Plus d’un millier de prêtres, séminaristes, religieux et frères de congrégation furent infirmiers Grande Guerre dans les rangs du Service de santé, pour le seul tome 1 du Livre d’or du Clergé et des Congrégations. Versés au service auxiliaire en vertu de la loi de 1889, ils ont tenu les ambulances de division, les hôpitaux d’évacuation, les trains sanitaires et les hôpitaux temporaires de l’arrière. Aux côtés des médecins, ils ont déshabillé, pansé, veillé, fermé les yeux. Cette page rassemble ce que les contemporains ont écrit de cette fonction.
L’infirmier ecclésiastique panse, soigne, veille au chevet des blessés. Son service prolonge celui des brancardiers du clergé, qui ramènent les corps depuis la première ligne jusqu’aux ambulances, et précède souvent celui des aumôniers militaires, appelés au chevet des mourants pour le soin des âmes. Plus en amont encore, dans les tranchées d’où viennent les blessés, le clergé combattant des unités de ligne sert le fusil à la main. Quatre fonctions distinctes au sein du service de santé aux armées, que la guerre a parfois réunies dans un même homme.
Un Service de santé débordé, une organisation parallèle
Le 2 août 1914, la 7e direction du ministère de la Guerre, chargée du Service de santé des armées, doit faire face à des problèmes nouveaux et illimités. Le règlement de 1910, revu en 1912, est dépassé en quelques semaines par l’ampleur de la guerre moderne : blessures d’artillerie et d’éclats de shrapnels, combats sans trêve, pas de bases fixes pour le service de santé, évacuations sanitaires irréalisables faute de trains et de voies ferrées disponibles. Avec 10 490 médecins, dont 1 495 seulement de carrière, le corps de santé est en sous-effectif d’au moins 7 000 hommes par rapport aux prévisions.
Le résultat est connu : du 2 août au 31 décembre 1914, la seule 7e direction prend en charge 798 833 blessés français et des troupes d’Afrique, et 322 672 malades. Plus d’un million d’entrées en quatre mois. Les postes de secours régimentaires sont submergés. Les blessés sont entassés dans des écoles, des églises, des maisons particulières. La presse s’en émeut : Maurice Barrès, dans L’Écho de Paris du 23 septembre 1914, titre « Les blessés sont faits pour être guéris » ; Clemenceau voit son journal L’Homme libre interdit pour un article jugé trop critique.
L’arrêté ministériel du 9 octobre 1914 crée enfin une direction générale du Service de santé aux armées et encourage vivement le recours au bénévolat. D’août 1914 à la moitié de 1915, la très large majorité des soins aux soldats blessés sera le fait de cette organisation parallèle : les trois sociétés de la Croix-Rouge française (S.S.B.M., A.D.F., U.F.F.), 192 000 adhérents, près de 900 comités locaux, près de 1 500 hôpitaux auxiliaires, 89 infirmeries de gare, 90 cantines de gare, 68 000 infirmières mobilisées. À leurs côtés, partout, les institutions sanitaires catholiques et leur personnel soignant — les religieuses-infirmières que la loi Combes avait pourtant chassées des hôpitaux publics en 1905.

Source : BDIC / L’Argonnaute, VAL 507 (007R)
Qui sont les infirmiers du clergé ?
Les ecclésiastiques de plus de trente ans, ceux qui avaient fait leur service avant 1905, sont versés au service auxiliaire en vertu de la loi du 15 juillet 1889. Mobilisés en août 1914, ils sont affectés aux sections d’infirmiers militaires (S.I.M.), aux ambulances de division, aux hôpitaux d’évacuation, aux trains sanitaires, aux hôpitaux temporaires de l’arrière. Beaucoup les plus jeunes, eux, partent dans la troupe avec le fusil ou le brassard de brancardier.
Le dépouillement du premier tome du Livre d’or du Clergé et des Congrégations (lettres A à K, 10 296 entrées) fait apparaître 1 142 ecclésiastiques portant la mention d’infirmier dans leur grade ou leur unité, soit près d’un sur neuf. Près de 200 ont servi dans une section d’infirmiers militaires identifiée ; plus de 500 sont passés par les ambulances de l’avant ou les hôpitaux temporaires. Beaucoup ont cumulé les fonctions : 159 ont été à la fois infirmier et aumônier, 141 ont alterné l’infirmerie et le brancardage. Mgr Lucien Lacroix, ancien évêque de Tarentaise, estimait dès 1916 que les ecclésiastiques étaient « plus nombreux encore parmi les infirmiers que parmi les brancardiers », ce qui s’expliquait, écrivait-il, par le fait que « les qualités requises pour l’exercice du ministère sacerdotal, la douceur, la patience, le zèle, le dévouement et la maîtrise de soi, les prédisposent plus que d’autres aux besognes charitables ».
