DANSET Achille Désiré Joseph

Portrait de DANSET Achille Désiré Joseph, prêtre (rédacteur à l'Action Populaire), prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 10 mars 1877

Commune de naissance : Halluin

Département de naissance : Nord

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Prêtre

Congrégation / Ordre : Jésuites

Département d'exercice : Marne

Établissement de rattachement : L'Action Populaire à Reims

Famille

Père : Achille Émile Joseph

Mère : Louise Emma Julie DEMEESTERE

Autre parenté :

Ils étaient huit enfants et six sont partis à la guerre. Deux n’en sont pas revenus. Léon DANSET, le benjamin, vicaire à Houplines, a été tué à Ornel le 24 août 1914, trois jours après que lui-même s’était présenté au bureau de recrutement de Reims pour s’engager. Émile DANSET, l’aîné, fabricant de toiles à Halluin, a été pris à la reddition de Maubeuge quinze jours plus tard et il est mort dans un camp allemand deux ans après, sans être rentré. Les deux qui restaient ont vu la fin : Paul DANSET, brancardier, et René DANSET, blessé en Argonne puis promu officier.

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 23 août 1914

Fonction militaire principale : Aumônier

Unité finale : 366e RI


Parcours militaire :

  • 7 août 1914 : aumônier bénévole de la Société de secours aux blessés militaires (SSBM), à l’hôpital temporaire d’Hannoncelles.
  • 21 août 1914 : il s’est présenté au bureau de recrutement de Reims pour contracter un engagement pour la durée de la guerre ; l’engagement n’a pas été souscrit.
  • 23 août 1914 : parti de son propre chef dans la Woëvre, il a été admis par le quartier général et la 72e division d’infanterie et affecté au groupe de brancardiers divisionnaire 72 (GBD 72) au titre d’aumônier bénévole.
  • octobre 1914 : passé à la division de marche du Maroc.
  • 5 février 1915 : nommé aumônier volontaire à la 132e division d’infanterie par décision ministérielle.
  • 31 août 1918 : grièvement blessé à l’avant-bras droit par éclat d’obus, comme aumônier du 366e régiment d’infanterie (366e RI).

Théâtre des opérations :

  • 1914 — Woëvre, Hannoncelles (août) ; Verdun.
  • 1915 — Champagne.
  • 1916 — Verdun.
  • 1918 — Champagne.

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 19 octobre 1919

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : 132e division d'infanterie n° 59, 23 juillet 1915

Texte :

Depuis le début de la campagne, fait preuve du plus inlassable dévouement. N'a cessé un seul jour de visiter le secteur, des tranchées aux cantonnements de repos, élevant le moral des hommes et donnant à ceux qui le désiraient l'appui de son ministère. Après tous les combats, en particulier ceux des 6 et 7 avril, a toujours été le premier pour aller aux endroits les plus périlleux collaborer à la relève et à l'évacuation des blessés, avec une abnégation au-dessus de tout éloge.

Citation n°2

Niveau : À l'ordre du corps d'armée

Numéro et date : 35e corps d'armée n° 296, 23 septembre 1916

Texte :

Aumônier volontaire de la 132e D. I., depuis la création de cette division, s'est prodigué, en toutes circonstances, pour l'exercice de ses fonctions. Au cours de la nuit du 9 au 10 septembre 1916, a procédé à l'inhumation des morts sous un feu des plus violents de l'artillerie ennemie. Ayant eu deux hommes blessés à ses côtés, a assuré les premiers secours, donnant à tous le plus bel exemple de courage et de sang-froid.

Citation n°3

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : 132e division d'infanterie, 17 avril 1918

Texte :

A accompagné, à différentes reprises, les détachements chargés d'exécuter un coup de main et, dans la nuit du 16 avril, est resté près des exécutants pendant toute l'opération, faisant preuve de calme, de sang-froid et d'un profond mépris du danger, se dépensant sans compter au moment de l'engagement, en aidant les brancardiers au transport des blessés et en prodiguant à ces derniers ses soins et ses encouragements.

