plaider outre-Atlantique la cause de la France. - CABARET Alphonse Léon
Curé devenu maréchal des logis, aumônier volontaire et brancardier. Sous le feu, il ensevelit les morts et porte les ordres ; deux fois il tombe, blessé. - CAMBIER Paul Henri Joseph
Sous-diacre et professeur, brancardier puis aumônier. Quatre années entières sur le front, à relever les corps puis à veiller les âmes, sans quitter la ligne. - CARBONEZ Léon Joseph
Prêtre et professeur, brancardier devenu aumônier. Sous le feu, il s'avance loin devant les lignes pour relever les blessés et leur porter secours. - CARNIN Alexandre Achille
Vicaire devenu aumônier au feu. Sous un barrage d'obus et de mitrailleuses, il s'élance relever un officier et passe le jour à secourir les blessés. - CARREL Fernand Ernest Émile
Vicaire de cathédrale, aumônier volontaire malgré un cœur fragile. Il a suivi le régiment dans tous ses combats, relevant les blessés sous le feu. - CASTAING François Marie
Curé de village, aumônier sur tous les fronts. Quatre ans durant, il relève les blessés et ensevelit les morts sous le feu, six fois cité et fait chevalier. - CASTELJAU (DE FAGET DE) Marie Jacques Antoine
Aumônier volontaire au milieu des combattants. Les soignants évacués, il dirige seul les soins sous les obus asphyxiants, puis tombe gazé à son tour. - CASTELLANI Giuseppe
Capucin d'Ombrie, mobilisé caporal. Aumônier auxiliaire de la Croix-Rouge, il consacre quatre années aux blessés et aux malades d'un hôpital militaire. - CAUQUIL Marius Philippe Casimir
Curé déclaré trop faible pour le service, aumônier de la flotte par choix. Au front sur sa demande, gazé aux premières lignes, il y poursuit sa mission. - CAUSANS (DE VINCENS DE) René Marie Joseph
Prêtre passé de Jérusalem à Rome, puis aux tranchées de la Somme. Aumônier volontaire d'un régiment actif, il tombe frappé à la poitrine. - CELLARD Francisque
Vicaire, puis aumônier de tirailleurs. Brancardier sous le feu pendant les quatre années de guerre, il sauve les vivants et inhume dignement les morts. - CHABROL TOURNOELLE Louis Marie Henri François (de)
Aumônier en tête des vagues d'assaut. Sous la mitraille, il bénissait et relevait les blessés, jusqu'à tomber à son tour. Chevalier de la Légion d'honneur. - CHANDELON José Marie Armand Olivier
Vicaire belge devenu aumônier militaire. En plein jour, sous le bombardement, il traverse le fleuve pour réconforter les blessés et les ramener. - CHAPERON Jules Eugène Joseph
Curé de village devenu aumônier divisionnaire. À tous les combats avec l'artillerie, il secourt les blessés, blessé lui-même. Chevalier de la Légion d'honneur. - CHARASSEL Jean Marie Joseph Pie
Homme de l'évêché, il a troqué la plume pour la civière. Aux côtés des jeunes chasseurs skieurs, il ramène les blessés du feu, exemple de calme et d'abnégation. - CHARDIN Marie Émile Joseph
Du confessionnal au champ de bataille, il porte les blessés là où le feu tue. Il en revient mutilé, amputé, ayant tenu jusqu'au dernier relevé de son unité. - CHASSANG Joseph Mary
Enseignant devenu brancardier-aumônier. Quatre ans sous les obus, d'une âpre franchise, il relève les blessés et reste au milieu des chasseurs jusqu'au bout. - CHAUDOYE Edmond Jules
Curé et aumônier titulaire. Sur tous les fronts, sous les obus, il porte secours aux blessés et les relève ; atteint à son tour, il reçoit la Légion d'honneur. - CHAUNAC-LONZAC Marie Joseph René (de)
Fils du comte, devenu vicaire de Paris. Mis à l'abri de l'arrière, il refuse l'exemption et s'engage aumônier, gagnant les postes avancés sous le feu. - CHÉREAU Alexandre François
