
Date de naissance : 26 janvier 1881
Commune de naissance : Pâlis
Département de naissance : Aube
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Curé
Ordination : 29 avril 1904
Commune d'exercice : Villemoyenne
Diocèse : Troyes
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Aube
Famille
Père : Cyrille Séverin
Mère : Angèle CLERGE
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : août 1914
Fonction militaire principale : Brancardier
Unité finale : 23e SIM
Parcours militaire :
- Engagé volontaire pour 3 ans le 13 novembre 1900 à la mairie de Troyes au titre du 37e Régiment d’infanterie ; arrivé au corps le 14 du dit (matricule corps 3991)
- Libéré soldat de 2e classe le 14 novembre 1901 (engagé volontaire libéré, élève ecclésiastique)
- Passé dans la disponibilité de l’armée active le 29 septembre 1901, certificat de bonne conduite accordé
- Période art. 23 dans la 23e Section d’infirmiers militaires du 24 août au 20 septembre 1903
- Devenu dispensé art. 21 de la loi du 15 juillet 1889 (aîné d’orphelins), Cat Mil. du 22 octobre 1907
- 1re période d’exercices dans la 23e Section d’infirmiers militaires du 11 septembre au 8 octobre 1906
- 2e période d’exercices : dispensé par la loi du 19 juillet 1910 (inondations)
- Rappelé par décret de mobilisation générale du 1er août 1914, arrivé au corps le 1er août 1914
- Mobilisé au G.B.D./73 (Groupe de brancardiers divisionnaire de la 73e D.I.) selon le Livre d’or
- Cité à l’ordre de la Brigade active de Toul le 13 mai 1916
- Affecté à la 23e Section d’infirmiers militaires (Mémoire des Hommes)
Théâtre des opérations :
- 1916 — Verdun (tunnel de Tavannes, 4 septembre).
Statut final
Type de fin : Autre
Date : 4 septembre 1916
Lieu : Tunnel de Tavannes (Verdun, Meuse)
Détails / circonstances : Tué dans l'accident du tunnel de Tavannes.
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : Brigade active de Toul, n° 16, 13 mai 1916
Texte :
A fait preuve, en allant relever des morts dans des tranchées de première ligne bouleversées par l'artillerie ennemie, d'un très grand dévouement et d'un mépris absolu du danger.
Images complémentaires

Le tunnel de Tavannes, long de près de 1 400 mètres, traversait la colline entre Verdun et Étain. À partir de l’été 1916, ses voûtes humides et obscures servirent
d’abri, de poste de secours et de cantonnement à des milliers de soldats engagés dans la défense du secteur. C’est en allant chercher les blessés sous l’artillerie ennemie que Lucien Bodier fut cité, le 13 mai 1916, pour son « mépris absolu du danger ». Quatre mois plus tard, le 4 septembre, il périssait à l’intérieur même du tunnel, dans l’incendie et les explosions qui en firent un tombeau collectif.
Source : Images défense

La sortie Est du tunnel de Tavannes, photographiée par le lieutenant Charbonnier en juin 1916, trois mois avant la catastrophe. À cette date, Lucien Bodier était déjà cité à l’ordre de la Brigade active de Toul pour avoir relevé des morts dans les tranchées de première ligne. Le 4 septembre 1916, l’explosion de munitions et de fusées entreposées à l’intérieur du tunnel, suivie d’un incendie alimenté par les gaz, fit plusieurs centaines de victimes parmi les hommes qui s’y abritaient. Lucien Bodier fut inhumé tout près de là, au Cimetière de la Maisonnette.
Source : L’Argonnaute
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
- Fiche Mémoire des Hommes — Mort pour la France de la Première Guerre mondiale
- Fiche matricule — Archives départementales de l’Aube, classe 1899, matricule 1659, bureau de Troyes
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