Citation n°4

Niveau : À l'ordre du corps d'armée

Numéro et date : 4e corps d'armée n° 308, 1918

Texte :

Aumônier militaire du 366e R. I. Homme de devoir accompli, pénétré de sa haute mission. D'un sang-froid et d'un courage du plus bel exemple pour tous. Toujours dans les premières lignes, encourageant les uns, consolant les autres, accompagnant tous les détachements dans les coups de main, jusqu'aux postes les plus avancés. S'est particulièrement dépensé pendant toute l'offensive allemande du 15 juillet, où il n'a cessé de porter soins et encouragements à tous les blessés et d'ensevelir les braves morts au champ d'honneur pour la France.

Décorations

Légion d'honneur

Grade / Classe : Chevalier

Date d'obtention : 3 mars 1919 (JO du 12 mai 1919)

Circonstances :

Depuis le début de la campagne, a montré le plus inlassable dévouement. A pris une part brillante à toutes les affaires dans lesquelles la division a été engagée, faisant preuve de calme, de sang-froid et de mépris du danger. A toujours été le premier pour aller aux endroits les plus périlleux porter l'appui de son ministère, collaborer à la relève et à l'évacuation des blessés avec une abnégation au-dessus de tout éloge. A été grièvement blessé le 31 août 1918. Quatre citations.

Informations complémentaires

Fils et frère d’industriels du Nord, il a connu un an ou deux la vie d’usine avant d’entrer dans la Compagnie de Jésus en 1899. Le conseil de révision l’avait ajourné en 1898 et 1899, puis exempté en 1900 pour endocardite : il n’a donc jamais servi. Prêtre, il a été appelé par ses supérieurs à l’Action Populaire en 1909 et en est devenu directeur adjoint dès 1910. C’est de Reims qu’il s’est présenté au bureau de recrutement en août 1914.

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N’ayant jamais été incorporé, ses services n’ont été portés sur sa fiche matricule qu’après coup, sur ses propres déclarations, reconnues exactes par une note du ministre de la Guerre du 22 septembre 1921. Sa blessure lui a valu une invalidité de 15 %, reconnue par la commission de réforme de la Seine le 31 octobre 1921 pour la raideur et la cicatrice d’une blessure transfixiante de l’avant-bras droit, portée à 20 % le 13 juillet 1923 pour une parésie du nerf cubital limitant la préhension, et convertie en pension annuelle de 930 francs par arrêté du 29 février 1924. La fiche matricule le donne domicilié à Paris, 21 rue Saint-Didier, à compter du 3 août 1921.

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Son œuvre d’après-guerre s’est tenue tout entière dans le catholicisme social. Professeur ordinaire des Semaines sociales de France, aumônier conseil de la Confédération française des Professions et des Pèlerinages de la France du travail, il enseignait au Centre d’études sociales de l’Institut catholique de Paris. Le 1er février 1934, il a été nommé conseiller ecclésiastique au Bureau international du Travail, à Genève, chargé des relations entre le Bureau et les milieux officiels de l’Église catholique, la presse, les organisations et les institutions catholiques, y compris les missions et les séminaires. Il n’a occupé ces fonctions qu’un peu plus d’un an : il est mort à Paris, 10 rue de Dantzig, dans le 15e arrondissement, le 9 juin 1935 à vingt heures quinze, à cinquante-huit ans. Sa notice nécrologique, publiée par le Bureau dans ses Informations sociales, a été reprise par Le Journal de Shanghai (page 7) du 29 août 1935.

Voir aussi

Articles connexes

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

  • Acte de naissance — registre des naissances d’Halluin, année 1877, acte n° 155, Archives départementales du Nord, cote 1 Mi EC 279 R 002.
  • Fiche matricule — bureau de recrutement de Lille, classe 1897, matricule n° 6069, Archives départementales du Nord.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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