
Date de naissance : 31 janvier 1880
Commune de naissance : Tartas
Département de naissance : Landes
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Aumônier
Commune d'exercice : Mont-de-Marsan
Diocèse : Aire
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Landes
Établissement de rattachement : Pensionnat Jeanne d'Arc de Mont-de-Marsan
Famille
Père : Louis
Mère : Jeanne BORDES
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 4 août 1914
Fonction militaire principale : Aumônier
Fonction militaire secondaire : Infirmier
Grade final : Caporal-infirmier
Unité finale : 34e RI
Parcours militaire :
- 2 août 1914 : rappelé à l’activité par mobilisation générale ; arrivé au corps ; passé à la 18e Section d’infirmiers militaires.
- 4 janvier 1916 : passe aux armées (campagne).
- 21 février 1916 : passé au 141e Régiment territorial d’infanterie.
- mars 1916 : aumônier volontaire de la 30e D.I., affecté au 34e R.I.
- 27 mai 1916 : évacué blessé devant Douaumont ; intérieur jusqu’au 16 juillet 1916 (1re blessure).
- 17 juillet 1916 : retour aux armées.
- 24 septembre 1918 : grièvement blessé par éclats d’obus à Vauxaillon ; intérieur jusqu’au 24 mars 1919 (2e blessure).
- 22 septembre 1919 : réformé n° 1 par la Commission de réforme de Bayonne, invalidité 40% pour pseudarthrose du cubitus gauche et corps étranger intra-thoracique.
Théâtre des opérations :
1916 — Verdun, Douaumont (mai), Craonne (mai).
1917 — Champagne (février), Craonne (4-6 mai).
1918 — Champagne, Butte du Mesnil (13 février), La Galoche (février), Montdidier (mars-juin), Assainvillers (28-30 mars), Le Ployron (9-10 juin), Vauxaillon (17-20 septembre).
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : février 1919
Détails / circonstances : Réformé n° 1 — 22 septembre 1919, par la Commission de réforme de Bayonne, pour pseudarthrose du cubitus gauche et présence d'un projectile intra-thoracique (blessures de Douaumont en mai 1916 et de Vauxaillon le 24 septembre 1918). Invalidité globale 40%, portée à 60% le 23 août 1920. Mort en déportation — 30 novembre 1944, à Gaggenau (Bade, Allemagne), comme résistant. Mort pour la France 1939-1945.
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : Armée, 6 juillet 1916 (J.O. du 19 septembre 1916)
Texte :
Aumônier volontaire au régiment. N'a cessé pendant trois jours et trois nuits, sous un bombardement continu et d'une extrême violence, de se prodiguer auprès des blessés de première ligne. A donné à tous un exemple admirable de dévouement et de mépris du danger. A été grièvement blessé.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 34e R.I., 14 mai 1917
Texte :
Homme de devoir dans toute l'acception du mot, d'un courage, d'un sang-froid au-dessus de tout éloge. S'est prodigué sans compter aux combats des 4-5-6 mai 1917, donnant ses soins aux blessés sur le champ de bataille, sous les bombardements les plus intenses. A fait l'admiration de tous par son dévouement sublime.
Citation n°3
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 34e R.I. n° 706, 12 avril 1918
Texte :
Pendant les combats des 28, 29, 30 mars 1918 est parti avec les vagues d'assaut sous le feu nourri des mitrailleuses ennemies, encourageant les combattants, se prodiguant auprès des blessés. N'a quitté la première ligne ni de jour ni de nuit, quelle que fût la violence du bombardement, exerçant une influence des plus salutaires sur le moral de tous, s'imposant au respect et à l'admiration générales. A contribué efficacement à l'évacuation des blessés d'un poste de secours installé dans un village presque encerclé par l'ennemi.
Citation n°4
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : Corps d'armée n° 444, 14 juillet 1918
Texte :
Vient encore une fois, au cours des combats des 9 et 10 juin 1918, et pendant les jours suivants, de faire preuve d'un héroïque dévouement, se prodiguant en première ligne auprès des blessés et les conduisant au poste de secours, quelle que soit l'intensité du bombardement.