L’ambulance de l’avant : un poste de secours agrandi
Les ambulances volantes ou divisionnaires fonctionnaient, selon Mgr Lacroix, « comme des postes de secours agrandis qui s’installent, toujours à titre provisoire, à proximité du champ de bataille : assez près pour que les blessés puissent y être apportés rapidement, assez loin pour se trouver à l’abri des balles et des obus ». Dans Le Clergé et la guerre de 1914 (1916), il publie la lettre d’un prêtre savoyard, à la tête d’une équipe d’une douzaine de prêtres-infirmiers, qui décrit le fonctionnement quotidien :
« Notre personnel dirigeant comprend 9 officiers d’administration et 7 majors. Nous sommes 37 infirmiers et 12 soldats du train pour le service des chevaux et voitures. Pratiquement, le nombre des infirmiers se réduit à une vingtaine pour le service des blessés et des malades, les autres étant absorbés par les services accessoires : corvées de ravitaillement, cuisine et service des officiers. »
« L’ambulance s’établit le mieux, ou plutôt le moins mal possible, dans un village voisin des postes de secours, ordinairement à 5 ou 6 kilomètres de la ligne de feu, quelquefois bien plus près. L’installation est des plus rudimentaires : nous plaçons, dans un hangar ou dans une grange, deux ou trois supports-brancards avec les objets nécessaires pour les pansements et nous attendons l’arrivée des blessés, qui nous sont amenés en voiture ou transportés par les brancardiers ; quelques-uns arrivent à pied. »
« L’on procède aussitôt à l’interrogatoire des blessés pour savoir l’endroit et la nature de leurs blessures. Ceux qui ont déjà un pansement fait dans de bonnes conditions sont dirigés immédiatement dans un local voisin, où ils attendent l’heure de l’évacuation. Ceux qui ont besoin d’être pansés sont mis sur le support-brancard où chaque major opère suivant sa spécialité. Notre rôle est bien limité : nous n’avons qu’à déshabiller et à transporter le blessé sans trop le faire souffrir. Nous n’intervenons pas pour le pansement lui-même ; c’est le major seul qui est chargé de ce soin. »
Le pansement, lui, est sommaire : « badigeonnage de teinture d’iode, ouate et bande, gouttière pour les membres fracturés, et c’est tout ». L’asepsie chirurgicale, encore mal maîtrisée à l’avant, sera l’un des grands progrès de la guerre — mais lent, et payé cher.

Source : BDIC / L’Argonnaute, VAL 453 121
L’évacuation et les grands blessés
Une fois pansés, les blessés sont triés. Ceux qui peuvent partir à pied sont évacués par groupes ; les autres attendent les automobiles sanitaires. Dans le même récit savoyard recueilli par Mgr Lacroix :
« Les blessés sont placés sur de la paille ou sur un matelas, quand nous avons la bonne fortune d’en trouver, et rangés suivant la nature des blessures. Dès que nous atteignons les chiffres de 100 à 150 hommes, le médecin-chef de l’ambulance avertit le service d’évacuation, et bientôt une douzaine de grandes automobiles arrivent qui emmènent les blessés dans les hôpitaux d’évacuation du voisinage. »
« Nous ne gardons que ceux qu’on appelle les grands blessés et qui ne peuvent être transportés sans danger ; la plupart de ces malheureux meurent au bout d’un jour ou deux. Nous devons alors nous improviser fossoyeurs ou croque-morts. »
L’évacuation elle-même est un chapitre de la défaillance organisationnelle des premiers mois. L’armée disposait de cinq trains sanitaires permanents au mobilisation ; il fallut leur adjoindre cent quinze trains improvisés, faits de wagons de marchandises dans lesquels on plaçait douze brancards. Pas de médecin à bord pour la plupart : seules les infirmières des cantines de gare et les prêtres-infirmiers des infirmeries d’étape pouvaient assurer le passage. Soissons et Vitry-le-François pour les gares régulatrices, Bar-le-Duc, Château-Thierry, Reims, Épernay pour les cantines : les prêtres-infirmiers de la 6e Région ont vu défiler, pendant des semaines, les wagons sanglants qui descendaient vers l’arrière.
Action religieuse au lit du blessé
Si la besogne matérielle ne distinguait pas le prêtre-infirmier de ses camarades, c’est par l’attention au blessé que les hommes le reconnaissaient. Toujours dans la lettre savoyarde :
« L’influence la plus heureuse que nous puissions avoir, parmi nos blessés, c’est celle de l’exemple. Elle s’exerce ainsi d’une façon plus discrète et plus continue. La régularité dans le service, la bonne tenue, l’empressement à faire les corvées les plus rebutantes et surtout le dévouement dans les soins à rendre aux blessés et aux malades, sont les principaux indices auxquels on découvre le prêtre sous l’habit d’infirmier. »
« — Vous êtes prêtre ? me dit tout à coup un blessé, auprès duquel je veillais un jour.
— À quoi le reconnaissez-vous ?
— À la façon dont vous nous soignez, me répondit-il. Les autres infirmiers n’ont pas pour nous les soins délicats et empressés que vous autres, prêtres, vous savez nous donner. »
Cette confiance se traduisait dans le service quotidien. Les majors signalaient eux-mêmes au prêtre-infirmier ceux qui étaient en danger de mort. « Grâce à cette liberté de mouvements dont nous jouissons auprès des hommes, bien rares sont ceux qui meurent sans avoir été assistés et consolés par le prêtre », écrit le savoyard. Et Mgr Lacroix ajoute, à propos des moribonds : « C’est surtout quand ils sentent que la vie est sur le point de leur échapper, qu’ils supplient le prêtre-infirmier de ne pas les abandonner. »
Mgr Lacroix observait avec une lucidité notable la hiérarchie sociale qui séparait, dans le même uniforme, le prêtre-aumônier — assimilé officier supérieur — du prêtre-infirmier ou brancardier — soldat de deuxième classe :
« Militairement, les aumôniers constituent une élite, presque une aristocratie. Entre eux et les brancardiers et infirmiers, il y a la même distance qu’entre un capitaine et un soldat de deuxième classe. Il a suffi de la lettre de service émanée du Ministère de la Guerre pour leur faire faire, dans la hiérarchie militaire, un bond qui les a immédiatement placés au-dessous des officiers supérieurs, tandis que les brancardiers et infirmiers, hier leurs confrères, leurs égaux, peut-être leurs supérieurs dans la hiérarchie ecclésiastique, sont confinés dans les obscures et peu reluisantes besognes du service sanitaire, sans autre espoir d’avancement que les galons de laine de caporal. »
Cette inégalité, ajoutait-il, ne durerait que le temps de la guerre : « Quand la paix aura remis toutes choses dans l’ordre, on peut être assuré que les aumôniers ne tireront aucune vanité du triple galon d’or qui aura orné leur calot, et que les infirmiers ne garderont aucune amertume des corvées de toute sorte auxquelles ils auront été astreints dans les ambulances et les hôpitaux. La charité sacerdotale aura vite effacé toutes les vaines démarcations du temps de guerre. » Reste que, pendant quatre ans, beaucoup de prêtres-infirmiers ont vécu cette mise au rang du soldat de deuxième classe comme un trait de leur condition.
