BOUISSOU Antoine

Portrait de BOUYSSOU Antoine, directeur du grand séminaire puis curé d'Armissan, brancardier-aumônier, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 13 février 1881

Commune de naissance : Mas-Saintes-Puelles

Département de naissance : Aude

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Prêtre professeur

Qualité (formulation Livre d'or) : directeur au Grand Séminaire

Commune d'exercice : Carcassonne

Diocèse : Carcassonne

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Aude

Établissement de rattachement : Grand Séminaire de Carcassonne (directeur)

Famille

Père : Joseph

Mère : Madeleine Caumel

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 25 février 1915

Fonction militaire principale : Aumônier

Fonction militaire secondaire : Brancardier

Grade final : Soldat

Unité finale : 107e RI


Parcours militaire :

  • 10 décembre 1914 : classé dans le service armé et récupéré par le conseil de révision de l’Aude, après avoir été réformé en 1906 pour troubles cardiaques.
  • 25 février 1915 : rejoint la 16e section d’infirmiers militaires (16e SIM).
  • 17 septembre 1915 : passe au groupe de brancardiers divisionnaire 23 (GBD 23).
  • 25 septembre 1915 : envoyé aux armées, dans le secteur d’Artois.
  • 13 avril 1916 : sur sa demande, devient brancardier-aumônier au 107e RI.
  • 21 avril et 13 mai 1916 : assure le transport des blessés au cours des combats devant Verdun.
  • 14 juin 1917 : suit l’assaut d’un coup de main et aide, sans armes, à la capture d’un prisonnier.
  • 14 septembre 1917 : pousse jusqu’à la deuxième tranchée allemande pour panser et ramener un blessé, contraint de se terrer une journée dans un trou d’obus ; rentre blessé à la nuit.
  • 1918 : passe sur le front italien.
  • 27, 28 et 29 octobre 1918 : transport des blessés sous un violent bombardement ; une blessure à la main gauche.

Théâtre des opérations :

1915 — Artois (25 septembre).

1916 — Verdun (13 avril-10 juin).

1917 — Champagne (janvier-septembre).

1918 — Italie.

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 6 mars 1919

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : brigade n° 30, 31 mai 1916

Texte :

Venu dans l'infanterie sur sa demande pour servir au premier rang, a assuré, aux combats des 21 avril et 13 mai 1916, le transport des blessés dans des conditions particulièrement périlleuses avec un inlassable dévouement.

Citation n°2

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : Ordre n° 533, 20 juin 1917

Texte :

Brancardier déjà cité à Verdun pour son dévouement et sa bravoure. Est venu, le 14 juin, encourager les camarades de son bataillon exécutant un coup de main et, sans en avoir reçu l'ordre ni informé ses chefs, a suivi dans l'assaut l'officier commandant le groupe. A aidé sans armes à la capture d'un prisonnier. Prêtre et soldat d'élite, d'une abnégation, d'une modestie et d'un sang-froid qui font la haute admiration de ses camarades et de ses chefs.

Citation n°3

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : division n° 122, 29 septembre 1917

Texte :

Brancardier de bataillon, volontaire chaque fois qu'il y a danger à courir. Fait l'admiration de ses chefs et est l'objet de la vénération de ses camarades par sa modestie et son zèle inlassable à encourager ses camarades. Le 14 septembre 1917, notamment, au cours d'un coup de main, après être allé jusqu'à la 2e tranchée allemande, a pansé et ramené un blessé sous un feu violent de mitrailleuses qui l'a forcé de se terrer pendant toute une journée dans un trou d'obus. Est rentré blessé à la nuit.

Citation n°4

Niveau : À l'ordre du corps d'armée

Numéro et date : corps d'armée n° 379, 4 juillet 1918

Texte :

Brancardier, modèle de dévouement et d'abnégation, se chargeant toujours des missions périlleuses. Vient à nouveau de se signaler dans un coup de main en commandant l'équipe de tête des brancardiers. Malgré la réaction de l'artillerie et des mitrailleuses ennemies, s'est replié le dernier, ramenant un prisonnier blessé.

Citation n°5

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : division, 21 octobre 1918

Texte :

Brancardier d'un très grand courage. S'est très vaillamment dépensé pour assurer le transport des blessés dans les journées des 27, 28 et 29 octobre 1918, sous de violents bombardements et un feu nourri de mitrailleuses. D'un mérite au-dessus de tout éloge. Déjà cité. Une blessure.

Décorations

Médaille militaire

Date d'obtention : décret du 15 juin 1920 (JO du 18 mars 1921)

Informations complémentaires

Le Livre d’or du Clergé l’orthographie BOUYSSOU ; les pièces officielles (acte de naissance, fiche matricule) portent BOUISSOU, forme retenue ici.

Incorporé au 100e RI en novembre 1902 puis passé dans la disponibilité en 1905, il avait été réformé en 1906 pour des troubles cardiaques consécutifs à un rhumatisme articulaire aigu, avant d’être récupéré pour le service armé en décembre 1914.

Après la guerre, il fut curé d’Armissan (Aude) à partir de 1919. Il est mort le 12 novembre 1960 à Ouveillan (Aude).

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Acte de naissance — Archives départementales de l’Aude, Mas-Saintes-Puelles, registre des naissances 1881, acte n° 4 (cote 100NUM/5E225/24).

Fiche matricule — Archives départementales de l’Aude, bureau de Narbonne, classe 1901, matricule n° 648 (cote 104NUM/RW533).

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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