BERTAULT Philippe Marie

Portrait de BERTAULT Philippe-Marie, professeur petit séminaire de tours, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 26 octobre 1879

Commune de naissance : Montbazon

Département de naissance : Indre-et-Loire

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Professeur

Commune d'exercice : Tours

Diocèse : Tours

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Indre-et-Loire

Établissement de rattachement : Petit Séminaire de Tours

Famille

Père : Denis

Mère : Célina CURASSIER

Service pendant la Grande Guerre

Fonction militaire principale : Infirmier

Grade final : Caporal

Unité finale : 9e SIM


Parcours militaire :

  • 29 septembre 1914 : convoqué à la 9e section d’infirmiers militaires, affecté à l’hôpital temporaire n° 33, installé au Petit Séminaire de Tours.
  • 19 janvier 1915 : maintenu dans le service auxiliaire par la commission spéciale de Tours.
  • 29 juillet 1915 : renvoyé dans ses foyers.
  • 6 septembre 1915 : rappelé à l’activité à la 9e section d’infirmiers militaires.
  • 26 novembre 1916 : nommé caporal.
  • Caporal-infirmier à l’hôpital 132 bis de Durtal (Maine-et-Loire).

Théâtre des opérations :

  • 1914-1918 — service intérieur : hôpitaux de Tours puis de Durtal (Maine-et-Loire).

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 10 janvier 1919

Décorations

Médaille d'honneur des épidémies

Grade / Classe : Or

Date d'obtention : 23 mai 1922 (J.O. du 28 mai 1922)

Circonstances :

Pour le grand dévouement avec lequel il s'est dépensé jusqu'au détriment de sa santé, comme caporal-infirmier, dans le service de santé à Tours et à Durtal.

Informations complémentaires

Classé dans les services auxiliaires dès le conseil de révision en raison d’une cicatrice adhérente au thorax, Philippe Marie Bertault n’a pas connu le front : il a servi comme infirmier à l’intérieur, à l’hôpital temporaire installé dans son propre Petit Séminaire de Tours, puis à Durtal. Une commission de réforme l’a déclaré temporairement réformé pour une crise d’asthme le 19 décembre 1918.

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Trajectoire post-guerre : universitaire et balzacien

Après la guerre, Philippe-Marie Bertault reste professeur au Petit Séminaire de Tours, puis devient professeur à l’Institut catholique de Paris. Il consacre de très longues années à l’étude d’Honoré de Balzac et soutient à la Sorbonne, en janvier 1943, deux thèses pour le doctorat ès lettres : une thèse principale intitulée « Balzac et la religion », et une thèse complémentaire consacrée à l’édition critique d’un manuscrit inédit de Balzac, le « Traité de la prière », issu de la Collection Lovenjoul.

La soutenance, présidée par Monseigneur Calvet, prorecteur de l’Institut catholique de Paris, réunit en Sorbonne un jury prestigieux : Paul Hazard, de l’Académie française, rapporteur de la thèse principale, Pierre Fouché directeur de l’Institut de phonétique, René Jasinski, Jean Pommier, et Maurice Levaillant. Plusieurs personnalités assistent à la séance, parmi lesquelles Marcel Bouteron, de l’Institut de France, inspecteur des Archives nationales et « chef des balzaciens », Joseph Vendryès, de l’Institut de France, doyen de la Faculté des Lettres de l’Université de Paris, ainsi que plusieurs balzaciennes éminentes (Sophie Korwin-Piotrowska, Jeanne Mercier).

Le jury décerne à l’abbé Bertault la mention « très honorable à l’unanimité ». L’article de « La Croix » du 7 janvier 1943 signale qu’il avait « succédé au regretté chanoine Morçay » comme professeur de rhétorique au Petit Séminaire de Tours, avant que ce dernier ne devienne professeur à l’Institut catholique de Paris.

Source de l’article :

« La Croix », n° 18392, jeudi 7 janvier 1943, « Une soutenance de thèses en Sorbonne — protestants et catholiques sur Balzac et la religion », signé T. C. Consultable sur Gallica

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Fiche matricule — registre matricule du recrutement de Tours, classe 1899, matricule n° 1091, Archives départementales d’Indre-et-Loire.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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