
Date de naissance : 26 mars 1881
Commune de naissance : Cerizay
Département de naissance : Deux-Sèvres
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Prêtre
Congrégation / Ordre : Autre congrégation masculine
Congrégation (formulation Livre d'or) : Chanoines Réguliers du Latran
Département d'exercice : Deux-Sèvres
Établissement de rattachement : Abbaye de Beauchêne (Cerizay)
Famille
Père : Louis
Mère : Geneviève FORGEARD
Autre parenté :
Le Livre d’or, en marge de sa notice, signalait « un frère tué » sans le nommer. Ce frère était Joseph Jérémie, cultivateur à Cerizay, parti au 114e régiment d’infanterie. Blessé une première fois dès septembre 1914, il est retourné au feu avant d’être mortellement atteint dans la Somme, à l’automne 1916. Joseph Jérémie BAUDIN est mort pour la France ; laïc, il n’avait pas sa place au Livre d’or du Clergé — c’est ce mémorial qui réunit les deux frères.
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 5 août 1914
Fonction militaire principale : Brancardier
Fonction militaire secondaire : Aumônier
Grade final : Soldat de 2e classe
Unité finale : 2e Tirailleurs algériens
Parcours militaire :
- 5 août 1914 : mobilisé, arrivé au corps à la 9e section d’infirmiers militaires, à l’ambulance n° 9 de la Division marocaine.
- 5 mai 1916 : sur sa demande, passé au 2e régiment de tirailleurs algériens (2e RTA) comme brancardier et aumônier volontaire.
- 15 août 1918 : affecté au 9e escadron du train des équipages militaires (9e ETEM) et envoyé en mission aux États-Unis.
Théâtre des opérations :
1915 — Artois (9 mai-16 juin), Champagne (25 septembre).
1916 — Somme (1er-14 juillet).
1917 — Champagne (17-19 avril), Verdun (20 août).
1918 — secteur de Flirey (8 janvier), Villers-Bretonneux, Hangard (26-27 avril), Aisne (29 mai et 18 juillet).
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 5 mars 1919
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : Division marocaine n° 17, 3 août 1916
Texte :
Prêtre brancardier, a fait preuve, pendant les combats du 1er au 14 juillet 1916, d'un entrain, d'un courage qui ont suscité l'admiration de tous. Toujours volontaire pour accompagner les patrouilles, est sorti plusieurs fois seul en avant de nos lignes pour porter secours aux blessés de son bataillon.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : Brigade n° 72, 14 mai 1917
Texte :
Prêtre-brancardier, a, pendant les combats des 17, 18 et 19 avril, relevé sans relâche les nombreux blessés, de jour et de nuit, dans les endroits les plus périlleux. S'est imposé à tous, joignant aux belles qualités morales l'exemple du plus beau courage.
Citation n°3
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : Division marocaine n° 77, 21 janvier 1918
Texte :
Prêtre-brancardier à qui son absolu mépris du danger a donné une grande notoriété au bataillon. Le 8 janvier 1918, sorti des tranchées avec la première vague d'assaut, a donné une fois de plus le plus bel exemple d'abnégation en relevant les blessés sous un feu violent de mitrailleuses.
Citation n°4
Niveau : — (pas de citation)
Numéro et date : Brigade n° 108, 25 mai 1918
Texte :
Brancardier ayant au plus haut degré le sentiment du devoir. A fait preuve d'initiative et d'un mépris absolu du danger, les 26 et 27 avril 1918. A évacué sous un feu intense de nombreux blessés.
Citation n°5
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 2e Brigade n° 111, 1918
Texte :
Brancardier remarquable par sa bravoure, son sang-froid et son dévouement. Faisant preuve du mépris le plus absolu du danger, s'est une fois de plus distingué au cours des combats des 30 et 31 mai 1918, en relevant et secourant les blessés de sa compagnie sur un champ balayé par les mitrailleuses ennemies.
Décorations
Médaille militaire
Date d'obtention : rang du 16 juin 1920, JO du 3 mars 1921
Croix de guerre
Étoiles et palmes :
- Étoile d'argent (citation à l'ordre de la division)
- Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)
Circonstances :
4 étoiles de bronze et 1 étoile d'argent
Informations complémentaires
De constitution fragile, il avait été réformé à plusieurs reprises avant la guerre pour raison de santé et n’avait été réintégré dans le service qu’en 1906 — avant de servir quatre années au feu comme brancardier volontaire. Membre des Chanoines réguliers du Latran, il avait suivi sa congrégation dans l’exil consécutif aux lois sur les congrégations : les résidences portées à son matricule le situent successivement en Angleterre, en Belgique et en Italie, entre 1903 et 1914. Il était revenu de Belgique au moment de la mobilisation.
Rentré à l’abbaye de Beauchêne après la guerre, en août 1936 il comptait parmi les quatre derniers membres de la communauté, comme le rappelle l’histoire de sa congrégation.
Voir aussi
Articles connexes
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Acte de naissance — registre des naissances de Cerizay, année 1881, acte n° 11 (Archives départementales des Deux-Sèvres).
Fiche matricule — bureau de Parthenay, classe 1901, matricule n° 1725 (Archives départementales des Deux-Sèvres).
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

