
Date de naissance : 10 décembre 1889
Commune de naissance : Saint-Nicolas-de-la-Grave
Département de naissance : Tarn-et-Garonne
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Vicaire
Commune d'exercice : Jumilhac-le-Grand
Diocèse : Périgueux
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Dordogne
Famille
Père : Jean
Mère : Eugénie Marie PAGÈS
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 3 mars 1915
Fonction militaire principale : Brancardier
Grade final : Soldat
Unité finale : 14e RI
Parcours militaire :
- 3 mars 1915 : arrivé au corps au régiment d’infanterie de Montauban ; il avait vingt-cinq ans.
- 14 juin 1915 : passé au 14e régiment d’infanterie (14e RI) et parti au front, où il a servi comme brancardier.
- 1916 : engagé dans le secteur de Verdun, son bataillon tenant les Carrières.
- avril 1917 : engagé en Champagne, aux monts de Moronvilliers ; le 22, le régiment y a repoussé une violente attaque allemande (voir JMO).
Théâtre des opérations :
1916 — Les Carrières de Verdun.
1917 — Champagne (avril).
J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :
Journal des marches et opérations du 14e régiment d’infanterie, journée du 22 avril 1917.
Le 22 avril 1917, le 14e régiment d’infanterie tenait le secteur des monts de Moronvilliers, à l’est de Reims, avec ses trois bataillons répartis sur le Mont-Perthois, la Fosse-Froide et le Petit Mont-Haut.
- 22 avril 1917, au matin : dès le lever du jour, l’artillerie allemande exécute des tirs intenses, surtout sur le Mont-Haut et la Fosse-Froide.
- vers 10 heures : l’intensité du bombardement augmente encore.
- 11 heures : l’ennemi attaque le Grand et le Petit Mont-Haut.
- dans la journée : l’attaque est repoussée par le 1er bataillon, puis une vigoureuse contre-attaque rétablit la situation et porte même la première ligne à quelque 200 mètres en avant de ses emplacements primitifs.
La journée a coûté de lourdes pertes au régiment. Parmi les tués relevés à Moronvilliers figure Maurice Dubon (matricule 533), brancardier, tombé au plus fort de l’action alors qu’il portait secours aux blessés en première ligne.
Statut final
Type de fin : † Tué à l'ennemi
Date : 22 avril 1917
Lieu : à Moronvilliers (Marne)
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : 131e division d'infanterie n° 23, 23 septembre 1915
Texte :
Se trouvant en service commandé, à 2 kilomètres en arrière de la première ligne, au moment où une violente attaque ennemie se déclenchait, est venu rejoindre le poste de secours près de la première ligne, après une longue marche sous un feu violent d'artillerie de gros calibre ennemie, à travers des boyaux en partie démolis ; n'a cessé, pendant tout le temps de l'attaque ennemie, d'encourager ses camarades jusqu'à la fin du combat d'infanterie.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 14e régiment d'infanterie n° 409, 18 juillet 1916
Texte :
Très courageux, très dévoué, se dépense sans compter, à toute occasion. S'est particulièrement distingué pendant le séjour de son bataillon aux Carrières.
Citation n°3
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : 17e corps d'armée n° 5, 9 juin 1917
Texte :
S'est montré, en plusieurs circonstances, comme animé du plus bel esprit du devoir. A toujours été pour ses camarades un exemple vivant de courage et de bravoure. Pendant l'attaque ennemie et la contre-attaque du 22 avril 1917, se trouvait avec les premières vagues, pansant les blessés. A été tué pendant qu'il pansait son chef de bataillon grièvement atteint.
Décorations
Médaille militaire
Date d'obtention : posthume, (J.O. du 1er novembre 1920)
Informations complémentaires
Pour le jour de sa naissance le Livre d’or porte la date du 8 décembre 1889 ; l’acte de naissance, la fiche matricule et la fiche de Mémoire des Hommes s’accordent sur le 10 décembre 1889, date retenue.
Élève ecclésiastique lors de son recensement, il résidait alors dans la Dordogne. Ajourné en 1910, il avait été exempté en 1911 pour « faiblesse irrémédiable ». Il n’a été récupéré et versé dans le service armé qu’en 1914, par le conseil de révision de la Corrèze (décret du 7 septembre 1914).
Voir aussi
Articles connexes
Destins croisés
Brancardier au 14e régiment d’infanterie, il n’était pas le seul ecclésiastique de ce régiment. Gaston Paul DAVOUST y servait comme aumônier volontaire : blessé le 3 mai 1917, peu après la mort du brancardier, il a survécu à la guerre. Le régiment avait déjà perdu, dès son premier mois de campagne, Joseph Justin COUGOT, séminariste toulousain, tué le 27 août 1914 dans les Ardennes.
Images complémentaires

Ce croquis, joint au journal de marche du 14e régiment d’infanterie, fixe la situation du régiment à huit heures du matin, le 22 avril 1917. On y reconnaît les points tenus ce jour-là, à l’est de Reims : le Mont-Perthois, la Fosse-Froide et le Petit Mont-Haut. C’est sur ce terrain que Maurice Dubon, brancardier, a été tué en portant secours aux blessés, quand l’ennemi a attaqué le Mont-Haut vers onze heures.
Crédit : Journal des marches et opérations du 14e RI — Service historique de la Défense (Mémoire des Hommes). (lien dans le cadre du JMO)
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Acte de naissance — registre des naissances de Saint-Nicolas-de-la-Grave, 1889, acte n° 43 (Archives départementales de Tarn-et-Garonne).
Fiche matricule — bureau de recrutement de Montauban, classe 1909, matricule n° 533 (Archives départementales de Tarn-et-Garonne).
Fiche Mémoire des Hommes — base des « Morts pour la France » de la Première Guerre mondiale (ministère des Armées).
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