Une formation rudimentaire, reconnue tardivement
Le savoyard cité par Mgr Lacroix ne dissimulait pas les limites du dispositif :
« En résumé, notre instruction technique est bien limitée. Dans l’ambulance, il n’y a que cinq ou six infirmiers, qui seraient capables de faire un pansement suivant toutes les règles de l’art. Ce manque de préparation technique est regrettable, car nous pourrions rendre plus de services à nos camarades. Cette lacune résulte évidemment de ce fait que nos périodes de 28 jours ont été consacrées au balayage des salles et des escaliers, ou à faire des écritures dans les bureaux des hôpitaux militaires, au lieu d’apprendre le métier d’infirmier. »
Les trois sociétés de la Croix-Rouge ont compensé cette carence par un effort de formation massif. L’Union des Femmes de France a délivré 3 159 diplômes d’infirmière et 2 607 diplômes d’infirmière auxiliaire en 1914 et 1915. L’Association des Dames françaises ouvrait dès le 17 août 1914 des cours à l’hôpital-école Michel-Ange du XVIe arrondissement, d’où sortirent 2 434 infirmières diplômées. La Société française de secours aux blessés militaires, auxiliaire du Service de santé depuis 1864, dispensait, elle, depuis 1881, des cours centrés sur la médecine et la chirurgie de guerre. Côté ecclésiastique, l’apprentissage s’est fait sur le tas : l’infirmier-prêtre apprenait à déshabiller un blessé, à laver une plaie, à fermer une mâchoire, en regardant le major opérer.
La reconnaissance officielle est venue tardivement. Le 1er mai 1917 furent épinglées les premières médailles de la Croix-Rouge pour les infirmières volontaires. Pour les prêtres-infirmiers, les citations à l’ordre du régiment, de la division ou de l’armée se sont multipliées à partir de 1916 — mais rarement avant. Les fiches du Livre d’or en gardent la trace.
Les infirmiers Grande Guerre du clergé dans le
tome 1 du Livre d’or
Cette page sera enrichie au fil des publications des fiches individuelles des infirmiers Grande Guerre issus du premier tome du Livre d’or du Clergé et des Congrégations.
147 fiches publiées à ce jour. La liste s'enrichit au fil des publications.
- ALDIN Camille Joseph
Curé monté en ligne. Brancardier un jour, combattant le lendemain, il prend l'éperon et le village avant qu'une blessure ne l'arrête. - ALEXANDRE Paul Henri
Curé brancardier malgré l'âge. Là où les obus pleuvent, il va relever les blessés au fond du ravin. - ALLARD Abel Fernand
Vicaire, mitrailleur et brancardier. Volontaire pour les missions les plus risquées, il finit prisonnier après avoir relevé les blessés. - ALLORY Pierre Marie Édouard Louis
Frère enseignant, brancardier et infirmier. Sous le feu des grandes attaques, il va chercher les blessés un à un. - ALQUIER Paul Émile
Vicaire devenu infirmier-brancardier, parti à trente-six ans. Il tombe dès les premières semaines de guerre, au chevet des blessés qu'il soignait. - AMARLIC Édouard François
Prêtre de campagne et brancardier, prisonnier de guerre. Au camp, il veille les typhiques au péril de la contagion ; libéré, il regagne la ligne de feu. - ANGE Adolphe François Joseph
Au commencement d'une épidémie de typhus, s'est offert volontairement pour soigner les malades qui avaient contracté la terrible affection. - ANNEREAUD René
Curé, infirmier, aumônier. Monté au front sur sa demande, il relève les blessés et recense les morts du champ de bataille. - ASTRUC Louis Lucien Emile
Infirmier au front d'un bout à l'autre du conflit. Il a sauvé des inconnus et perdu ses deux fréres cadets, le marié et son témoin. - ATHOR Jean
Missionnaire devenu canonnier-brancardier. Venu au front sur sa demande, il relève les blessés jusqu'à l'être grièvement. - AUBERT Marie Dominique Joseph Alfred
Vicaire à peine arrivé au front. Il tombe dès le lendemain, frappé au poste de secours, à vingt-huit ans. - AVRIL Jules Jean Joseph Marie François
Professeur devenu infirmier. Aux jours d'attaque il soigne sous le feu ; le paludisme manquera l'emporter. - BALLANDRAS Jean Marie Jules
Vicaire infirmier au groupe de brancardiers. Sur l'Ourcq, il relève et évacue les blessés au plus près du combat. - BALLY Joseph Félix
Prêtre venu de Terre sainte. Infirmier et aumônier, il soigne les blessés au bord de l'encerclement. Intoxiqué par les gaz. - BARALON Pierre Jean Joseph
Vicaire de quarante-cinq ans, infirmier-brancardier. Endurant et courageux, il sert encore d'agent de liaison sous le feu. - BARAT Gabriel Arthur
Oblat de Marie, infirmier-aumônier volontaire. Engagé au groupe de brancardiers, il reléve les blessés sous le feu. Intoxiqué deux fois. - BATUT Jean Marie
