
Date de naissance : 7 mars 1878
Commune de naissance : Tourcoing
Département de naissance : Nord
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Prêtre professeur
Commune d'exercice : Antoing
Congrégation / Ordre : Jésuites
Pays d'exercice : Belgique
Famille
Père : Léon Louis Joseph
Mère : Caroline DUBAR
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 28 août 1914
Fonction militaire principale : Aumônier
Unité finale : 124e RI
Parcours militaire :
- 28 août 1914 : autorisé à servir comme volontaire au front par décision ministérielle (avis du 4e corps d’armée), engagé comme aumônier volontaire.
- 30 août 1914 : rattaché à l’ambulance 5/4.
- 13 septembre 1914 : sur sa demande, rejoint le 124e régiment d’infanterie (124e RI) comme aumônier.
- 5 octobre 1918 : grièvement blessé au combat d’Orfeuil, en Champagne.
Théâtre des opérations :
- 1914 — Roye (septembre), Andechy (4 novembre).
- 1915 — Perthes (19 février), Champagne.
- 1916 — Verdun, Douaumont, Vaux (31 mai).
- 1917 — Mont-Blond (26-27 octobre).
- 1918 — Grande offensive (15 juillet), Champagne, Orfeuil (5 octobre).
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 19 octobre 1919
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : 3e Corps d'armée n° 143, 16 juin 1916
Texte :
Aumônier du régiment, superbe de bravoure et de dévouement. Pendant la journée du 22 mai 1916, a prodigué sous le feu le plus violent ses encouragements aux blessés et élevé le moral des combattants par son magnifique exemple et son complet mépris du danger.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : armée, 27 juin 1917 (JO du 18 octobre 1917)
Texte :
Aumônier volontaire. Pendant la période du 27 mai au 14 juin 1917, n'a pas hésité à se porter jusqu'aux premières lignes pour porter les secours de son ministère, et cela malgré les plus violents bombardements, notamment les 27 et 31 mai et le 10 juin. A mérité qu'à son passage un soldat dise à son camarade : "Oh ! regarde donc l'aumônier, il passe au milieu des marmites et ne se baisse même pas !" Exemple admirable de mépris du danger.
Citation n°3
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : 4e Corps d'armée, 7 septembre 1918
Texte :
Aumônier du 124e R.I. qui, depuis le début de la préparation de l'attaque, a porté aux unités en ligne le réconfort de sa présence. Depuis le 15 juillet 1918, n'a pas quitté un seul instant les lignes, malgré les violents bombardements auxquels elles étaient soumises.
Citation n°4
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : 4e Corps d'armée, 6 février 1919
Texte :
D'une bravoure légendaire au régiment. Dans la nuit du 26 au 27 oct. 1917 au Mont-Blond, après avoir exalté bien haut le courage des soldats d'une compagnie chargée d'exécuter une incursion profonde dans les tranchées ennemies, s'est élancé à l'attaque pour venir en aide aux blessés le plus tôt possible, et a secouru, dans la première ligne ennemie, un Allemand très grièvement blessé, qu'il a réussi à ramener dans nos lignes.
Décorations
Légion d'honneur
Grade / Classe : Chevalier
Date d'obtention : Décret du 13 novembre 1918 (JO du 13 mars 1919)
Circonstances :
Au front depuis le début de la campagne, a toujours fait preuve, dans les plus graves circonstances, des plus hautes qualités de dévouement, de calme et de bravoure. Méprisant le danger, s'est toujours prodigué auprès des blessés sur les champs de bataille. A fait, depuis quatre ans, l'admiration du régiment par son courage et sa charité inépuisables, à Andechy, Perthes, Baconnes, Verdun, au Casque et au Téton, puis à l'offensive du 15 juill. 1918. A été blessé grièvement en Champagne le 5 oct. 1918, au cours du combat d'Orfeuil. Trois citations.
Informations complémentaires
Dispensé comme élève ecclésiastique au titre de l’article 23, il avait été incorporé au 43e régiment d’infanterie le 14 novembre 1900, puis réformé n° 2 dès le 10 décembre 1900 par la commission spéciale de Lille pour une affection organique du cœur : c’est à ce titre qu’il a dû, en 1914, être spécialement autorisé à servir comme volontaire.
La blessure reçue à Orfeuil lui a laissé des séquelles : réformé n° 1 avec 30 % d’invalidité, il a obtenu une pension permanente par la 2e commission de réforme de la Seine le 27 juillet 1923. Il s’est retiré à Paris, puis à Vanves, dans le département de la Seine (Hauts-de-Seine).
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Acte de naissance — Archives départementales du Nord, état civil de Tourcoing, registre des naissances 1878, acte n° 291.
Fiche matricule — Archives départementales du Nord, registre matricule, classe 1898, matricule n° 2385.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

