BARAT Gabriel Arthur

Portrait de Gabriel-Arthur Barat, aumônier, Oblats de Marie-Immaculée, brancardier, Croix de guerre, Livre d'or du Clergé 1914-1918

Date de naissance : 6 avril 1882

Commune de naissance : Saint-Flavit

Département de naissance : Haute-Vienne

Nationalité : Française

Situation religieuse

Commune d'exercice : Anvers

Congrégation / Ordre : Oblats de Marie-Immaculée

Département d'exercice : Belgique

Pays d'exercice : Belgique

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 21 octobre 1914

Fonction militaire principale : Infirmier

Fonction militaire secondaire : Aumônier

Unité finale : GBD 120


Parcours militaire :

  • Engagé volontaire.
  • XXe Section d’Infirmiers Militaires (21 octobre 1914) G.B.D.T./86 (28 novembre 1914).
  • Devenu G.B.D./120 (1916)
  • Intoxiqué à Louvemont (novembre 1917)
  • Intoxiqué et blessé près Condé-sur-Aisne (1er novembre 1918).

Théâtre des opérations :

  • 1918 — Marne, Montagne de Reims (mai-août), Champagne (septembre), Ardennes (octobre-novembre).

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 28 février 1919

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : Régiment, n° 7, 24 septembre 1916

Texte :

Engagé volontaire au G.B.D. A fait preuve du plus grand dévouement au cours des derniers engagements, allant rechercher et relever les blessés sur un terrain battu par l'artillerie ennemie, accomplissant avec courage les missions qui lui furent confiées.

Citation n°2

Niveau : — (pas de citation)

Numéro et date : 129e D. I., n° 125, 29 août 1917

Texte :

Courageux et dévoué, est pour tous ses camarades un exemple précieux. Dans la nuit du 28 juillet 1917, étant, au poste de secours du château d'Esnes, renversé et commotionné par l'éclatement de deux obus à intervalles rapprochés, n'en a pas moins continué à assurer la relève des blessés. À bout de forces, n'a consenti à quitter son poste que sur l'ordre de son chef. Déjà cité à l'ordre du régiment.

Décorations

Décoration(s) étrangère(s)

Détail :

Croix de guerre italienne, n° 711, 4 août 1918

Informations complémentaires

Les Oblats de Marie-Immaculée, fondés à Aix-en-Provence en 1816 par Eugène de Mazenod, étaient déjà installés en Belgique au tournant du siècle (maison d’Anvers, 25 février 1900 ; juniorat de Waereghem, 1901). Les lois de 1901 et 1904 sur les congrégations ont conforté et renforcé cette présence belge, qui devient un pôle important de la congrégation française dans les années qui précèdent la Grande Guerre. Le Père Gabriel-Arthur Barat servait comme aumônier à Anvers en juillet 1914, dans cette diaspora consolidée par l’exil.

Voir le site des Oblats pour encore plus d’informations.

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Aumônier à Bordeaux en 1919

Voir aussi

Articles connexes

Aux Oblats de Marie-Immaculée, on retrouve aussi Paul-Hyacinthe-Marc-Marie-Louis GIUDICELLI, oblat français résidant à Rome avant 1914, devenu aumônier volontaire au 162e Régiment d’Infanterie en décembre 1916 et tué le 16 avril 1917 devant Berry-au-Bac, au premier jour de l’offensive Nivelle, alors qu’il accompagnait à l’attaque les hommes de sa compagnie. Médaille militaire à titre posthume.


Religieux et séminaristes infirmiers de 14-18


Aumôniers titulaires et volontaires de 14-18

Images complémentaires

Panorama pris depuis les ouvrages avancés du fort sur le village de Condé-sur-Aisne, secteur où l'oblat Gabriel-Arthur Barat fut intoxiqué et blessé le 1er novembre 1918.

Cette photographie, prise depuis les ouvrages avancés du fort de Condé-sur-Aisne, donne une vue plongeante sur le village et le paysage de l’Aisne. C’est dans ce secteur que l’oblat de Marie-Immaculée Gabriel-Arthur Barat, brancardier au G.B.D./120, fut intoxiqué par les gaz et blessé le 1ᵉʳ novembre 1918, à dix jours de l’armistice. Le fort de Condé, position dominante sur la rive sud de l’Aisne, fut un point d’appui stratégique de l’offensive finale française d’octobre-novembre 1918 dans la marche vers la frontière belge.

Source : ECPAD / Images Défense.

Partie avancée du fort de Condé-sur-Aisne, ruinée et bouleversée, détruite par les Allemands avant leur retraite à l'automne 1918.

Cette photographie montre la partie avancée du fort de Condé-sur-Aisne, dynamitée par l’armée allemande avant son repli à l’automne 1918. Le terrain bouleversé, les pierres éclatées et la végétation déchiquetée donnent à voir la nature du sol sur lequel les brancardiers du Service de Santé devaient relever les blessés. C’est dans ce secteur que l’oblat Gabriel-Arthur Barat fut intoxiqué par les gaz et blessé le 1ᵉʳ novembre 1918, après plus de quatre années passées comme brancardier divisionnaire sur tous les grands fronts (Somme, Verdun, Cote 304, Mort-Homme, Marne, Champagne, Ardennes). Sa fiche au Livre d’or rappelle que les dernières semaines de la guerre, malgré la perspective de l’armistice, restèrent meurtrières — il fut blessé à dix jours de la fin des combats.

Source : ECPAD / Images Défense.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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