Prêtre professeur, infirmier-brancardier. Frappé au front des Flandres, il meurt des suites de ses blessures à trente-deux ans. - BAUDOT Albert Jacques
Du tableau noir aux Balkans. Frère-infirmier, il ravitaille la ligne de feu, panse les blessés sous les obus, et tombe frappé d'une balle. - BAYARD Jean Jacques Antoine
Du silence du cloître au fracas des obus. Trappiste devenu infirmier, il sauve les blessés quand l'ambulance est bombardée. - BÉAL Joseph
Prêtre professeur devenu infirmier. Calme sous le feu, il soigne les blessés là où tombent les obus. - BEAUBERT Raoul Joseph
Curé parti volontaire à la place d'un père de famille. Deux fois blessé, le genou raidi par un éclat d'obus, il finit prisonnier jusqu'à l'armistice. - BEAUCORPS (DE) Rémy Henry Geoffroy Marie
Jésuite exilé devenu infirmier de guerre. Un jour entier sous la fusillade et les gaz, il transporte les blessés sur un terrain battu par le feu. - BÉCHET Joseph
Marche de jour et de nuit avec calme et sang-froid, sous le bombardement très actif de l'artillerie ennemie. — Verdun, juin 1916 - BELLANGER Joseph Marie Georges
Infirmier sous violent bombardement, enterré et blessé par un obus le 18/03/1916, dégagé il se relève et soigne ses camarades. Quitte le front sur ordre. - BERLIOZ Joseph François
Vicaire dauphinois, infirmier de guerre. Dépôts d'étapes, trains sanitaires, brancardage divisionnaire : toute la chaîne de soin, du repli à la première ligne. - BERNARD Louis Constant
Rédemptoriste exilé en Italie, rappelé par la France à 38 ans. 4 ans à porter les blessés de Verdun au Mort-Homme jusqu'à la poursuite finale. - BERTRAND Louis Paul
Infirmier et aumônier sous les obus. Il s'effondre en relevant un blessé. Atteint très grièvement, quatre semaines d'agonie et la mort. - BIZEUL Jean-Marie Clément
Port-au-Prince, Puerto-Rico, Houthulst. Prêtre dans une mission antillaise, il rentre, demande le bataillon plutôt que l'arrière. Volontaire pour la ligne. - BIZON Clément Louis Marie
Montfortain exilé en Hollande, il rentre servir. Infirmier, puis sergent au feu. Tué à 24 ans à Bouchavesnes, en menant ses hommes hésitants à l'assaut. - BLANCONNIER Alfred Frédéric
Vicaire de Luçon, infirmier au front. Capturé en Champagne, interné en Allemagne deux ans. Rentré, reparti à Salonique. - BLANDIN Émile
Curé de Mauvages, infirmier à Verdun et à Bar-le-Duc. L'Italie en décembre 17. Réformé pour ulcères en 1922. - BLANLEUIL Vincent
De l'ambulance aux vagues d'assaut. Vicaire devenu infirmier-aumônier, il choisit la première ligne, en Champagne, à Verdun, jusqu'à l'Italie. - BLAREZ Joseph Henri
Vicaire au Port-Louis, infirmier-aumônier à Verdun. Six jours, six nuits sous le feu de Thiaumont, à soutenir les vivants et consoler les mourants. - BLIN Jean Baptiste
Du scolasticat de Carthage aux tranchées de Hudova. Sous le feu serbe, le sergent-infirmier organise l'évacuation des blessés. - BLOIS Pierre
De Worcester à Andrinople, de Champagne au Danube. Assomptionniste polyglotte, infirmier sous le feu, interprète de bulgare dans la poursuite des Bulgares. - BOCHER Pierre Marie
Vicaire en Haïti, prisonnier à la Marne, rapatrié, blessé en Aisne, brancardier en Macédoine. Quatre années de guerre, quatre théâtres, une captivité. - BOCQUET Jean Marie
Curé de campagne, brancardier au G.B.D. Le 4 juin 1916, ravitaille seul un poste de secours exposé, sous les mitrailleuses, en rampant. - BOÉTARD François
Spiritain breton, infirmier-brancardier. Dix mois à la Côte du Poivre, à diriger les évacuations et les inhumations sous l'artillerie ennemie. - BOIDIN Rodolphe
Séminariste lillois, brigadier-infirmier dans l'artillerie. Seize mois sans interruption à Verdun, à secourir les blessés sous les bombardements. - BOIS Frédéric Louis Joseph
Missionnaire au Japon devenu infirmier alpin. Relève les blessés sous le feu, panse les nuits entières en avant des lignes. Trois citations. - BOMEY Rémi Louis Cornil
Frère mariste du Nord, sergent du 8e R.I. Deux fois blessé, prisonnier en Champagne, deux ans interné en Allemagne. Rentré chez lui en mai 1919. - BOMEY Lucien Gaston Cornil
Frère mariste de 19 ans en 1914, sergent mitrailleur en 1918. Bravoure remarquée à Moreuil et sur l'Avre. Diphtérie à Strasbourg. Démobilisé en 1919. - BONGARD Jean Marie Joseph
Franciscain breton exilé en Hollande, mobilisé à 30 ans. Agent de liaison sous les bombardements en Champagne, huit jours sous le feu, démobilisé en 1919. - BONIFAY Clément Siméon
Diacre en 1914, prêtre en 1917 pendant une permission. Cinq ans infirmier au régiment colonial, deux citations, démobilisé en août 1919. - BONNEMAYRE Eugène Basile Marius