Citation n°5
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : Armée, 20 octobre 1918 (J.O. du 21 mars 1919)
Texte :
Pendant les combats du 17 au 20 septembre 1918, n'a cessé d'être en première ligne sous les tirs les plus violents, apportant aux combattants le secours moral le plus élevé par sa belle attitude, son sang-froid et son calme. Grièvement blessé par éclats d'obus, devant le poste de secours régimentaire, le 24 septembre.
Décorations
Légion d'honneur
Grade / Classe : Chevalier
Date d'obtention : 16 mars 1918 (J.O. du 26 avril 1918)
Circonstances :
Aumônier volontaire d'un courage, d'un sang-froid et d'un dévouement à toute épreuve. A excité l'admiration générale par le bel élan avec lequel il a accompagné des vagues d'assaut sur les positions ennemies. Est resté sur le terrain conquis au mépris du danger et sans souci de la fatigue, prodiguant à tous les soins et le réconfort moral. Une blessure. Deux citations.
Informations complémentaires
Engagé volontaire pour trois ans dès le 13 novembre 1899 à la mairie de Mont-de-Marsan, au titre de la loi du 15 juillet 1889 et comme élève ecclésiastique, Marie François Joseph Bordes sert d’abord au 34e Régiment d’infanterie avant d’être envoyé dans la disponibilité le 22 septembre 1900. Il bénéficie ultérieurement de la dispense de l’article 21 comme fils aîné de veuve. Aumônier au Pensionnat Jeanne d’Arc avant la guerre, il reprend ses fonctions après l’armistice et s’installe au 4 rue du Couvent à Mont-de-Marsan, adresse qu’il occupe jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Sa réforme n° 1 prononcée en septembre 1919 lui reconnaît une invalidité globale de 40% — portée à 60% en août 1920 — pour pseudarthrose du cubitus gauche et présence d’un éclat de projectile intra-thoracique de 1 cm sur 3 cm.
Engagé dans la Résistance pendant l’Occupation, l’abbé Joseph Bordes est arrêté par les Allemands, déporté, puis fusillé à Gaggenau (Bade, Allemagne) le 30 novembre 1944. Selon le témoignage de ses compagnons rapporté après-guerre, il aurait prononcé après sa dernière communion ces paroles : « Je meurs victime de ma charité. Je meurs pour ma patrie, mon évêque et mon diocèse. » Reconnu Mort pour la France au titre des opérations de 1939-1945, soit la deuxième fois après celle de 1916-1918 où il avait été décoré et grièvement blessé.
Voir aussi
Articles connexes
Images complémentaires

Photographie de l’abbé Joseph Bordes à la fin des années 1930 ou au début des années 1940, peu avant son arrestation. Il porte la mozette d’hermine et la croix pectorale qui signalent son statut de chanoine honoraire du diocèse d’Aire-et-Dax.
Vingt-six ans après avoir été grièvement blessé devant Vauxaillon, l’abbé Bordes paye sa fidélité à la France une seconde fois. Engagé dans la Résistance sous l’Occupation, il est arrêté par la Gestapo, déporté en Allemagne, puis fusillé au camp de Gaggenau, en Bade, le 30 novembre 1944, à soixante-quatre ans. Le témoignage de ses compagnons de captivité rapporte qu’il aurait prononcé après sa dernière communion ces mots : « Je meurs victime de ma charité. Je meurs pour ma patrie, mon évêque et mon diocèse. » Son nom est inscrit sur les listes des Morts pour la France 1939-1945, après l’avoir été déjà au titre des opérations de 1914-1918.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Base Léonore — dossier Légion d’honneur, cote 19800035/809/91932, notice c-233725 (Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine).
Fiche matricule — registre matricule, classe 1900, bureau de Mont-de-Marsan, matricule 1308 (Archives départementales des Landes).
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

