
Date de naissance : 8 mai 1877
Commune de naissance : Saint-Georges-d'Espéranche
Département de naissance : Isère
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Curé
Ordination : 12 janvier 1902
Commune d'exercice : La Martre
Diocèse : Fréjus
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Var
Famille
Père : Jean François
Mère : Françoise TRUCHET
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 15 janvier 1915
Fonction militaire principale : Aumônier
Fonction militaire secondaire : Infirmier
Grade final : Aumônier
Unité finale : 24e DI
Parcours militaire :
- 15 janvier 1915 : récupéré (services auxiliaires), affecté à la 14e section d’infirmiers militaires.
- 20 janvier 1915 : à l’hôpital des contagieux de Vienne.
- 21 septembre 1916 : sur sa demande, nommé aumônier volontaire de la 24e division d’infanterie, détaché à l’artillerie divisionnaire.
- 30 octobre 1918 : blessé à l’Altipiano d’Asiago (Italie).
Théâtre des opérations :
1916 — Somme.
1917 — Maisons-de-Champagne, Aubérive, Tahure.
1918 — Altipiano d’Asiago (octobre).
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 10 février 1919
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : 29e division d'infanterie n° 209, 20 juillet 1918
Texte :
Venu au front sur sa demande en septembre 1916, fait preuve depuis cette époque d'un constant dévouement, d'une haute abnégation et d'un grand mépris du danger. S'est prodigué auprès des blessés de la division, notamment ceux de l'artillerie, dans la Somme, la Champagne et dans l'attaque du 15 juin 1918, où il a exercé son ministère en des zones périlleuses et violemment bombardées.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : régiment n° 78, 4 novembre 1918
Texte :
Aumônier volontaire aussi dévoué que modeste, a contribué largement, au moment des périodes les plus critiques, à maintenir élevé le moral des sapeurs du génie de la division. Au cours de nombreux coups de main, a largement facilité l'action du commandement, méprisant le danger pour secourir les blessés, réconfortant les mourants, exerçant son ministère pour entretenir la foi dans le succès.
Citation n°3
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : artillerie divisionnaire de la 24e division d'infanterie n° 584, 12 février 1919
Texte :
Aumônier divisionnaire ayant un très haut sentiment du devoir. Détaché à l'artillerie de la 24e division d'infanterie depuis 1916, a assisté à tous les combats, déployant en toutes circonstances la bravoure d'un vrai soldat et se prodiguant avec un dévouement inlassable pour assurer son ministère. A toujours donné à tous l'exemple d'un bel enthousiasme et d'une remarquable ardeur dans l'accomplissement de sa noble tâche.
Décorations
Légion d'honneur
Grade / Classe : Chevalier
Date d'obtention : 16 juin 1920 (JO du 18 mars 1921)
Croix de guerre
Étoiles et palmes :
- Étoile d'argent (citation à l'ordre de la division)
- Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)
Décoration(s) étrangère(s)
Détail :
- Médaille italienne (1918).
- Officier de l'ordre de Danilo du Monténégro (1918).
Autre décoration
Détail :
Décorations post-1918 (campagne de Cilicie, armée du Levant) :
- Croix de guerre des théâtres d'opérations extérieurs.
- Médaille commémorative de Syrie-Cilicie.
Informations complémentaires
Ordonné prêtre en 1902 et nommé curé de La Martre, il y avait fondé avec sa cousine Émilie Morel l’orphelinat Notre Montagne, inauguré en 1913 ; un pavillon en a été converti en hôpital militaire auxiliaire pendant la guerre.
Démobilisé en février 1919, il a été affecté en 1920 à l’aumônerie de l’armée du Levant et a participé à la campagne de Cilicie, où il s’est distingué à Aïn-Tab en ramenant des blessés sous le feu.
Aumônier du corps d’occupation français à Constantinople à partir de 1921, il y a fondé à Makrikeuy (aujourd’hui Bakırköy) l’orphelinat Saint-Joseph, entré en service le 19 mars 1922, pour accueillir des orphelins arméniens rescapés du génocide de 1915 ; lors du départ des troupes françaises de Turquie en 1923, il a organisé le rapatriement d’une partie de ces enfants vers la France.
Il est mort à Grasse le 14 juin 1951.
Voir aussi
Articles connexes
Images complémentaires

Ce portrait montre l’abbé Chaperon en uniforme militaire, peu après la guerre. Sur sa poitrine figurent la Croix de guerre et plusieurs décorations gagnées auprès de la 24e division d’infanterie, à laquelle il a servi comme aumônier volontaire de 1916 à 1918 et où il a été blessé sur le front d’Italie.
Source : Wikimedia Commons (domaine public).
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Fiche matricule — registre matricule du recrutement de Vienne, classe 1897, n° 1009 (Archives départementales de l’Isère).
Base Léonore — dossier de la Légion d’honneur, cote LH//483/56 (Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine).
Notice biographique « Abbé Chaperon » — Wikipédia.
Raymond Boyer, Un aumônier militaire français témoin du drame arménien : Journal de l’abbé Chaperon (Cilicie 1920 – Constantinople 1921-1923), introduction historique d’Yves Ternon, Institut euroméditerranéen pour l’Arménie, 1996.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

