DARAN Marie François Joseph Auguste Pierre (de)

Portrait de DARAN Marie François Joseph Auguste Pierre (de), prêtre missionnaire, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 14 mai 1879

Commune de naissance : Gimont

Département de naissance : Gers

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Missionnaire

Congrégation / Ordre : Jésuites

Pays d'exercice : Madagascar

Famille

Père : Léon Victor Arthur

Mère : Marie Émilie Félicie Gabrielle BESSIÈRES

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 4 juin 1915

Fonction militaire principale : Combattant

Fonction militaire secondaire : Infirmier

Grade final : Sergent

Unité finale : 3e RIC


Parcours militaire :

  • 5 décembre 1914 : classé au service auxiliaire par le conseil de révision de Madagascar, où il résidait alors.
  • 7 janvier 1915 : rattaché en domicile à la colonie de Madagascar.
  • 7 juin 1915 : classé dans le service armé par décision du colonel commandant supérieur des troupes du groupe de l’Afrique orientale, sur avis de la commission spéciale de Tananarive du 3 juin 1915.
  • 4 juin 1915 : passé au bataillon d’infanterie coloniale de l’Emyrne, à Tananarive.
  • 9 juin 1915 : arrivé au corps et nommé sergent.
  • 23 juin 1915 : dirigé sur la France, puis réintégré à la subdivision de Mirande.
  • 20 juillet 1915 : affecté à la section coloniale d’infirmiers et dirigé sur ce corps.
  • Octobre 1915 : affecté au 4e régiment d’infanterie coloniale (4e RIC) par décision ministérielle.
  • Il a servi ensuite au 3e régiment d’infanterie coloniale (3e RIC) et faisait route vers l’armée d’Orient en février 1916.

Théâtre des opérations :

  • 1915-1916 — Argonne, Champagne, Roye, Albert.

J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :

Communiqué officiel du ministère de la Marine, publié par La Croix du 1er mars 1916 et complété par Le Châtillonnais et l’Auxois du 2 mars 1916 ; notice La Provence (paquebot de 1906).

Le paquebot La Provence, de la Compagnie générale transatlantique, avait été réquisitionné le 2 août 1914, converti en croiseur auxiliaire et rebaptisé Provence II. Il servait depuis janvier 1915 au transport de troupes vers la Méditerranée orientale. Il était armé de cinq canons de 14 centimètres, de deux de 57 millimètres et de quatre de 47 millimètres.

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  • 23 février 1916, au soir : le navire a quitté Toulon pour Salonique avec environ 1 700 hommes du 3e régiment d’infanterie coloniale (3e RIC).
  • 26 février 1916 : il a été torpillé en Méditerranée centrale, au large du cap Matapan, et a sombré en dix-sept minutes.
  • 26 février 1916 : aucun périscope n’avait été aperçu avant ni après l’explosion, ni aucun sillage de torpille, et aucune gerbe d’eau ne s’était produite ; d’après le témoignage de Maurice Bokanowski, député de la Seine attaché à l’état-major de l’armée d’Orient et embarqué à bord, la surveillance était très soutenue et les servants des pièces sont restés à leur poste jusqu’au dernier moment.
  • 26-29 février 1916 : les patrouilleurs français et anglais, ralliés aux appels de télégraphie sans fil, ont recueilli les naufragés et les ont débarqués à Malte et à Milo, tandis que les recherches se poursuivaient sur les lieux du naufrage.
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Le 1er mars, le ministère ne dénombrait encore que 296 rescapés ramenés à Malte et environ 400 à Milo, et annonçait que les noms des survivants seraient affichés à la porte du ministère au fur et à mesure de leur communication ; le lendemain, le décompte atteignait 870 hommes. Le bilan officiel a été arrêté à 912 victimes, dont le commandant du navire, le capitaine de frégate Henri Vesco. Sergent au 3e RIC, il était du nombre des hommes embarqués à Toulon ; le Livre d’or rapporte que François Joseph Auguste Pierre de Daran donnait l’absolution générale à ceux qui l’entouraient pendant que le bâtiment sombrait.

Statut final

Type de fin : † Tué à l'ennemi

Date : 26 février 1916

Lieu : Naufragé en mer, lors du torpillage du Provence II

Décorations

Médaille militaire

Date d'obtention : posthume (JO du 23 février 1922)

Circonstances :

Sous-officier énergique et brave. Mort glorieusement pour la France, le 26 février 1916, au milieu de ses hommes. Croix de guerre avec étoile d'argent.

Croix de guerre

Étoiles et palmes :

  • Palme d'argent (équivaut à cinq palmes de bronze)

Informations complémentaires

Son acte de naissance a été dressé au nom de Daran ; la particule a été ajoutée par jugement du tribunal civil d’Auch du 23 juin 1896, porté en mention marginale. Le Livre d’or le désigne sous le seul prénom de Pierre, le dernier des cinq inscrits à l’état civil, et place sa naissance en 1878 : aucun Daran n’a été enregistré à Gimont cette année-là.

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Étudiant en licence ès lettres, il avait d’abord été dispensé au titre de l’article 23, puis incorporé au 88e régiment d’infanterie le 14 novembre 1900. Renvoyé dans la disponibilité et nommé caporal le 21 septembre 1901, il était devenu sergent le 21 mars 1902 et avait obtenu le certificat d’aptitude à l’emploi de chef de section. Il avait accompli une période d’exercice au 88e régiment d’infanterie du 20 juillet au 18 août 1903, était passé dans la réserve de l’armée active le 1er novembre 1903, puis avait été réformé n° 2 le 23 novembre 1904 par la commission spéciale de Bordeaux « pour perte d’un grand nombre de dents ». La colonne des résidences successives de sa fiche matricule le situe à Tongres, en Belgique, en octobre 1901, à Jersey en 1902, puis à Bordeaux en juillet 1904.

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Son décès a été constaté par un jugement déclaratif rendu le 2 octobre 1917 par le tribunal de Cherbourg, transcrit dans cette commune le 12 octobre 1917.

Images complémentaires

Carte postale du paquebot La Provence, devenu le croiseur auxiliaire Provence II, à bord duquel a disparu Pierre de Daran, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

La carte postale montre le navire dans sa livrée civile, avant la guerre : c’est ce paquebot, alors le plus grand et le plus rapide de la flotte française, qui a servi de transport de troupes sous le nom de Provence II et qui portait le 3e régiment d’infanterie coloniale vers Salonique en février 1916. Aucune photographie de l’embarquement de Toulon ne semble être connue pour cette traversée. Le bâtiment mesurait 190 mètres de long et jaugeait 13 752 tonneaux ; il a sombré en dix-sept minutes après avoir été torpillé.

Source : carte postale anonyme des années 1900, domaine public, Wikimedia Commons.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

  • Acte de naissance — registre des naissances de Gimont, année 1879, acte n° 18, Archives départementales du Gers.
  • Fiche matricule — classe 1899, matricule n° 1453, registre 1 R 549, Archives départementales du Gers.
  • Fiche Mémoire des Hommes — base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale, ministère des Armées.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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