
Date de naissance : 30 novembre 1878
Commune de naissance : La Voulte-sur-Rhône
Département de naissance : Ardèche
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Prêtre
Qualité (formulation Livre d'or) : Chanoine titulaire, chancelier de l'archevêché
Diocèse : Besançon
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Doubs
Établissement de rattachement : archevêché de Besançon
Famille
Père : Émile Marie Charles Jacques
Mère : Sarah Marie Valérie DAVID
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 30 septembre 1914
Fonction militaire principale : Aumônier
Fonction militaire secondaire : Infirmier
Grade final : Aumônier territorial
Unité finale : GBD 59
Parcours militaire :
- 30 septembre 1914 : mobilisé au service auxiliaire, affecté comme infirmier à l’hôpital civil de Baume-les-Dames, puis à l’hôpital auxiliaire de Besançon.
- mars 1916 : à sa demande, il rejoint le front comme aumônier volontaire, au groupe de brancardiers divisionnaire 45 (GBD 45).
- 18 juillet 1916 : blessé à la tête à Badonviller, en service commandé (chute de bicyclette).
- février 1917 : passé au GBD 29.
- septembre 1917 : passé au GBD 55.
- septembre 1918 : passé au GBD 152.
- 17 octobre 1918 : à Marcy, dans l’Aisne, enseveli par l’explosion d’une mine à retard, il est commotionné et blessé (épaule gauche, cuir chevelu, main droite) ; à peine dégagé, il ne songe qu’à secourir les autres blessés.
- janvier 1919 : passé au GBD 59.
Théâtre des opérations :
1916 — Verdun, Mort-Homme, cote 304 (mai), Badonviller, Somme, Rancourt, Bouchavesnes (septembre), Nieuport.
1917 — Nieuport, forêt d’Houthulst (septembre), Craonne, Chemin des Dames (novembre), la Ville-aux-Bois, Juvincourt (décembre-janvier 1918).
1918 — Chauny (mars), Moulin-sous-Touvent, Nampcel, Pont-Saint-Mard, Ham, Saint-Quentin, Guise.
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 15 février 1919
Lieu : Se retire à Besançon
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : division, 28 mai 1916
Texte :
Forçant l'admiration de tous, les brancardiers divisionnaires (sur les contrôles desquels figurait M. l'aumônier Clère) n'ont cessé, sous l'énergique impulsion de leur chef, malgré les bombardements des 19, 20 et 21 mai et les tirs de barrage, d'assurer de nuit et de jour la relève des blessés, et ont dû, certain jour, doubler le service des brancardiers régimentaires, très éprouvés par le feu.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : régiment, 27 septembre 1916
Texte :
Aux combats de mai et septembre 1916, a exercé son ministère dans les zones les plus dangereuses, apportant aux blessés le réconfort moral qu'ils sollicitaient.
Citation n°3
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : division, juin 1918
Texte :
Aumônier volontaire. Depuis son arrivée à la division, visite journellement les premières lignes, parcourt les parages les plus exposés. S'est particulièrement distingué au cours des derniers combats, en coopérant en première ligne, sous de violents bombardements, à la relève des blessés.
Citation n°4
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : division, 17 juin 1918
Texte :
Sous l'impulsion du médecin-major de 2e classe Pradel, chef du GBD 55, les officiers (sur les contrôles desquels figurait M. l'aumônier Clère), les gradés et soldats de cette unité ont eu au cours de la bataille une conduite digne d'éloges. Ils ont fait preuve d'énergie et de mépris du danger en venant spontanément renforcer les équipes sanitaires des régiments et relever bon nombre de blessés en toutes premières lignes, en plein combat, sous le feu de l'ennemi.
Citation n°5
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : brigade, 13 novembre 1918
Texte :
A été fortement contusionné, en diverses parties du corps, par l'explosion d'une mine à retard, dans une petite maison où il se trouvait cantonné avec une partie du GBD, et a coopéré aux travaux de déblaiement pour dégager les blessés ensevelis sous les décombres.
Décorations
Légion d'honneur
Grade / Classe : Chevalier
Date d'obtention : arrêté du 24 mai 1919 (pour prendre rang du 15 avril 1919, JO du 27 mai 1919)
Circonstances :
Classé dans le service auxiliaire au début de la campagne, a fait de pressantes démarches pour venir au front comme aumônier volontaire. De mars 1916 à la cessation des hostilités, a pris part à toutes les opérations d'une division d'élite, constamment en première ligne dans les périodes de tranchées, aux endroits les plus dangereux dans le combat, pour y porter aux blessés le réconfort de son ministère. Le 17 octobre 1918, dans l'Aisne, enseveli dans l'explosion d'une mine allemande, n'a songé, aussitôt dégagé et sans se soucier de ses propres blessures, qu'à porter secours aux autres blessés, donnant ainsi le plus haut exemple d'abnégation. Une blessure antérieure. Cinq citations.
Croix de guerre
Décoration(s) étrangère(s)
Détail :
Chevalier de l'Ordre de la Couronne de Belgique (26 avril 1920)
Autre décoration
Détail :
Médaille d'or de l'Union des Femmes de France (31 décembre 1919)
Informations complémentaires
Au poste de secours de Craonne, il a reçu une lettre de félicitations du médecin-major pour son dévouement auprès des blessés atteints par les gaz vésicants (14 novembre 1917).
Après la guerre, il a été nommé aumônier militaire en 1924.
Il est décédé le 24 juin 1950 à Besançon.
Voir aussi
Articles connexes
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Acte de naissance — Archives départementales de l’Ardèche, La Voulte-sur-Rhône, acte n° 155, 2 décembre 1878.
Fiche matricule — bureau de recrutement de Longwy, classe 1898, matricule n° 1207.
Dossier Léonore — Archives nationales, dossier de Légion d’honneur, cote LH//552/39.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

