
Date de naissance : 31 janvier 1884
Commune de naissance : Cours-lès-Cosne
Département de naissance : Nièvre
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Vicaire
Commune d'exercice : Nevers (paroisse Saint-Pierre)
Diocèse : Nevers
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Nièvre
Famille
Père : Félix
Mère : Françoise NARCY
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 1er février 1915
Fonction militaire principale : Brancardier
Fonction militaire secondaire : Infirmier
Grade final : Soldat de 2e classe
Unité finale : 6e Tirailleurs algériens
Parcours militaire :
- 1er février 1915 : réformé avant la guerre pour raison de santé puis reclassé « service armé », il est incorporé à la 8e section d’infirmiers militaires (8e SIM), au dépôt.
- 26 mai 1915 : affecté au groupe de brancardiers divisionnaire de la 45e division (GBD 45), rattaché au 4e régiment de tirailleurs.
- 5 novembre 1915 : à sa demande, brancardier au 3e régiment mixte de zouaves et tirailleurs.
- 19 avril 1918 : blessé près de Grivesnes, d’une plaie pénétrante à la jambe gauche par éclat d’obus ; évacué et hospitalisé à l’hôpital territorial n° 23 de Tulle jusqu’au 29 mai 1918.
- 8 mai 1918 : rattaché au 6e régiment de tirailleurs algériens (6e Tirailleurs algériens), pendant son hospitalisation.
- 26 juin 1918 : après convalescence, il rejoint le front.
Théâtre des opérations :
- 1915 — Nieuport, Yser.
- 1916 — Verdun, cote 304 (15-20 mai) ; Somme, Bouchavesnes (12 septembre) ; Yser, Nieuport (octobre-novembre).
- 1917 — Champagne, Mont-Haut (19 avril) ; Le Godat (mai).
- 1918 — Grivesnes (5-19 avril) ; Thiescourt, Noyon, Vendeuil (août-octobre).
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 21 mars 1919
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 3e régiment mixte de zouaves et tirailleurs n° 593, 17 juin 1916
Texte :
A assuré pendant cinq jours et cinq nuits, sous un violent bombardement, son service de brancardier, faisant preuve d'un bel esprit de sacrifice, de dévouement, ainsi que de beaucoup de courage et de sang-froid.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : 45e division n° 175, 26 septembre 1916
Texte :
Dans des circonstances particulièrement périlleuses, s'est élancé avec un complet abandon de soi-même au secours de son lieutenant-colonel, tombé gravement atteint en première ligne, et l'a ramené sous un feu violent de mitrailleuses.
Citation n°3
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 3e régiment mixte de zouaves et tirailleurs n° 935, 2 mai 1917
Texte :
Infirmier-prêtre d'un dévouement et d'un calme au-dessus de tout éloge. A soigné et réconforté les blessés sous de violents bombardements, sans se mettre à l'abri.
Citation n°4
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : brigade algérienne n° 113, 24 avril 1918
Texte :
Brancardier d'un courage et d'une conduite en tout temps exemplaires. S'est particulièrement distingué à l'attaque du 5 avril 1918.
Citation n°5
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : 58e division n° 381, 12 septembre 1918
Texte :
Brancardier d'un sang-froid remarquable, qui a su communiquer son entrain à tout son entourage. A soigné les blessés sous un bombardement violent par obus toxiques.
Citation n°6
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : infanterie divisionnaire n° 111, 18 novembre 1918
Texte :
Brancardier d'une très haute valeur morale, d'un dévouement exceptionnel, méritant l'admiration de tous par sa belle attitude. A notamment, aux dernières affaires d'octobre, soigné sur le terrain, sous un feu violent d'artillerie, des blessés graves, donnant par son calme un bel exemple de dévouement et de devoir.
Décorations
Médaille militaire
Date d'obtention : décret présidentiel du 29 décembre 1923, à compter du 1er janvier 1924
Croix de guerre
Étoiles et palmes :
- Étoile d'argent (citation à l'ordre de la division)
- Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)
Circonstances :
2 étoiles d'argent et 4 étoiles de bronze
Informations complémentaires
Réformé avant la guerre pour laryngite et bronchite chroniques, Pierre Théophile Chevalier avait été reclassé « service armé » par le conseil de révision de la Nièvre en 1914, ce qui a permis son incorporation en février 1915.
Après la guerre, il a été nommé professeur au Grand Séminaire de Nevers, en 1919.
En 1923, versé dans la réserve, il a été désigné comme aumônier des formations militaires en campagne et affecté à l’hôpital d’évacuation primaire n° 8 de Dijon.
Voir aussi
Articles connexes
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Fiche matricule — Archives départementales de la Nièvre, classe 1903, matricule n° 1018.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