Du Honduras à Cerisy-Gailly. Salésien rentré d'Amérique pour soigner les blessés. Atteint sous le feu, mort à l'hôpital, inhumé sous la terre de la Somme. - BONSIRVEN Joseph Paul
Capturé puis délivré, capturé encore au Bois des Caures. Entre deux captivités, il monte à l'assaut avec ses zouaves pour secourir les mourants sous le feu. - BONTÉ Henri Marcel
Séminariste des missions lointaines, brancardier des tranchées. De l'Orient au front de France, il relève les blessés et ensevelit les morts sous le feu. - BORCELLE Édouard Philippe
De la cathédrale aux ambulances de Salonique. Il meurt en Grèce d'un mal contagieux pris au chevet des malades. - BORDENAVE Auguste
De l'école du village aux ambulances du front. Il tombe à Vrély, foudroyé par un éclat d'aviation au milieu de ses hommes. - BORDES Maurice Auguste
D'Oran à Strasbourg, en passant par Verdun et l'Argonne. Ordonné prêtre entre deux tranchées, blessé à Aubérive, sous-officier modèle du devoir. - BORDES Marie François Joseph
Aumônier volontaire à trente-six ans. Blessé deux fois, décoré, il survit à la Grande Guerre — la Résistance et Gaggenau l'attendent vingt-six ans plus tard. - BORDES Jean Louis Joseph
Curé du Gers, infirmier puis aumônier. Au front du premier au dernier jour, il soigne les corps avant de devenir, chez les chasseurs, le soutien des âmes. - BOREL Gabriel Louis
Vicaire alpin, sergent infirmier puis fantassin et adjudant. Premier feu le 10 août 1917 : il prend l'objectif et tient le terrain sous l'artillerie lourde. - BOSQ Daniel Alexandre
Vicaire et missionnaire, infirmier aux trains sanitaires. À force de soigner les grippés, il contracte le mal et reste trois mois paralysé. - BOSQ Pierre Alphonse
Aumônier de cavalerie, il parcourt les points les plus bombardés pour relever les blessés. Quatre ans au feu, fait chevalier de la Légion d'honneur. - BOULANGER Henri Achille Édouard
Prêtre et professeur, soldat au feu. Blessé en pleine attaque, il fait le coup de feu et assiste ses camarades mourants sur la ligne de tir. - BOURDONCLE Basile Joseph
Du presbytère à l'hôpital d'évacuation. Un blessé se vide de son sang : l'infirmier-prêtre lui donne le sien et lui rend la vie. - BOURDONCLE André Zéphirin
Professeur devenu infirmier au feu. Il relève et réconforte les blessés sous l'obus ; atteint lui-même, il continue son service sans se faire évacuer. - BOUREL Raoul Jean
Du presbytère au service de santé. Au chevet des opérés, il offre son propre sang pour sauver les blessés. - BOURGET Victor Louis Auguste
Prêtre professeur, infirmier et aumônier. Capturé au front, il devient le réconfort des prisonniers dans les camps. - BOURHY Mathurin Marie
Prêtre devenu infirmier militaire. Quatre années à soigner les blessés à l'arrière, avant un accident qui l'emporte en permission. - BOUTRY Adrien Octave
Du chœur de la cathédrale au champ de bataille. Infirmier modeste, il remplace les brancardiers tués pour emporter les blessés sous la mitraille. - BOUVET Joseph Marius
Curé, aumônier au plus près du feu. Il assiste les mourants en première ligne et inhume les soldats russes morts au front. Légion d'honneur. - BOUZINAC Benjamin Félix Ferdinand
Du cloître d'En-Calcat à l'ambulance du front. Aumônier-infirmier, il meurt sous les bombes en veillant les blessés. - BOXBERGER Louis François
Directeur de collège devenu infirmier des ambulances. À Buzancy, il reste le dernier pour évacuer les derniers blessés et le matériel sous les mitrailleuses. - BOXBERGER Pierre
Employé de bureau, frère laïc de deux prêtres soldats. Écarté du front par sa myopie, il soigne les blessés à Versailles quand son cadet meurt sur la Somme. - BRAMAUD DU BOUCHERON Jean Baptiste Jacques
Il célèbre la messe sous le bombardement, porte les ordres au péril de sa vie et meurt des suites de la guerre. - BRAUN François Joseph
Alsacien ayant choisi la France, prêtre et infirmier. À l'arrière, il rend une vie aux soldats aveugles et offre son propre sang pour sauver un blessé en 1918. - BRÉJON Charles Louis
Curé de l'Aisne, brancardier sous les obus quatre années durant. Blessé à Barleux, gazé à Verdun sans quitter le feu, il ne lâche jamais les batteries de tir. - BRÉMONT Pierre
Séminariste aux ordres mineurs, infirmier sous les obus. De Verdun au Chemin des Dames, il relève les blessés et ramène son chef tombé en avant des lignes. - BRENOT Marcel
Brancardier puis sergent infirmier, blessé sans vouloir partir. De la Champagne au Danube, il soigne les malades et meurt de leur mal, à Fiume, loin des siens. - BRETEAU Auguste Maurice
Directeur de séminaire devenu brancardier. À Verdun comme à Hébuterne, il relève les blessés sous le feu et pousse seul au-delà des avant-postes, en volontaire. - BRIAND Jean Baptiste
