FRADIN Alphonse Henri

Portrait recherché — Couverture du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1922 en attente d'identification photographique

Date de naissance : 21 juillet 1875

Commune de naissance : Chiché

Département de naissance : Deux-Sèvres

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Curé

Commune d'exercice : Faye-l'Abbesse

Diocèse : Poitiers

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Deux-Sèvres

Famille

Père : Joseph

Mère : Marie GALLARD

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 2 août 1914

Fonction militaire principale : Brancardier

Fonction militaire secondaire : Aumônier

Grade final : Caporal

Unité finale : 155e RI


Parcours militaire :

  • 2 août 1914 : mobilisé au titre du service auxiliaire, affecté comme infirmier à la 9e section d’infirmiers militaires (9e SIM) et au train sanitaire improvisé n° 1.
  • janvier 1915 : affecté à l’ambulance 13/18.
  • octobre 1915 : envoyé en renfort à l’ambulance 9/11.
  • décembre 1915 : affecté au train sanitaire semi-permanent n° 8 (réseau Midi).
  • janvier 1916 : sur sa demande, devenu brancardier et aumônier volontaire au 155e régiment d’infanterie (155e RI).
  • 1916-1918 : blessé à deux reprises.

Théâtre des opérations :

1916 — Champagne, Sainte-Marie-à-Py, Le Bonnet d’Évêque (25 février).

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : février 1919

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 111e Brigade n° 45, 13 mars 1916

Texte :

Au moment où il accomplissait sa mission de brancardier, accompagnant un blessé grave, a été surpris par un tir de barrage des plus meurtriers, n'a pas perdu son sang-froid et est parvenu à ramener le blessé au poste de secours.

Citation n°2

Niveau : À l'ordre de l'armée

Numéro et date : Armée, 8 mai 1917 (J.O. du 21 août 1917)

Texte :

Âgé de quarante-deux ans, venu au front sur sa demande, doué de qualités exceptionnelles, exalte les vertus guerrières de la troupe par son langage simple et émouvant. Son autorité morale s'étend sur le régiment tout entier. Fait preuve, au combat, du mépris absolu du danger. D'un dévouement infatigable, entraînant par son exemple les brancardiers à la recherche des blessés.

Citation n°3

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 355e RI n° 178, 4 juin 1918

Texte :

Pendant les journées du 31 mars au 16 avril 1918, n'a cessé, quel que fût le danger, de parcourir le champ de bataille, transportant les blessés, inhumant les morts et portant partout le réconfort de sa parole, donnant constamment l'exemple du courage absolu et du dévouement le plus sublime.

Citation n°4

Niveau : À l'ordre du corps d'armée

Numéro et date : 30e Corps d'Armée n° 252, 20 octobre 1918

Texte :

Caporal brancardier hautement apprécié dans tout le régiment, où il est cité comme le plus bel exemple de dévouement et d'oubli de soi. Il imprègne de sa propre valeur morale ses équipes, dont il a obtenu le rendement maximum dans les circonstances les plus tragiques, durant les combats du 23 au 27 août 1918.

Décorations

Légion d'honneur

Grade / Classe : Chevalier

Date d'obtention : 16 juin 1920 (J.O. du 12 juillet 1921)

Circonstances :

Caporal brancardier d'un courage et d'un dévouement remarquables. N'a cessé de donner l'exemple de l'abnégation la plus absolue. Deux fois blessé. Médaille militaire. Nombreuses citations.

Officier (décret du 20 mars 1925, rang du 16 juillet 1925)

Médaille militaire

Date d'obtention : 20 décembre 1918 (J.O. du 4 février 1919)

Informations complémentaires

Élève ecclésiastique, il avait été incorporé au 114e régiment d’infanterie le 12 novembre 1896.

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Au début de 1915, l’abbé Fradin a écrit du front à ses paroissiens de Faye-l’Abbesse une lettre reproduite par La Semaine religieuse. Écrite dans l’esprit du temps, c’est un témoignage d’époque qui doit être pris comme tel. Il y évoquait la messe de minuit de Noël 1914 :

Nous espérions, mes confrères et moi, nous espérions chanter la messe de minuit dans la cathédrale de Strasbourg, et même dans la cathédrale de Cologne. […] Nous courons grand risque d’avoir la messe de minuit dans quelque grange à ciel ouvert et qui ressemblera beaucoup à l’étable de Bethléem. […] Je crois fermement à la victoire et, comme vous, je souhaite ardemment la paix pour 1915.

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Après la guerre, il a été réformé pour une tuberculose pulmonaire contractée au service, son invalidité étant reconnue à 100 %. C’est à ce titre qu’il a été promu officier de la Légion d’honneur en 1925. Trop malade pour se déplacer, il a écrit le 31 mars 1926 au grand chancelier de la Légion d’honneur, depuis Faye-l’Abbesse, où il se disait « ex-caporal au 155e régiment d’infanterie, mutilé de guerre de 100 % » :

Mon état de santé ne me permettant pas de prendre part à une cérémonie de réception officielle quelconque, je vous prierais de me faire parvenir ma lettre de nomination et ma croix d’officier, soit directement par la poste, soit par l’intermédiaire de la gendarmerie de Chiché dont je dépends.

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Il est mort le 25 juillet 1927 à Faye-l’Abbesse (Deux-Sèvres), à cinquante-deux ans.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Fiche matricule — Archives départementales des Deux-Sèvres, classe 1895, matricule n° 916.

Dossier de la Légion d’honneur — Archives nationales, base Léonore, cote LH//1021/22.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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