
Date de naissance : 15 juillet 1879
Commune de naissance : Corps-Nuds
Département de naissance : Ille-et-Vilaine
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Missionnaire
Qualité (formulation Livre d'or) : missionnaire diocésain
Diocèse : Rennes
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Ille-et-Vilaine
Famille
Père : Auguste Marie Joseph
Mère : Marie Anne Charlotte FREREJOUAN DU SAINT
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 2 août 1914
Fonction militaire principale : Aumônier
Grade final : Maréchal des Logis
Unité finale : GBD 166
Parcours militaire :
- 31 juillet 1914 : nommé aumônier titulaire par décision ministérielle.
- 2 août 1914 : affecté au groupe de brancardiers divisionnaire (GBD) 60.
- 12 août 1914 : parti au front.
- 18 avril 1916 : évacué pour congestion pulmonaire consécutive à une intoxication par les gaz (secteur de Champagne) ; soigné aux ambulances de Mourmelon puis de Châlons, suivi d’une convalescence.
- 2 décembre 1916 : rentré au dépôt.
- 25 décembre 1916 : passé au groupe de brancardiers divisionnaire de la 166e division d’infanterie (GBD 166) et reparti au front.
- 20 février 1917 : de nouveau évacué pour intoxication par les gaz (secteur des Vosges) ; rétabli, il a repris son service le 2 juin 1917.
- 2 novembre 1918 : évacué ; parti en convalescence le 20 novembre 1918.
Théâtre des opérations :
1914 — Charleroi (août), Ardennes, Guincourt, Tourteron (30 août), Marne (5-10 septembre), Montépreux, Fère-Champenoise (8 septembre), Sommesous (10 septembre), Moulin de Souain (22 décembre).
1915 — Bois Sabot, Moulin de Souain (23 février, 7-30 mars, 25 juin), Bois des Bouleaux (24-25 août), Champagne (25 septembre), ferme des Marquises, Prosnes (22 octobre).
1916 — Champagne, Aubérive.
1917 — Aisne, Vosges.
1918 — Somme (28 mars-14 avril), Sauvillers-Mongival (30 mars), Grivesnes (31 mars), Bois des Arrachées (4 avril), ruisseau des Trois-Doms (10 août), prise de Pierrepont, Gratibus, Lignières, Etelfay, Montdidier, La Boissière, Grivillers (août), Laucourt, Roye, Champien, Ognolles, Ercheu, ferme de la Panneterie, canal du Nord en face de Libermont, ferme Rouvrel, Flavy-le-Meldeux, Le Plessis, Patte d’Oie, ferme de Montalimont, Cugny, Ollezy, canal de la Somme entre Saint-Simon et Jussy, Francilly-Selency (septembre), Saint-Quentin, Oise au nord d’Origny, Guise (octobre), puis occupation en Allemagne, Spire, Germersheim (novembre 1918-février 1919).
1919-1920 — Ludwigshafen (février 1919-juin 1920).
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 15 juin 1920
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : Armée, 4 septembre 1915 (JO du 18 octobre 1915)
Texte :
A donné maintes preuves de bravoure personnelle depuis le début de la campagne. Poussant le dévouement jusqu'à l'extrême limite, ne recule devant aucun danger pour apporter ses secours jusqu'aux tranchées de première ligne. S'est particulièrement fait remarquer le 25 juin et dans la nuit du 24 au 25 août 1915.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : Armée, 30 avril 1918 (JO du 6 juin 1918)
Texte :
S'est porté seul en avant des lignes françaises, sur un glacis battu à tout instant par des mitrailleuses, pour porter le secours de son ministère aux blessés dont la relève n'avait pas encore été possible ; par son exemple, a entraîné quelques brancardiers volontaires et a pu ramener trois blessés, auxquels il a sauvé la vie.
Décorations
Légion d'honneur
Grade / Classe : Chevalier
Date d'obtention : décret du 6 octobre 1918 (JO du 25 janvier 1919)
Circonstances :
Aumônier d'un courage exceptionnel et d'un dévouement incessant, toujours sur la ligne de combat. Par son audace devenue légendaire, par sa belle humeur au milieu du danger, est pour tous un bel exemple d'héroïsme. Le 12 avril 1918, s'est porté seul en avant de nos lignes sur un glacis battu par des mitrailleuses près des blessés qu'on n'avait pas enlevés ; a entraîné des brancardiers avec lui et a pu ramener trois soldats, auxquels il a sauvé la vie. Deux citations.
Informations complémentaires
Avant sa mobilisation comme aumônier, Henri Couasnon avait accompli son service militaire dans l’artillerie : incorporé au 10e régiment d’artillerie le 14 novembre 1902, il avait été nommé brigadier le 16 mai 1903, puis maréchal des logis le 8 avril 1906, avant de passer dans l’armée territoriale le 1er octobre 1913. Étudiant à Rennes au moment de son incorporation, il était devenu ensuite missionnaire diocésain du diocèse de Rennes. Il était le fils d’un notaire de Corps-Nuds.
Après l’armistice, son service s’est prolongé au titre de l’occupation de la rive gauche du Rhin. Mis en congé illimité de démobilisation le 2 février 1919, il a été rappelé par dépêche ministérielle le 2 juin 1919 et affecté à la 8e armée comme aumônier de l’ambulance alpine pour la marche sur Francfort et Darmstadt, puis aumônier de la garnison de Worms et de Ludwigshafen et du régiment d’infanterie coloniale du Maroc, jusqu’à sa remise en disponibilité le 15 juin 1920.
Il est décédé en janvier 1931 à Lanmeur.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Acte de naissance — registre des naissances de la commune de Corps-Nuds, année 1879, acte n° 37, Archives départementales d’Ille-et-Vilaine.
Fiche matricule — registre matricule, subdivision de Rennes, matricule n° 671, Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, 1 R 1892.
Dossier de Légion d’honneur — base Léonore, cote LH//602/68, Archives nationales (Pierrefitte-sur-Seine).
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

