BOUVIER Frédéric Benoît

Portrait de BOUVIER Frédéric, prêtre, brancardier-aumônier volontaire, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 5 décembre 1871

Commune de naissance : Vienne

Département de naissance : Isère

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Prêtre

Qualité (formulation Livre d'or) : P. de la Compagnie de Jésus

Congrégation / Ordre : Jésuites

Famille

Père : Benoît

Mère : Nathalie Eugénie Georgette JACQUET

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : août 1914

Fonction militaire principale : Brancardier

Fonction militaire secondaire : Aumônier

Grade final : Soldat de 2e classe

Unité finale : 86e RI


Parcours militaire :

  • août 1914 : mobilisé au service armé (1er RI) ; deux fois mis en sursis.
  • 20 octobre 1914 : section d’infirmiers militaires.
  • 9 novembre 1914 : brancardier volontaire au 86e RI, puis brancardier-aumônier de bataillon.

Théâtre des opérations :

  • 1914-1915 — Oise, Lyon
  • 1916 — Verdun, Damloup, Fort de Vaux (février-mars), Somme (septembre)

Statut final

Type de fin : † Tué à l'ennemi

Date : 17 septembre 1916

Lieu : Vermandovillers (Somme)

Détails / circonstances : tué en partant à l'assaut avec le deuxième élément. Acte transcrit le 18 février 1918 à Vienne (Isère)

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : régiment (86e RI) n° 487, 25 mars 1916

Texte :

Au front depuis 17 mois, où il est venu comme volontaire. Très actif, ne connaissant pas le danger et ignorant la fatigue. Dans la journée du 9 mars, a pansé et relevé de nombreux blessés sous un bombardement très violent.

Citation n°2

Niveau : À l'ordre de l'armée

Numéro et date : armée, 25 octobre 1916 (JO du 11 mars 1917)

Texte :

Brancardier-aumônier volontaire. Exemple parfait de l'abnégation et du dévouement, toujours prêt pour les missions les plus périlleuses. Tué glorieusement, le 17 septembre 1916, en partant à l'assaut avec le deuxième élément. Déjà cité à l'ordre du régiment.

Informations complémentaires

Jésuite, licencié ès lettres, il avait fait sa formation à l’étranger après les lois d’exil de 1901 — à Beyrouth, à Canterbury et Hastings en Angleterre, puis à Linz en Autriche. Engagé volontaire à plus de quarante ans, il servit comme brancardier-aumônier. Peu de temps avant sa mort, dans la tranchée même, il s’était offert pour donner son sang à un sergent blessé et menacé de mourir d’épuisement.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

  • Fiche matricule — classe 1891, n° 174, bureau de recrutement de Vienne, Archives départementales de l’Isère.
  • Fiche Mémoire des Hommes — mort pour la France, base des militaires décédés au cours de la Première Guerre mondiale, ministère des Armées.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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