BROSSIER Léon Marie

Portrait de BROSSIER Léon-Marie, missionnaire en Ouganda, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 25 juin 1882

Commune de naissance : Cholet

Département de naissance : Maine-et-Loire

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Missionnaire

Commune d'exercice : Ouganda

Congrégation / Ordre : Pères Blancs

Département d'exercice : Afrique orientale anglaise

Pays d'exercice : Autre

Établissement de rattachement : missions des Pères Blancs (Ouganda)

Famille

Père : Léon Pierre

Mère : Marie Louise BAILLET

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 16 décembre 1914

Fonction militaire principale : Brancardier

Fonction militaire secondaire : Aumônier

Grade final : Sergent

Unité finale : 116e BCP


Parcours militaire :

  • 16 décembre 1914 : arrivé au corps, affecté à la 9e SIM.
  • 12 février 1915 : nommé caporal.
  • 31 mai 1915 : au front, brancardier au GBD 20.
  • 29 mai 1917 : sur sa demande, brancardier-aumônier au 116e BCP.
  • 8 décembre 1917 : nommé sergent.

Théâtre des opérations :

1916 — Verdun, Douaumont (24-29 octobre).

1917 — Flandres (27 octobre).

1918 — Somme (29-30 mars), Aisne, Saint-Quentin (18 septembre).


J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :

JMO du 116e bataillon de chasseurs à pied 

À la mi-septembre 1918, le bataillon est engagé dans la poussée vers la ligne Hindenburg, devant Savy, aux portes ouest de Saint-Quentin. L’attaque doit appuyer l’avance de l’armée anglaise au nord de la ville. Léon Marie Brossier y sert comme brancardier-aumônier.

  • 17 septembre : une heure avant le jour, le bataillon est en position d’alerte ; la base de départ est reconnue dans le chemin creux à 200 mètres au sud de Savy, objectif fixé à la lisière nord du Bois Margerin.
  • 18 septembre : à 2 h, tout le bataillon est en place. La pluie tombe, le boyau est pris d’enfilade par les mitrailleuses. Les vagues d’assaut se heurtent à un double réseau de fil de fer intact ; sous le feu, les mitrailleuses fauchent la première vague. Le capitaine Duhamel et une dizaine de chasseurs sont tués, une cinquantaine blessés.
  • 18 septembre, soir : l’ennemi s’acharne sur les blessés. Le brancardier Maurin s’avance en agitant son brassard pour les secourir et est abattu d’une balle après avoir terminé son deuxième pansement. À la nuit, le bataillon se reforme sur les lisières du Bois Margerin.
  • 19 septembre : la préparation d’artillerie reprend dès le matin, l’attaque est décidée pour midi ; les vagues se précipitent et viennent de nouveau se heurter au réseau intact, sous le feu des mitrailleuses.

C’est dans ces journées que Léon Marie Brossier est mortellement frappé. Le sort du brancardier Maurin, tué le brassard levé en portant secours, dit le danger que couraient les brancardiers de ce bataillon : ni le signe distinctif ni le mouvement incessant de l’unité ne les protégeaient du feu auquel Brossier lui-même a succombé le 19 septembre.

Statut final

Type de fin : † Tué à l'ennemi

Date : 19 septembre 1918

Lieu : Savy (Aisne)

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : 133e DI n° 2, 2 novembre 1916

Texte :

Serviteur d'élite. Au cours des combats du 24-29 octobre 1916, non seulement s'est montré brancardier du plus grand dévouement, toujours prêt aux missions pénibles ou dangereuses, mais encore a rendu des services précieux comme entraîneur de ses équipes, par sa bonne humeur inaltérable et l'exemple de son courage.

Citation n°2

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 214e Brigade n° 52, 7 novembre 1917

Texte :

Exerçant au bataillon les fonctions de brancardier et d'aumônier, s'est particulièrement distingué, le 27 octobre 1917, en faisant relever les blessés sous le feu, et en déployant le plus grand courage et le plus entier dévouement.

Citation n°3

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 214e Brigade n° 292, 29 avril 1918

Texte :

Bel exemple de courage et d'abnégation. S'est particulièrement distingué les 29 et 30 mars 1918, en relevant les blessés dans des conditions très périlleuses.

Décorations

Croix de guerre

Étoiles et palmes :

  • Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)

Circonstances :

nommée explicitement sur la fiche matricule

Informations complémentaires

Engagé volontaire en 1902 au 77e RI comme étudiant ecclésiastique, il ne rejoignit le corps que le 16 décembre 1914, plusieurs mois après son rappel du 1er août, le temps de revenir de sa mission d’Afrique orientale.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

  • Acte de naissance — Archives départementales de Maine-et-Loire, registre des naissances de Cholet (1882), acte n° 168.
  • Fiche matricule — Archives départementales de Maine-et-Loire, bureau de Cholet.
  • Fiche Mémoire des Hommes — base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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