
Date de naissance : 4 mai 1865
Commune de naissance : Grenade-sur-l'Adour
Département de naissance : Landes
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Prêtre
Ordination : 22 décembre 1888
Congrégation / Ordre : Augustins de l'Assomption (Assomptionnistes)
Famille
Père : Jean Marie
Mère : Marie DESBLANCS
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 29 août 1914
Fonction militaire principale : Aumônier
Grade final : Aumônier titulaire
Unité finale : 51e RI
Parcours militaire :
- 29 août 1914 : engagé volontaire comme aumônier.
- aumônier auxiliaire de l’ambulance 12/6.
- 10 mai 1915 : aumônier titulaire du groupe de brancardiers de corps d’armée n° 2 (GBC 2).
- sur sa demande, aumônier du 51e régiment d’infanterie (51e RI).
- juin-juillet 1916 : évacué pour maladie.
- 24 juillet 1916 : de retour au front avant la fin de sa convalescence.
- 29 juillet 1916 : grièvement blessé à Barleux (Somme).
- pendant sa convalescence, envoyé en Espagne par le Comité de propagande catholique à l’étranger, puis chargé d’une mission de propagande en Amérique du Sud pour le ministère des Affaires étrangères (Argentine, Chili, Paraguay, Uruguay, Brésil).
- 4 décembre 1918 : de retour en France.
- 13 décembre 1918 : au front, au groupe de brancardiers divisionnaire n° 8 (GBD 8).
Théâtre des opérations :
1914 — combats de La Vaux-Marie.
1915 — Éparges, tranchée de Calonne, Hauts-de-Meuse, Mouilly (1er-15 juillet), Champagne (octobre).
1916 — tranchée de Calonne (1er-22 mai), Somme, Barleux (juillet).
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 5 février 1919
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : 2e corps d'armée n° 116, 16 août 1915
Texte :
A fait preuve, en toutes circonstances, des plus belles qualités de dévouement et de bravoure ; au cours des attaques du 1er au 15 juillet, dans le secteur des Éparges, a montré la plus grande énergie et un réel courage en restant constamment en première ligne, réconfortant les blessés par ses paroles et son exemple.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : armée, 5 septembre 1916 (JO du 5 décembre 1916
Texte :
Évacué et titulaire d'un congé de convalescence, a renoncé à ce congé pour reprendre sa place au 51e régiment, dès qu'il a su que ce régiment rentrait en première ligne. A été grièvement blessé le 29 juillet 1916 en aidant à dégager des hommes ensevelis.
Décorations
Légion d'honneur
Grade / Classe : Chevalier
Date d'obtention : décret du 1er avril 1917, JO du 24 avril 1917
Circonstances :
Aumônier titulaire au groupe de brancardiers de corps d'armée, puis affecté à un régiment d'infanterie sur sa demande. A donné, en toutes circonstances, le plus bel exemple de courage et de mépris du danger, n'hésitant jamais à secourir les blessés sous les plus violents bombardements. A été grièvement atteint, le 29 juillet 1916, en tentant de dégager, sous le feu de l'ennemi, un soldat enseveli par l'explosion d'un obus. » (a déjà été cité).
promu Officier à titre civil (décret du 23 septembre 1949)
Croix de guerre
Étoiles et palmes :
- Palme de bronze (citation à l'ordre de l'armée)
- Étoile de vermeil (citation à l'ordre du corps d'armée)
Décoration(s) étrangère(s)
Détail :
- Officier de l'Ordre royal de Danilo Ier de Monténégro, 4e classe (n° 652, 10 septembre 1916)
- Chevalier de l'Ordre du Saint-Sépulcre.
Informations complémentaires
À l’état civil, cet Augustin de l’Assomption ne porte qu’un seul prénom, Barthélémy. C’est sous les prénoms de Louis-Olivier — ou simplement Olivier, son nom de religion — qu’il a été connu toute sa vie, et sous lesquels le Livre d’or, ses citations et la presse le désignent.
Ordonné prêtre le 22 décembre 1888, il a été l’un des directeurs des pèlerinages de Terre sainte (Journal de la Meurthe, 3 septembre 1915) et chanoine honoraire de la basilique de Lourdes. Sa congrégation a connu, au tournant du siècle, l’hostilité du pouvoir : les Assomptionnistes ont été dissous par décret en 1900. Lors d’une perquisition menée fin 1899 au couvent de l’Alhambra, à Bordeaux, il a tenu tête au commissaire de police et s’est vu poursuivi pour outrage, comme l’a rapporté la presse d’alors (La Charente, 3 décembre 1899). Écrit dans l’esprit du temps, cet écho doit être pris comme un témoignage d’époque.
Le Livre d’or reproduit en note une attestation du maire de Tilly (Meuse) sur une action de l’aumônier lors d’un incendie provoqué par un bombardement. Écrite dans l’esprit du temps, elle doit être prise comme un témoignage d’époque : « Le 20 septembre dernier, un grand incendie ayant été provoqué à Tilly par des obus ennemis, l’aumônier Olivier Dabescat est accouru immédiatement d’Ambly, où il était cantonné, malgré le violent bombardement qui continuait encore. Arrivé sur les lieux, il s’est mis aussitôt, avec les autorités du village, à la tête de la population et a pris énergiquement la direction de la manœuvre. Enlevant sa soutane, en manches de chemise, il a grimpé plusieurs fois à l’échelle, il est monté sur les toits, il a fait placer la pompe aux endroits où son action était plus efficace, il a fait établir un barrage des plus heureux qui devait arrêter le feu et il s’est prodigué partout avec la plus admirable activité. Un nouveau bombardement, qui a tué deux habitants, ayant soudain éclaté, il a quitté le dernier le théâtre de l’incendie et est revenu le premier pour continuer son œuvre de dévouement. L’aumônier, en un mot, a excité l’admiration de tous par son courage, par son mépris du danger, par l’énergie et l’habileté de son commandement, et le maire regarde comme son devoir de lui décerner cette attestation pour lui témoigner sa gratitude et celle de ses administrés. » (signé : le maire de Tilly, Vasseur).
En mars 1917, il a été reçu par le pape, qu’il a, selon la presse religieuse (L’Aquitaine, 16 mars 1917), « vivement intéressé en lui donnant des détails très précis sur la vie des aumôniers au front ».
Après la guerre, chargé de faire connaître en Amérique le grand monument que la France élevait à Lourdes en mémoire des soldats alliés tombés, et d’y recueillir des souscriptions, il a donné en 1921 à Los Angeles plusieurs conférences, notamment sur « la femme française pendant la guerre » sous l’égide de l’Alliance française (L’Union nouvelle, 14 mai 1921). Ces journaux franco-américains, qui le présentaient comme un « glorieux blessé de la guerre », rapportaient qu’il avait été trépané et conservait un éclat d’obus de sa blessure — témoignages d’époque à prendre comme tels.
Il résidait à Paris, dans le 7e arrondissement, où il a été recensé en 1926 et 1936, et il est mort le 18 février 1956 à Grenade-sur-l’Adour, sa commune natale.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Acte de naissance : commune de Grenade-sur-l’Adour (Landes), acte n° 14.
Fiche matricule : archives départementales des Landes, matricule n° 127.
Base Léonore : Archives nationales, dossier de Légion d’honneur 19800035/138/17536 (notice c-206262).
Journal officiel du 24 avril 1917 : nomination dans l’ordre de la Légion d’honneur.
Recensement de 1926 : Paris, 7e arrondissement, 10 rue Camou.
Recensement de 1936 : Paris, 7e arrondissement, avenue Bosquet.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

