
Date de naissance : 12 juin 1880
Commune de naissance : Millau
Département de naissance : Aveyron
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Curé
Commune d'exercice : Combes
Diocèse : Rodez
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Aveyron
Famille
Père : Jean Julien
Mère : Olymphe DAURIAS
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 2 août 1914
Fonction militaire principale : Brancardier
Fonction militaire secondaire : Aumônier
Grade final : Soldat de 2e classe
Unité finale : 355e RI
Parcours militaire :
- 2 août 1914 : mobilisé, rattaché à la 16e section d’infirmiers militaires (16e SIM).
- août 1914 : sur sa demande, affecté au train sanitaire B n° 2, puis à l’hôpital Saint-Acheul, à Amiens (service des contagieux).
- 27 juin 1915 : sur sa demande, passé au 355e régiment d’infanterie (355e RI) comme brancardier et aumônier.
J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :
Journal de marche du 355e régiment d’infanterie (offensive de Champagne, septembre 1915).
Le 355e RI (56e division) a été engagé dès l’ouverture de la seconde bataille de Champagne, dans le secteur de Souain. C’est le 26 septembre 1915, deuxième journée de l’offensive, qu’Edmond Curé, brancardier et aumônier du régiment, a été tué.
- Nuit du 25 au 26 septembre : l’ordre d’opérations est donné pour la journée du 26 : la 56e division, mise à la disposition du général Paulinier (?) et du 6e corps d’armée, doit « faire effort sur la 2e ligne ennemie et tenter d’y élargir la brèche ».
- 26 septembre, matin : sous une pluie torrentielle, le régiment se porte par la route de Saint-Hilaire à la ferme des Wacques, puis vers Souain ; la marche est difficile, la route étant coupée par de nombreux boyaux.
- 26 septembre, milieu de journée : vers 10 heures, le régiment commence à subir le bombardement ennemi (calibres 105 et 150). Il gagne les bois au nord de Souain.
- 26 septembre, après-midi : rassemblé au bois C.2, le régiment y subit un bombardement intense (105, 150, 210) jusqu’à la nuit. Un obus frappe l’état-major : le chef d’état-major et plusieurs officiers sont tués ; le lieutenant-colonel prend le commandement de la brigade.
- Bilan de la journée : le régiment a perdu plusieurs officiers, 9 hommes tués, 47 blessés et 13 disparus.
C’est dans cette journée de bombardement sur les bois de Souain, à proximité de la ferme de Navarin, qu’Edmond Curé a été frappé au cœur par un éclat d’obus, au milieu des blessés qu’il relevait. Il a été inhumé tout près de là, dans le « ravin de Ratisbonne ».
Statut final
Type de fin : † Tué à l'ennemi
Date : 26 septembre 1915
Lieu : à la ferme de Navarin (Marne)
Détails / circonstances : frappé au cœur par un éclat d'obus. Inhumé dans le « ravin de Ratisbonne », à Souain.
Informations complémentaires
Élève ecclésiastique, il avait été incorporé au 142e régiment d’infanterie le 14 novembre 1901.
Voir aussi
Articles connexes
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Fiche matricule — Archives départementales de la Lozère, bureau de Mende, classe 1900, matricule n° 316.
Fiche Mémoire des Hommes — base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