Vicaire versé au service auxiliaire, il choisit le front. D'infirmier à agent de liaison, gazé mais debout, il rentre vivant. - BRISON Célestin François Joseph
Prêtre dispensé du feu pour sa vue, il rejoint le service de santé. Une blessure lui ôte le bras droit et mutile la main gauche ; il survit. - BROSSARD Joanny
Scolastique d'abord exempté pour maladie, rappelé au feu. Infirmier sous le bombardement, blessé à son tour, il continue de relever les siens. - BROSSET René Marie Jules
Curé de campagne devenu infirmier au front. À veiller jour et nuit les malades sous l'uniforme, il contracte le mal qui l'emporte loin des siens. - BROUTY Germain Victor
Frère hospitalier, infirmier d'asile devenu brancardier au feu. Blessé en pansant un homme à découvert, il refuse l'évacuation et tombe, tué à l'ennemi. - BRULLOT Marie Joseph Gustave
« Excellent chef de demi-section. A toujours fait preuve de courage et d'entrain. Prêtre, n'a cessé de prodiguer aux blessés les soins les plus [...] » - BRUNEAU Marie Louis Henry
D'infirmier d'hôpital à aumônier de brancardiers. Sous les gaz et les explosifs, il relève les blessés au poste de secours et leur porte les secours du prêtre. - BRUNETEAU Émile Anatole
D'infirmier de l'arrière à aumônier de bataillon d'Afrique. Prêtre sous l'uniforme, trois fois cité à l'ordre, il est tué à l'ennemi dans la Somme. - BRUNO Albert Victor
Vicaire jugé trop faible pour combattre, il exige le front. Infirmier, il sauve ses blessés sous les obus et porte les ordres sous les mitrailleuses. - BRUYAS Jean Marie François
Vicaire au front, infirmier sous les obus. Il franchit les zones battues pour relever des blessés étrangers à son unité, jusqu'à tomber gazé en les soignant. - BRUYÈRE Amédée
Curé appelé à trente ans, infirmier au poste de secours. Sous les obus, il soigne et relève les blessés au milieu des combats les plus critiques. - BUFFERNE Pierre Marie
Religieux franciscain, professeur exilé, infirmier au front. Sous le bombardement, il relève les blessés jusque dans la tranchée ennemie elle-même. - BURDIN Jean Baptiste
Religieux missionnaire d'Orient, dispensé mais rentré au feu. Brancardier puis infirmier, blessé en ramenant le corps d'un camarade tombé en première ligne. - BURTIN René Joseph Marie
« S'est prodigué pendant toute la journée du 4 juin, en soignant les blessés, aidant les brancardiers qu'il a, par son exemple, encouragés à se [...] » - CAILLAU Mathieu Paul Benjamin
Curé devenu infirmier sur un train sanitaire. Frappé par la maladie prise au service, réformé, il s'éteint dans son village. Mort pour la France. - CAILLEAU Basile Louis
Moine trappiste, voué au silence et à la prière. Infirmier puis soldat, il tombe frappé d'une balle en pleine poitrine. Deux de ses frères sont morts comme lui. - CALMARD Joseph Eugène
Vicaire devenu soldat, soldat devenu aumônier de son régiment. Intoxiqué à Verdun, il demeure parmi les gazés plutôt que de se faire évacuer. - CALMEL Louis
Vicaire réformé, engagé volontaire. Brancardier dans les relèves les plus périlleuses, blessé sous le feu, il finit sa guerre détaché à l'aviation. - CAMBUS Adrien
« Du 8 au 16 septembre 1916, dans un poste de secours particulièrement exposé et jusque sur la ligne de feu, où il s'est plusieurs fois rendu pour [...] » - CARCERI CAFARELLI Joseph Marie
Curé au service des blessés sous le feu. Il les transporte et les évacue, et finit la guerre au chevet des prisonniers allemands pestiférés. - CARNIN Alexandre Achille
Vicaire devenu aumônier au feu. Sous un barrage d'obus et de mitrailleuses, il s'élance relever un officier et passe le jour à secourir les blessés. - CARRO Pierre Ludovic Jean Baptiste
Vicaire breton, brancardier sous les premiers gaz. Au plus fort du bombardement, il soigne les blessés et les asphyxiés sans quitter le feu. - CATTEAU Jules Henri Joseph
Religieux d'un ordre hospitalier, infirmier au feu. Sa batterie partie, il demeure seul pour désinfecter les abris et en ressort gravement intoxiqué. - CAUQUIL Marius Philippe Casimir
Curé déclaré trop faible pour le service, aumônier de la flotte par choix. Au front sur sa demande, gazé aux premières lignes, il y poursuit sa mission. - CAUSANS (DE VINCENS DE) René Marie Joseph
Prêtre passé de Jérusalem à Rome, puis aux tranchées de la Somme. Aumônier volontaire d'un régiment actif, il tombe frappé à la poitrine. - CAYROCHE Hilaire Joseph Marie
Religieux de Don Bosco, infirmier au bout de l'Europe. Des Dardanelles à Salonique, blessé une fois, il veille les malades de l'Armée d'Orient. - CEYTE Louis Casimir Hilarion
