
Date de naissance : 18 septembre 1882
Commune de naissance : Palais (Belle-Île-en-Mer)
Département de naissance : Morbihan
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Vicaire
Commune d'exercice : La Chapelle-Neuve
Diocèse : Vannes
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Morbihan
Famille
Père : Victor Louis
Mère : Julia Eugénie JAMIN
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 1er août 1914
Fonction militaire principale : Brancardier
Fonction militaire secondaire : Aumônier
Grade final : Caporal
Unité finale : 3e Zouaves
Parcours militaire :
- 1er août 1914 : rappelé à l’activité (service auxiliaire).
- 22 septembre 1914 : arrivé au corps à la 11e section d’infirmiers militaires.
- 3 octobre 1914 : affecté à l’hôpital d’évacuation d’Aubervilliers.
- 17 décembre 1914 : passé, sur sa demande, au 3e régiment de marche de Zouaves comme infirmier-brancardier volontaire.
- 25 octobre 1915 : nommé caporal.
- 31 mai 1918 : blessé par l’ypérite à Villers-Bretonneux, évacué et hospitalisé jusqu’au 20 juin 1918.
- 21 juin 1918 : de retour aux unités combattantes.
Théâtre des opérations :
- 1918 — Villers-Bretonneux, La Fère, Moreuil (6 août), Noyon, Chauny, Tergnier (août), avance française.
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 8 mars 1919
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : 37e DI n° 64, 20 juin 1915 (Quennevières)
Texte :
Le 6 juin 1915, s'est porté à l'assaut des tranchées ennemies en donnant à ses camarades le plus bel exemple de courage et de dévouement.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : régiment n° 222, 11 juin 1918
Texte :
Caporal infirmier d'un dévouement parfait. A prodigué ses soins à des ypérités avec un zèle qui ne s'est pas démenti un seul instant. Atteint lui-même. Toujours sur la brèche depuis 1915.
Citation n°3
Niveau : Autre niveau
Numéro et date : I. D. 37 du 22 novembre 1918
Texte :
Caporal infirmier modèle. Venu sur sa demande aux zouaves en 1914, a pris part à toutes les attaques du 3ᵉ régiment de marche de zouaves depuis cette époque.
Décorations
Médaille militaire
Date d'obtention : 16 juin 1920 (J.O. du 5 janvier 1922)
Circonstances :
inconnu
Informations complémentaires
Engagé volontaire pour trois ans au titre de la dispense accordée aux étudiants ecclésiastiques, Eugène Aubert s’était engagé à Lorient le 11 novembre 1902 au 62e RI, où il était devenu soldat de 1re classe le 1er mai 1903 avant d’être renvoyé dans ses foyers. Réformé temporairement le 8 juin 1905 par la commission de Vannes pour hypertrophie cardiaque, il avait été versé dans le service auxiliaire, à la section d’infirmiers militaires, puis reclassé dans le service armé avant la guerre.
Ordonné prêtre, il était vicaire à La Chapelle-Neuve lors de la mobilisation.
Brûlé par l’ypérite à Villers-Bretonneux fin mai 1918, il a néanmoins repris sa place aux unités combattantes après trois semaines d’hôpital.
Voir aussi
Articles connexes
Images complémentaires

Photographie d’illustration montrant trois soldats du 3ᵉ Régiment de Zouaves attablés dans un jardin, vêtus de l’uniforme traditionnel à pantalon bouffant et chéchia. Le 3ᵉ Régiment de Zouaves, recruté à Constantine et complété par des volontaires métropolitains, fut l’une des unités d’élite de l’armée française pendant la Grande Guerre. C’est dans ce régiment qu’Eugène-Léon-Lucien Aubert, vicaire à La Chapelle-Neuve dans le diocèse de Vannes, choisit de servir comme brancardier-aumônier bénévole à partir du 16 décembre 1914, prenant part à toutes les attaques du régiment jusqu’en novembre 1918. Source : ImagesDéfense / ECPAD (image originale colorisée, ici reconvertie en noir et blanc).

Photographie d’illustration montrant un zouave de l’armée française en tenue de campagne, fusil Lebel à l’épaule et paquetage complet sur le dos. L’uniforme traditionnel — chéchia, sarouel à pantalon bouffant, guêtres — distinguait ces troupes recrutées en Afrique du Nord, considérées parmi les plus aguerries de l’armée française. C’est dans le 3ᵉ Régiment de Zouaves qu’Eugène-Léon-Lucien Aubert, vicaire à La Chapelle-Neuve dans le diocèse de Vannes, servit comme brancardier-aumônier bénévole de décembre 1914 à novembre 1918, prenant part à toutes les attaques de son régiment. Images de ECPAD/Images Défense
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Fiche matricule — registre matricule du recrutement, Archives départementales du Morbihan, bureau de Lorient, classe 1902, matricule n° 3127.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

