BOMEY Lucien Gaston Cornil

Portrait recherché — Couverture du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1922 en attente d'identification photographique

Date de naissance : 13 octobre 1894

Commune de naissance : Spycker

Département de naissance : Nord

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Frère

Congrégation / Ordre : Petits Frères de Marie

Famille

Père : Louis Auguste

Mère : Marie Mathilde ROMMEL

Autre parenté :

Son frère aîné de douze ans, Rémi Louis Cornil BOMEY, mariste lui aussi, a connu la guerre par l’autre versant. Mobilisé dès le 10 août 1914 au 110e R.I. puis sergent au 8e R.I., il a combattu trois ans entre Marne, Aisne et Champagne avant d’être fait prisonnier sur le secteur de Beauséjour en février 1917. Deux blessures, deux ans d’internement en Allemagne. Pendant que Lucien gagnait ses galons de sergent mitrailleur, Rémi attendait la libération du camp. Ils ont survécu tous les deux.

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 18 septembre 1914

Fonction militaire principale : Infirmier

Fonction militaire secondaire : Combattant (chef de section de mitrailleuses)

Grade final : Sergent-chef

Unité finale : 112e RI


Parcours militaire :

  • 18 septembre 1914 : incorporé à la 1re Section d’Infirmiers Militaires, soldat 2e classe.
  • 17 mai 1915 : affecté au G.B.C./1 (Groupe de Brancardiers de Corps).
  • 1er février 1917 : nommé caporal.
  • 9 février 1917 : passé au bataillon 9/79.
  • 6 septembre 1917 : versé comme combattant au 112e R.I., après trois ans dans le service de santé. Matricule au corps 1042.
  • 9-11 août 1918 : chef de pièce de mitrailleuses, combats valant citation à l’ordre de la 126e Division.
  • 16 août 1918 : nommé sergent.
  • 17-19 octobre 1918 : chef de section de mitrailleuses dans une progression de plus de 10 km, valant seconde citation à l’ordre de la Brigade de la 126e D.I.
  • 15 février 1919 : affecté à la 11e Section d’Infirmiers Militaires, hôpital n° 10 — hôpital militaire de Strasbourg, service des contagieux, où il contracte la diphtérie.
  • 17 février 1919 : affecté à la 1re S.I.M.
  • 20 août 1919 : dirigé sur la 1re S.I.M. à Lille, mis en congé illimité de démobilisation, rayé des contrôles.

Théâtre des opérations :

1916 — Verdun (février-mars).

1918 — Picardie (retraite de Compiègne, Moreuil, Arvillers, Bois en Z, août) ; poursuite de Fresnoy-lès-Roye au Canal du Nord (26 août-2 septembre).

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 20 août 1919

Lieu : Strasbourg

Détails / circonstances : Hospitalisé à l'hôpital militaire de Strasbourg (service des contagieux) où il contracte la diphtérie en fin de guerre.

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : 126e Division n° 141, 11 septembre 1918

Texte :

Chef de pièce émérite. Dans les combats du 9 au 11 août 1918, a donné un magnifique exemple de bravoure, s'exposant sans cesse pour diriger le tir de sa pièce et contrebattre efficacement les mitrailleuses ennemies qui causaient des pertes à une compagnie de son bataillon.

Citation n°2

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : Brigade de la 126e D.I. n° 122, 1er novembre 1918

Texte :

Chef de section de mitrailleuses aussi modeste que brave. Pendant les combats des 17, 18 et 19 octobre 1918, a su communiquer à sa troupe l'ardeur et l'entrain dont il est animé, infliger à l'ennemi de grosses pertes et obtenir de ceux qu'il commandait, et dont l'effectif était réduit, le transport et la conservation de tout son matériel pendant une progression de plus de 10 kilomètres.

Informations complémentaires

Cadet de douze ans de son frère Rémi, Lucien Bomey suit le parcours commun à beaucoup de frères enseignants maristes mobilisés tardivement : versement en service auxiliaire puis remontée progressive en première ligne. Sa promotion de chef de pièce à chef de section de mitrailleuses en 1918 témoigne d’une compétence tactique acquise au feu, valant deux citations à trois mois d’intervalle pour bravoure et conduite d’hommes.

Hospitalisé à Strasbourg dans le service des contagieux à la fin de la guerre, il y contracte la diphtérie — l’une des dernières épidémies que charrient les hôpitaux militaires français en 1918-1919, en parallèle de la grippe espagnole.

Après-guerre, Lucien Bomey s’établit à Péruwelz, en Belgique, où il exerce comme directeur d’école libre — fonction caractéristique des frères maristes français exilés outre-frontière à la suite de la loi de 1901 sur les congrégations. Maintenu dans la réserve, puis dans l’affectation spéciale au titre de l’Éducation nationale, il est rappelé à l’activité le 23 août 1939 au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et nommé sergent-chef au Groupement de Conducteurs militaires n° 1 le 20 mai 1940. Rayé des contrôles le 22 mai 1940, dégagé de toutes obligations militaires le 15 avril 1942.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

  • Acte de naissance — Archives départementales du Nord, commune de Spycker, registre des naissances 1894, acte n° 36 du 13 octobre 1894.
  • Fiche matricule — Archives départementales du Nord, recrutement de Dunkerque, matricule 1999, classe 1914.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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