BROTTIER Daniel Jules Alexis

Portrait de BROTTIER Daniel-Jules-Alexis, vicaire général au Sénégal — aumônier volontaire, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 7 septembre 1876

Commune de naissance : La Ferté-Saint-Cyr

Département de naissance : Loir-et-Cher

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Missionnaire

Qualité (formulation Livre d'or) : vicaire général de Mgr Jalabert (Dakar), secrétaire de l'Œuvre du Souvenir africain

Ordination : 22 octobre 1899, à Blois

Commune d'exercice : Dakar

Congrégation / Ordre : Pères du Saint-Esprit (Spiritains)

Pays d'exercice : Sénégal

Établissement de rattachement : vicariat apostolique de Dakar

Famille

Père : Jean-Baptiste

Mère : Herminie Aglaé Eugénie BOSTET

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 23 août 1914

Fonction militaire principale : Aumônier

Grade final : Aumônier volontaire

Unité finale : 121e RI


Parcours militaire :

  • 23 août 1914 : engagé volontaire comme aumônier, affecté au GBD 26 (26e division d’infanterie).
  • Détaché au 121e RI, qu’il accompagne jusqu’à la fin de la guerre.

Théâtre des opérations :

1916 — Somme, Chaulnes (4-6 septembre).

1917 — Moulin-de-Tous-Vents (13 avril).

1918 — Aisne, Troesnes (1er-3 juin).

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 20 mai 1919

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre de l'armée

Numéro et date : 6 mai 1916 (JO du 14 juin 1916)

Texte :

S'est fait remarquer depuis le début de la campagne par son abnégation, son dévouement, son mépris absolu du danger, toujours au milieu des troupes au moment des attaques, se portant au secours des blessés sans tenir compte des dangers qui l'entouraient. S'est particulièrement fait remarquer pendant les bombardements dirigés sur nos lignes devant le bois de X..., les 22, 23 et 24 mars 1916, où il a eu ses vêtements déchirés par des éclats d'obus. Ne trouvant pas sa mission achevée, il employait ses nuits à inhumer nos morts.

Citation n°2

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : division d'infanterie n° 126, 26 novembre 1916

Texte :

Superbe de courage et de dévouement, d'esprit de devoir. Est parti à l'assaut le 4 septembre 1916, avec les premières vagues du régiment, encourageant tous ceux qui étaient autour de lui. N'a cessé depuis, sous les bombardements les plus violents et les plus meurtriers, d'aller d'une unité à l'autre sans le moindre souci du danger, prêchant d'exemple et se prodiguant inlassablement pour rechercher les blessés et les panser lui-même.

Citation n°3

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 105e RI n° 411, 17 mai 1917

Texte :

A, depuis le début de la campagne, partagé les fatigues et les dangers dans tous les combats livrés par le régiment, donnant les preuves de la plus grande bravoure et du mépris le plus absolu du danger, en réconfortant les blessés souvent sous les bombardements les plus violents. S'est plus particulièrement dépensé à Verdun et sur la Somme.

Citation n°4

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 121e RI, septembre 1917

Texte :

Aumônier légendaire au 121e RI pour sa bravoure calme et réfléchie, son mépris du danger, son extraordinaire esprit de dévouement et d'abnégation. A pris part avec le régiment aux combats de Chaulnes, les 4 et 6 septembre 1916, de Moulin-de-Tous-Vents, le 13 avril 1917, partant en tête des vagues d'assaut et arrivant des premiers dans les lignes ennemies. S'est prodigué en toutes circonstances et sous les plus violents bombardements, pour apporter aux blessés le réconfort de sa présence et leur donner les soins nécessaires. Est hautement estimé et admiré de tous au régiment.

Citation n°5

Niveau : À l'ordre de l'armée

Numéro et date : armée, 29 juin 1918 (JO du 4 décembre 1918)

Texte :

Âme magnifique où s'allient harmonieusement l'ardeur du soldat et le dévouement du prêtre. Légendaire au régiment dont il partage toujours les heures pénibles. Pendant les attaques des 1er et 2 juin 1918, à Troesnes, parcourait la ligne pour relever, panser et secourir les blessés, allant les chercher en avant de nos postes, sous le feu intense des mitrailleuses, et encourageant les combattants. Est resté à Troesnes malgré deux relèves du bataillon, subissant le 3 une nouvelle attaque et, dans les jours suivants, un bombardement très dur. Exerce sur les combattants, qu'il soutient moralement aux heures difficiles, par ses encouragements et son exemple, l'influence la plus heureuse.

Décorations

Légion d'honneur

Grade / Classe : Chevalier

Date d'obtention : décret du 31 mai 1916 (rang du 9 mai 1916)

Circonstances :

Depuis le début de la campagne, n'a cessé de prodiguer ses soins aux blessés avec un courage et une abnégation au-dessus de tout éloge. Pendant les combats de mars 1916, est resté au premier rang avec les troupes engagées, dans les circonstances les plus difficiles, recueillant les blessés sous un feu meurtrier, les soignant et les encourageant. A apporté à tous le meilleur réconfort moral par sa belle attitude, son sang-froid et par son admirable dévouement.

Croix de guerre

Étoiles et palmes :

  • Palme de bronze (citation à l'ordre de l'armée)
  • Étoile d'argent (citation à l'ordre de la division)
  • Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)

Circonstances :

2 palmes, 1 étoile d'argent et 2 étoiles de bronze

Informations complémentaires

Entré chez les spiritains en 1902, il avait été missionnaire à Saint-Louis du Sénégal à partir de 1903, avant que sa santé ne le ramène en France.

Bien qu’exempté, il s’est engagé comme aumônier volontaire en 1914 et a traversé toute la guerre en première ligne sans jamais être blessé — une préservation qu’il attribuait à sainte Thérèse de Lisieux.

Après le conflit, il a suggéré la création de l’Union nationale des combattants. Promu officier de la Légion d’honneur en 1932, il a dirigé à partir de 1923 l’Œuvre des Orphelins apprentis d’Auteuil, qu’il a considérablement développée.

Il est mort le 28 février 1936 à Paris et a été béatifié par Jean-Paul II le 25 novembre 1984.

Voir aussi

Articles connexes

Images complémentaires

Daniel Brottier, aumônier militaire à cheval au front, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Aumônier de la 26e division d’infanterie, Daniel Brottier se déplaçait sans cesse d’une unité à l’autre, parfois à cheval, pour atteindre les premières lignes et y relever les blessés. Le brassard porté au bras gauche signale sa fonction d’aumônier. C’est cette présence mobile, au plus près du feu, que décrivent toutes ses citations.

Daniel Brottier, aumônier militaire en tenue et casque, décoré, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Ce portrait, daté de 1918, montre Daniel Brottier en aumônier militaire, le casque à la main et les décorations sur la poitrine, au terme de quatre années passées en première ligne. La dédicace « Affectueux souvenir, 1918 » est de sa main.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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