Écarté pour raison de santé, ce vicaire rejoint le feu à sa demande. Blessé deux fois sans quitter la ligne, il décline sa permission pour rester au combat. - CHERVIER Jean Paul Louis
Sous les obus, ce prêtre soigne et console. Atteint d'une balle, il revient au feu, puis tombe aux mains de l'ennemi et passe des mois en captivité. - CHEVREAU Alexandre Hyppolite
Curé et docteur, il fonde un hôpital puis part au feu. Médecin et aumônier, il soigne les blessés sous les obus. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur. - CHOIMET Gabriel Moïse Joseph
Maître de chapelle puis aumônier volontaire, il porte la foi jusqu'en première ligne. Un obus l'y tue. Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume. - CLAVERIE Albert Gaston Fernand
Théologien devenu brancardier sous le feu. Trois fois blessé, jamais évacué, il arrache à la mort les blessés que la terre allait ensevelir. - CLÈRE Henri Marie André
Dignitaire d'archevêché devenu aumônier au feu. Enseveli par une mine, blessé, il se relève pour secourir d'abord les autres. Cinq citations, Légion d'honneur. - CLESSE Léon
Aumônier au feu des batteries bombardées. Sous les obus de gros calibre, il secourt les blessés et assiste les mourants. Chevalier de la Légion d'honneur. - COEN Alphonse Séraphin
De la chaire du collège en Belgique au feu du front. Aumônier de grenadiers, il se porte sous le bombardement au secours des blessés, quatre années durant. - COLLIGNON François Léopold
« Volontaire pour accompagner, le 25 juillet 1917, un groupe du 9e chasseurs dans l'exécution d'un coup de main sur un poste ennemi, a donné à tous un [...] » - COMPÈRE Joseph Charles Gaston
Curé de paroisse, brancardier sous le feu. Cité pour son sang-froid, il relève les blessés au plus fort des bombardements, réconfort de tous. - CONSTANT Alexandre Pierre Félix Noël
Missionnaire aux Indes, aumônier à Verdun. En première ligne pour les chasseurs à l'assaut, il tombe en exerçant son ministère. Légion d'honneur. - CONSTANT Jean Auguste
Prêtre, professeur, aumônier volontaire. De la chaire de séminaire aux colonnes d'assaut, il prodigue ses soins aux plus exposés sans quitter le feu. - COQUERET Paul Émile
Prêtre âgé, dégagé de tout service, il repart volontaire au feu. Sous les bombardements, il assiste les blessés en première ligne. Légion d'honneur. - CORVÉE Georges Joseph Émile
« Territorial venu sur sa demande au régiment, n'a pas cessé depuis un an de se dépenser sans compter, associant généreusement à ses devoirs sanitaires [...] » - CORVISY Lucien
Curé dispensé par l'âge, engagé volontaire à cinquante-trois ans. Quatre ans aumônier en première ligne, cinq fois cité, chevalier de la Légion d'honneur. - COSTE Eugène Antoine
Vicaire devenu aumônier volontaire au feu. Il panse les blessés sous les obus et ramène une section sans chefs ; gazé, officier de la Légion d'honneur. - COTE François Antoine
Aumônier de la Charité à Lyon, volontaire aux armées. De jour comme de nuit, il parcourt les tranchées de sa division et soutient les combattants sous le feu. - COTTAZ Joseph Frédéric
Curé mobilisé, soldat par choix au service de l'artillerie. Aumônier bénévole, il ravitaille l'infanterie et les batteries sous le feu, au plus fort du danger. - COUASNON Henri Marie François Xavier
De la mission à la ligne de feu. Aumônier deux fois gazé, il s'avance seul sous les mitrailleuses et rapporte les blessés que nul ne relevait. - COUDERC Albert Baptiste
