ATHOR Jean

Portrait de Jean Athor, missionnaire diocésain du diocèse de Bayonne, brancardier, Livre d'or du Clergé 1914-1918

Date de naissance : 5 juin 1883

Commune de naissance : Lantabat

Département de naissance : Basses-Pyrénées

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Missionnaire

Qualité (formulation Livre d'or) : Missionnaire diocésain

Commune d'exercice : Bayonne

Diocèse : Bayonne

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Basses-Pyrénées

Établissement de rattachement : Missionnaires de Hasparren

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 3 août 1914

Fonction militaire principale : Infirmier

Unité finale : 24e RAC


Parcours militaire :

  • Mobilisé (S.A.) à la XVIIIᵉ Section d’Infirmiers Militaires, Ambulance divisionnaire 6/18, 3 août 1914
  • Sur sa demande, brancardier au 24ᵉ R.A.C., 17 septembre 1916
  • Grièvement blessé (1917).

Théâtre des opérations :

  • 1918 — Noyon (avril-mai), Aisne, Saint-Quentin.

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 11 mars 1919

Détails / circonstances : après avoir été grièvement blessé

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre du corps d'armée

Numéro et date : 18ᵉ C.A., n° 208, 6 juin 1917

Texte :

Canonnier-brancardier venu, sur sa demande, d'une formation sanitaire dans les troupes combattantes. A toujours fait preuve du plus grand courage et du plus entier dévouement. S'était déjà particulièrement signalé, en janvier 1917, en se présentant comme volontaire pour l'évacuation des blessés dans une batterie située à quatre cents mètres des lignes ennemies dans une zone très dangereuse et, en avril 1917, en prodiguant avec un grand sang-froid ses soins aux blessés dans une zone violemment bombardée. En mai 1917, la batterie étant soumise à un tir continu d'obus de gros calibre et asphyxiants, a donné de nouvelles preuves de courage et de dévouement, se dépensant sans compter pour soigner ses camarades ; toujours prêt pour les travaux les plus dangereux. A été grièvement blessé dans l'exécution volontaire d'une mission périlleuse.

Informations complémentaires

Élève ecclésiastique lors de son recensement (classe 1903), Jean Athor a poursuivi sa formation au séminaire de Nay, où il résidait en 1908, avant de rejoindre en novembre 1912 la maison des Missionnaires de Hasparren. Cette communauté de missionnaires diocésains, propre au diocèse de Bayonne, prêchait les missions paroissiales en français et en basque selon les paroisses.

Le missionnaire diocésain est un prêtre séculier rattaché à son diocèse, et non à une congrégation : il parcourt les paroisses pour y mener des missions — prédications, confessions et cérémonies intensives sur une à trois semaines — destinées à raviver la foi des fidèles. Beaucoup de diocèses français s’étaient dotés au XIXᵉ siècle de leur propre maison de missionnaires.

Avant la guerre, Jean Athor avait accompli son service militaire au 49ᵉ régiment d’infanterie : incorporé le 14 novembre 1904, soldat de 2ᵉ classe, renvoyé dans la disponibilité le 23 septembre 1906 avec un certificat de bonne conduite, il avait ensuite été maintenu en disponibilité au titre d’une dispense pour frère sous les drapeaux.

La blessure reçue en 1917 lui a laissé une séquelle à la région scapulaire gauche : la commission de réforme de Bayonne lui a attribué, le 28 mars 1929, une pension permanente de 10 %.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Fiche matricule — registre matricule du recrutement, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, bureau de Bayonne, classe 1903, matricule n° 1384.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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