Séminariste devenu canonnier, puis infirmier au feu. Sous un bombardement violent, il soigne trois blessés d'une autre batterie et les ramène au poste de secour - CHABERT Jean Marie
Supérieur de mission au Caire devenu infirmier. Au service des contagieux, il a veillé les typhoïdiques quinze mois durant, sous la menace de la fièvre. - CHAIGNON Albert Joseph Victor
Clerc devenu infirmier puis officier. Du chevet des contagieux à l'assaut, deux fois blessé en menant sa section. Chevalier de la Légion d'honneur. - CHAMBON Antoine Eugène
À soixante-six ans, ce prêtre vétéran de 1870 se rengage. Sergent infirmier en première ligne, il se dépense sans compter au service des blessés. - CHAPERON Jules Eugène Joseph
Curé de village devenu aumônier divisionnaire. À tous les combats avec l'artillerie, il secourt les blessés, blessé lui-même. Chevalier de la Légion d'honneur. - CHAUVE Constantin
Professeur aux États-Unis, soldat en France. Sous le feu, il panse les blessés dans la tranchée, puis sert d'interprète entre les armées alliées. - CHÉNEAU Henri Jean Marie
Clerc minoré, infirmier volontaire. Fait prisonnier puis délivré, il relève les blessés jusqu'au dernier et tombe en ramenant un ennemi qu'il venait de panser. - CHÉRUY Léon Joseph Hubert
Religieux exilé au Chili puis à Jérusalem, il rentre s'engager. Prêtre et brancardier, il relève les blessés sous les obus et donne une sépulture aux tombés. - CHERVIER Jean Paul Louis
Sous les obus, ce prêtre soigne et console. Atteint d'une balle, il revient au feu, puis tombe aux mains de l'ennemi et passe des mois en captivité. - CHEVALIER Pierre Théophile
Sous les obus et les gaz, ce vicaire-brancardier relève les blessés sans s'abriter et sauve son colonel sous le feu. Blessé, il est cité six fois. - CHIBAS-LASSALLE Jean Baptiste
Supérieur d'un séminaire à Jérusalem, il gagne le front. Interprète arabe puis brancardier, il relève les blessés sous le feu, cité pour son sang-froid. - CLAUDÉ Féréol Émile
Curé devenu infirmier des typhoïdiques. Il prodigue ses soins l'organisme déjà atteint, et paie de sa vie le mal qu'il a contracté à leur chevet. - CLAVEL Denis Alfred
Vicaire devenu brancardier. Sous le feu, il va toujours vers les points les plus exposés relever les blessés, et se fait agent de liaison précieux. - CLAVEL Rémi Auguste Alfred
Scolastique des Pères Blancs, brancardier en Orient. Sous le feu, il panse les blessés à découvert, tombe blessé, puis connaît la captivité. - CLAVEL Arthur Antoine Joseph
Missionnaire d'Afrique devenu sergent au feu. Sous les obus, il ravitaille les siens, réchappe d'une section anéantie, et meurt du mal contracté au service. - CLERC François Maurice
Docteur en théologie, professeur à Rome, il quitte l'arrière pour le feu. Il ramène les blessés à découvert sous les obus, enseveli, gazé, avant la captivité. - CLÈRE Henri Marie André
Dignitaire d'archevêché devenu aumônier au feu. Enseveli par une mine, blessé, il se relève pour secourir d'abord les autres. Cinq citations, Légion d'honneur. - CLESSE Léon
Aumônier au feu des batteries bombardées. Sous les obus de gros calibre, il secourt les blessés et assiste les mourants. Chevalier de la Légion d'honneur. - COSTE Eugène Antoine
Vicaire devenu aumônier volontaire au feu. Il panse les blessés sous les obus et ramène une section sans chefs ; gazé, officier de la Légion d'honneur. - COTTAZ Joseph Frédéric
Curé mobilisé, soldat par choix au service de l'artillerie. Aumônier bénévole, il ravitaille l'infanterie et les batteries sous le feu, au plus fort du danger. - COUDERT Antoine
De l'hospice d'Ambert aux obus de Verdun. Brancardier au sang-froid admirable, blessé au fort de Vaux, il porte secours jusque sur le front d'Orient. - COURBON Jean Marie François Régis
Prêtre et infirmier sous les obus. Quand les brancardiers manquent, il relève les blessés sous le feu et les panse dans un boyau exposé au barrage ennemi. - COUTAREL Michel
« Chef d'équipe de brancardiers, très courageux et dévoué. À Grivesnes, le 31 mars 1918, devant Tigny, le 28 juillet 1918, a dirigé, dans des [...] » - CRÉZÉ François Marie
Du chœur de la cathédrale au front des Flandres, vicaire et brancardier. Sous les tout premiers gaz, il sauve les asphyxiés au plus fort du feu. - CROCHET Louis Frédéric
Du presbytère à l'assaut, vicaire et sergent. Blessé en entraînant sa section, il en réchappe estropié à vie, chevalier de la Légion d'honneur. - CUSIN Jean Francisque
Sous-diacre d'Orient et brancardier de France. Autrefois réformé pour sa faiblesse, il traverse le feu de la nuit pour ramener les blessés graves. - DAGUENET René