Vicaire de Rodez, brancardier et aumônier au feu. Deux fois blessé, gazé en relevant les blessés, il creuse à mains nues pour sauver des ensevelis. - COULBOIS André Fernand Eugène
Il part à la place d'un père de famille. Séminariste, brancardier et aumônier, il meurt pour la France en cherchant les blessés tombés entre les lignes. - COURJAULT Joseph Marie Louis
Prêtre au chevet des mourants, brancardier au courage admirable. Il ramène les blessés sous la mitraille et tombe grièvement atteint au genou. - CRAYSSAC Pierre Joseph Paul
Curé de l'Aveyron, brancardier et aumônier sous les obus. Il relève les blessés sous le feu des lignes, jusqu'en Orient où la maladie l'emporte. - CRAYSSAC Paul Pierre
Missionnaire aux Indes, brancardier en France. Toujours volontaire sous le feu pour relever les blessés, il en revient mutilé, amputé d'une jambe. - CURAN Georges Gabriel
Prêtre en sûreté au ministère, il demande à partir. Aumônier volontaire, il soigne et réconforte les blessés sous les pires bombardements, trois fois cité. - CURÉ Edmond Louis Joseph
Prêtre et infirmier, il réclame le poste le plus exposé. Devenu brancardier-aumônier, il est frappé au cœur par un éclat d'obus au premier jour de l'offensive. - DABESCAT Barthélémy Louis Olivier
Aumônier au feu et chevalier de la Légion d'honneur. Sous les obus, il grimpe aux toits pour éteindre l'incendie et arrache les ensevelis à la mort. - DAMIDE René
Prêtre rédemptoriste et brancardier. Il fait rempart de son corps à un officier menacé, relève les blessés sous les obus, puis devient aumônier. - DANDEL Jean Louis
Vicaire et sergent. Son lieutenant tué, il prend la section, la dégage, la ramène à l'attaque, blessé. Aumônier volontaire, il relève ensuite les morts. - DANILO Joseph Marie
Vicaire engagé volontaire à vingt ans. Brancardier, il accompagne les groupes d'assaut et rentre le dernier, après avoir vérifié qu'aucun ne reste. - DANJOU André Jean Baptiste Constant
Curé de campagne, infirmier des forts de Verdun. Il sort sous le bombardement pour tenter d'arracher deux hommes très grièvement blessés à la mort. - DANSET Achille Désiré Joseph
« Depuis le début de la campagne, fait preuve du plus inlassable dévouement. N'a cessé un seul jour de visiter le secteur, des tranchées aux [...] » - DAPZOL Martin Joseph
Franciscain professeur en Suisse, aumônier volontaire dans les tranchées. Il relève les blessés sous le feu, deux fois blessé, chevalier de la Légion d'honneur. - DARBOT Marie Émile Ernest
Curé mobilisé comme aumônier divisionnaire. Blessé sous les obus pendant la première guerre, déporté pendant la seconde, il est revenu des deux. - DARCHE Harris
Prêtre américain venu au secours des nôtres. Il cherche les morts pour les ensevelir, seconde les chirurgiens et administre les mourants sous le feu. - DARTEIN Louis Marie Alphonse Auguste (de)
Chapelain en Italie, soldat au feu sur le front. Le bras brisé, ne pouvant plus tenir un fusil, il revient au combat comme aumônier volontaire. - DASSONVILLE Joseph Marie Justin Carlos
Professeur jésuite réformé pour le cœur, il s'engage pourtant. Aumônier au feu, il passe sous les obus sans se baisser et relève jusqu'à un ennemi blessé. - DAVID Jean Gustave
Curé de campagne, aumônier titulaire au feu. Toujours aux avant-postes, blessé près d'une batterie exposée, il tient le moral des hommes. Légion d'honneur. - DAVOINE Prosper François Marie
Prêtre-brancardier venu de l'arrière à la première ligne. Sous les bombardements, il relève les blessés et va reprendre les morts au-delà des tranchées. - DE BEIR Paul L.
