CHOCQUEEL Charles Marie Camille

Portrait recherché — Couverture du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1922 en attente d'identification photographique

Date de naissance : 31 août 1875

Commune de naissance : Bergues

Département de naissance : Nord

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Missionnaire

Diocèse : Versailles

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Famille

Père : Léon Jean Marie Auguste

Mère : Clémentine Marie Hortense Clotilde GLORIE

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 2 août 1914

Fonction militaire principale : Aumônier

Fonction militaire secondaire : Infirmier

Unité finale : 122e RI


Parcours militaire :

  • 19 août 1914 : rappelé à l’activité alors qu’il se trouvait en Chine, il a rejoint le 16e régiment d’infanterie coloniale (16e RIC), à Pékin.
  • 3 février 1915 : embarqué à Shanghai à destination de la France.
  • 13 avril 1915 : affecté comme infirmier à l’ambulance 1/22 (Amb. 1/22).
  • août 1915 : engagé comme aumônier volontaire, rattaché à la 16e section d’infirmiers militaires et au groupe de brancardiers de la 31e division (GBD 31).
  • octobre 1915 : détaché au 122e régiment d’infanterie (122e RI), qu’il a accompagné en première ligne.
  • 1917 : intoxiqué par les gaz devant Verdun.
  • 17 mai 1918 : de nouveau intoxiqué par les gaz, au Mont Kemmel.
  • 28 septembre 1918 : désigné comme aumônier des troupes françaises de Sibérie.

Théâtre des opérations :

1915 — Champagne (mars-septembre), Beauséjour, Tahure (septembre-décembre).

1916 — Aisne, Argonne, Verdun.

1917 — Verdun, Mort-Homme (août).

1918 — Alsace, Vosges, Somme, Mont Kemmel, Locre, Lorraine, Vosges, Saint-Quentin, Soissons.

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 29 janvier 1919

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 122e régiment d'infanterie, 6 février 1916

Texte :

Missionnaire en Chine depuis quinze ans, a regagné la France au début des hostilités. Aumônier au G.B.D. 31, détaché au 122e R.I. depuis octobre 1915, a conquis l'affection et le respect de tous par ses hautes qualités morales et son dévouement inlassable. A montré un complet mépris du danger et de la fatigue en parcourant sans cesse la première ligne et en se rendant à l'appel des blessés dans les conditions les plus pénibles et les plus périlleuses, notamment pendant les bombardements des 10, 11 et 12 décembre 1915.

Citation n°2

Niveau : À l'ordre de l'armée

Numéro et date : armée, 18 septembre 1916 (J.O. du 4 mars 1917)

Texte :

N'a cessé, pendant toutes les nuits du 3 au 10 août, de rechercher les blessés sur le champ de bataille, malgré le violent bombardement ; a secondé les brancardiers en transportant lui-même les blessés au poste de secours, les réconfortant et aidant à les panser. A fait l'admiration de tous par son endurance et son mépris absolu du danger.

Citation n°3

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : 132e division d'infanterie n° 175, 5 avril 1917

Texte :

Pendant toute la nuit du 28 au 29 mars 1917, au cours d'une affaire très chaude, a parcouru le champ de bataille en avant de nos tranchées de première ligne, malgré les tirs de barrage et le feu presque incessant des mitrailleuses, et a ramené lui-même de nombreux blessés au poste de secours.

Décorations

Légion d'honneur

Grade / Classe : Chevalier

Date d'obtention : décret du 20 septembre 1917, J.O. du 18 novembre 1917

Circonstances :

Prêtre admirable de vaillance et de dévouement. Pendant l'attaque du 20 août 1917, a montré le plus profond mépris du danger et le plus grand esprit de sacrifice, accompagnant les vagues d'assaut pour donner aux blessés les secours de son ministère. Depuis le jour de l'attaque, malgré les tirs incessants de l'artillerie ennemie, a visité quotidiennement les postes de secours et parcouru les premières lignes, forçant, par sa belle attitude et son dévouement inlassable, l'admiration et le respect de tous ceux qui l'ont vu à l'œuvre.

Officier de la Légion d'honneur par décret du 30 juin 1937.

Croix de guerre

Étoiles et palmes :

  • Palme de bronze (citation à l'ordre de l'armée)
  • Étoile d'argent (citation à l'ordre de la division)
  • Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)

Informations complémentaires

Fils d’un notaire de Bergues, Charles Marie Camille Chocqueel a accompli son service militaire actif au 110e régiment d’infanterie (110e RI) de 1897 à 1899, avant d’être versé dans les sections d’infirmiers militaires — la première formation sanitaire qu’il a retrouvée en 1915.

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Après la guerre, il a été curé au Blanc-Mesnil puis à Chambourcy (Seine-et-Oise, diocèse de Versailles), avant de gagner l’Algérie, où il a été aumônier militaire à Alger et aumônier de l’hôpital de Birtraria, à El-Biar. Promu officier de la Légion d’honneur par décret du 30 juin 1937, il a reçu les insignes de son grade des mains de Mgr Augustin Leynaud, archevêque d’Alger, le 16 octobre 1937.

Il est décédé le 23 juillet 1961.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Acte de naissance — Archives départementales du Nord, registre des naissances de Bergues, 1875, acte n° 94.

Fiche matricule — Archives départementales du Nord, classe 1895, matricule n° 1646.

Dossier de la Légion d’honneur — base Léonore, Archives nationales, cote 19800035/428/57203.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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