Vicaire et caporal infirmier. Il soigne jour et nuit sous le feu, tient l'ambulance bombardée, puis succombe au mal contracté auprès des malades. - DANJOU André Jean Baptiste Constant
Curé de campagne, infirmier des forts de Verdun. Il sort sous le bombardement pour tenter d'arracher deux hommes très grièvement blessés à la mort. - DANSET Paul Alfred Henri Joseph
Vicaire, brancardier sur sa demande. Trois mois d'affilée en première ligne, il sort de la tranchée déterrer deux guetteurs ensevelis par les obus. - DAPZOL Martin Joseph
Franciscain professeur en Suisse, aumônier volontaire dans les tranchées. Il relève les blessés sous le feu, deux fois blessé, chevalier de la Légion d'honneur. - DARAN Marie François Joseph Auguste Pierre (de)
Missionnaire aux antipodes, sergent d'infanterie coloniale en Europe. Il donne l'absolution générale à ses hommes tandis que le navire sombre avec eux. - DARLES Marius Henri
Prêtre professeur devenu brancardier, fait prisonnier dès les premiers combats. Rendu à la France, il soigne les blessés et lutte contre les épidémies. - DAVID Maurice Victor Joseph
Professeur en soutane, infirmier volontaire au front. Trois fois blessé, gazé, il déterre ses camarades ensevelis et les soigne sous le feu. - DÉAT Jean
Prêtre jésuite, aumônier volontaire trois fois blessé. Toujours aux points les plus exposés, il sort sous la mitraille pour un blessé et meurt à ses côtés. - DECONINCK Joseph Louis Albert
Docteur en théologie, brancardier sous les obus. Deux fois blessé, il relève les blessés en première ligne et rend leur nom à soixante-huit morts. - DÉCORME Gustave Adrien Séverin
Curé mobilisé brancardier, quatre ans sous le feu de la Lorraine à l'Alsace. Il relève les blessés d'un front à l'autre, puis meurt des suites de la guerre. - DEFFAIX Jules
Curé et brancardier, deux fois blessé sous le feu. Il relève les autres jusqu'à ce que ses deux jambes et un bras brisés l'arrachent au combat. - DEHAENE Albert Julien Marie
Curé devenu infirmier au feu. Sous un violent bombardement, il tombe en soignant un camarade blessé et en garde un bras perdu. Légion d'Honneur. - DEHORTER Paul Ernest Jean
Vicaire et chasseur, il rend ses galons de caporal pour porter les blessés. Brancardier au feu, il tombe à son poste de combat, tué par un obus. - DELAUNOY Léonce
Séminariste belge devenu brancardier. De l'Yser aux Flandres, il relève les blessés et soigne les typhiques, avant de tomber à quelques jours de la paix. - DELCOURT Charles
Vicaire et brancardier, sergent au feu. Modèle de courage tranquille sous les obus, il défend Moreuil et tombe aux mains de l'ennemi jusqu'à l'armistice. - DEMANGEL Louis Édouard
Séminariste, infirmier au plus près du danger. Volontaire sous les mitrailleuses, il tombe frappé à mort à l'instant où il relève un blessé. - DENOUAL Clément Pierre
Vicaire devenu infirmier, puis aumônier au front. Au plus près des blessés qu'on ne peut évacuer, il soutient les corps puis les âmes jusqu'au bout. - DOMERGUE Emmanuel Lucien
Prêtre-infirmier de l'armée d'Orient, trois fois rapatrié malade. Il repart toujours, soigne les fiévreux et arrache à la neige les blessés gelés. - ÉPALLE Jean Marie Joseph
Vicaire de Saint-Pothin, brancardier au 321e R.I. Cité pour son dévouement auprès des grands blessés. Survit à la guerre, retrouve sa sœur, pleure son frère. - GIUDICELLI Paul Hyacinthe Marie Marc Louis
« Aumônier volontaire qui, depuis son arrivée au régiment en décembre 1916, a toujours fait preuve du dévouement le plus grand. Le 15 avril 1917, s'est [...] » - NOIZET Maurice Urbain
Vicaire de Reims, aumônier des tranchées. Il panse les blessés sous le feu et soutient les combattants, avant d'être capturé et interné en Allemagne.
Sources
Sources primaires d’époque :
- Mgr Lucien Lacroix, Le Clergé et la Guerre de 1914, tome XV — Brancardiers et Infirmiers, Paris, Bloud et Gay, 1916, consultable sur Gallica.
- Joseph-Papin Archambault, S.J., Le prêtre sur le champ de bataille, Montréal, 1916, chapitres « Le prêtre-infirmier » et « À l’ambulance ».
- Maurice Barrès, « Les blessés sont faits pour être guéris », L’Écho de Paris, 23 septembre 1914.
- Livre d’or du Clergé et des Congrégations 1914-1922, tome 1, Bonne Presse, Paris, 1925. Gallica, BnF.
Sources secondaires :
- Bernard Marc, « Les infirmières dans les premiers temps de la guerre de 1914-1918 », Histoire des sciences médicales, tome XXXVI, n° 4, 2002, p. 409-421.
- Croix-Rouge française, « Première Guerre mondiale », notice historique en ligne.









































































































