Prêtre-aumônier belge, jamais à l'arrière. Il franchit sous le feu la zone battue pour relever les blessés et rapporter entre les lignes les corps des tués. - DE COSTER Eugène
Professeur devenu aumônier au feu. Quatre ans au front de Flandre, gazé et évacué, il repart à peine remis rejoindre les siens sous les obus. - DÉAT Jean
Prêtre jésuite, aumônier volontaire trois fois blessé. Toujours aux points les plus exposés, il sort sous la mitraille pour un blessé et meurt à ses côtés. - DEBOCK Joseph Léandre
Franciscain belge, aumônier au front. Sous la fusillade, il s'élance en plein jour vers les blessés qui l'appellent, les panse et les ramène vivants. - DÉCISIER Auguste François
Aumônier jésuite, réformé et pourtant volontaire. Sous les obus, il ramène les blessés et ensevelit les morts. Deux blessures, six citations, Légion d'Honneur. - DECLUDT Paul
« Appartenant à la classe 1896 et soldat du service auxiliaire, a demandé à servir comme infirmier-aumônier dans un régiment de l'active. Infirmier [...] » - DEGRELLE André Joseph
Vicaire de Paris, aumônier volontaire au feu. Blessé, il refuse l'évacuation et reste aux premières lignes pour secourir les hommes. Légion d'Honneur. - DEKOWSKI Jean Joseph
Prêtre polonais des États-Unis, engagé volontaire dans l'armée polonaise de France. Aumônier sous le feu, il porte aux soldats sa foi et son patriotisme. - DELAHAIE Joseph Eugène
Prêtre au front, il relève les blessés et console les mourants. Un obus le tue en première ligne, alors qu'il assiste un homme à l'agonie sous le feu. - DELATRE Cornil Émile Henri
Vieux prêtre que l'âge dispensait, il demande le front. Gazé deux fois, il dirige les brancardiers sous les obus et console les blessés. Légion d'Honneur. - DELÉGLISE Jean Marie
Missionnaire au Canada, aumônier des chasseurs sous le feu. Il porte un blessé sur ses épaules, se relève pour avancer, tombe d'une balle au front. - DELHOSTAL Jean
Curé du Cantal, brancardier des artilleurs. Au front dès le premier jour, il relève les blessés sous les obus et leur porte secours quatre ans durant. - DELOLME Jean Hippolyte
Sergent, il rend ses galons pour devenir brancardier. Seul sous le feu, il va chercher un blessé et tombe grièvement atteint, la vision d'un œil perdue. - DELOR Jacques Henri
Prieur dominicain, aumônier des chasseurs alpins. De l'Alsace à l'Italie, il vit en première ligne et réconforte les blessés sous le feu. Légion d'Honneur. - DENOUAL Clément Pierre
Vicaire devenu infirmier, puis aumônier au front. Au plus près des blessés qu'on ne peut évacuer, il soutient les corps puis les âmes jusqu'au bout. - DOMERGUE Emmanuel Lucien
Prêtre-infirmier de l'armée d'Orient, trois fois rapatrié malade. Il repart toujours, soigne les fiévreux et arrache à la neige les blessés gelés. - ÉPALLE Jean Claude Marie
Vicaire, brancardier, combattant. Pendant que son frère et sa sœur pansaient les blessés, lui tombait à Écuvilly, dix semaines avant l'armistice. - FRADIN Alphonse Henri
Curé de campagne, à quarante ans volontaire au front. Brancardier deux fois blessé, il relève les blessés sous le feu, officier de la Légion d'honneur. - GIUDICELLI Paul Hyacinthe Marie Marc Louis
« Aumônier volontaire qui, depuis son arrivée au régiment en décembre 1916, a toujours fait preuve du dévouement le plus grand. Le 15 avril 1917, s'est [...] » - NOIZET Maurice Urbain
Vicaire de Reims, aumônier des tranchées. Il panse les blessés sous le feu et soutient les combattants, avant d'être capturé et interné en Allemagne. - PERRIN DE BOISLAVILLE François Joseph Marie Pierre
Vicaire à Chartres, aumônier volontaire détaché à l'artillerie. Au secours des blessés sous le feu, quatre jours et quatre nuits sur l'Aisne. Blessé à Verdun. - TRILLES Henri Louis Marie Paul
Ethnographe au Congo, aumônier des tranchées. Trois fois blessé, il sort du feu relever blessés et morts en avant des lignes. Légion d'Honneur.
Sources
Sources primaires d’époque :
- Mgr Lucien Lacroix, Le Clergé et la Guerre de 1914, tome XIV — Les Aumôniers militaires, Paris, Bloud et Gay, 1916, consultable sur Gallica.
- Joseph-Papin Archambault, S.J., Le prêtre sur le champ de bataille, Montréal, 1916, chapitre « Aumôniers militaires », p. 123-126.
- Livre d’or du Clergé et des Congrégations 1914-1922, tome 1, Bonne Presse, Paris, 1925. Gallica, BnF.
Source secondaire :
- Xavier Boniface, L’aumônerie militaire française (1914-1962), thèse de doctorat sous la direction de René Rémond, Université Paris X-Nanterre, 1997.














































































































































































