
Date de naissance : 15 mars 1888
Commune de naissance : Lyon (5e)
Département de naissance : Rhône
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Scolastique
Commune d'exercice : Nice
Congrégation / Ordre : Salésiens de Don Bosco
Département d'exercice : Alpes-Maritimes
Établissement de rattachement : École professionnelle (Nice)
Famille
Père : Marie Théodore
Mère : Jeanne Maria HUMBERT
Autre parenté :
Son frère Marie Joseph Albert Mayet servait au même régiment et dans la même compagnie, la 19e. Tous deux ont été frappés le 8 juillet 1916, devant la Batterie de Damloup : Maurice tué sur place, son aîné grièvement blessé au pied, succombera trois semaines plus tard.
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 11 août 1914
Fonction militaire principale : Combattant
Grade final : Caporal
Unité finale : 221e RI
Parcours militaire :
- 11 août 1914 : mobilisé, il a rejoint le corps ; classé pour le service armé, il a d’abord été affecté à la 14e section de commis et ouvriers d’administration (COA), unité administrative de l’arrière.
- 4 novembre 1914 : sur sa demande, il est passé au 221e régiment d’infanterie (221e RI), où l’un de ses frères combattait déjà.
- Fin 1914 : campagne en Lorraine.
- 9 mai 1916 : nommé caporal.
- Début juillet 1916 : engagé dans le secteur de Verdun, devant Damloup.
Théâtre des opérations :
1914 — Lorraine.
1916 — Verdun (juillet).
J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :
Le Journal des marches et opérations du 221e régiment d’infanterie (Mémoire des Hommes) permet de suivre, jour par jour, les combats où Maurice Mayet a trouvé la mort. Au début de juillet 1916, le régiment est monté relever le 172e RI à l’est de Verdun, dans le secteur du Bois du Chênois, devant la Batterie de Damloup : une position battue nuit et jour par l’artillerie et harcelée à la grenade, à quelques dizaines de mètres des lignes allemandes. Il y servait à la 19e compagnie.
- 5 juillet 1916 : le régiment a quitté son cantonnement de Haudainville et a gagné le secteur par les boyaux, pour relever le 172e RI.
- 6 juillet 1916 : la relève s’est achevée dans la nuit ; à 22h30, une attaque ennemie à la grenade et au fusil sur la Batterie de Damloup a été repoussée, suivie d’un violent tir de barrage.
- 7 juillet 1916 : canonnade intermittente sur tout le secteur ; au milieu de la nuit, nouveau combat à la grenade à la Batterie de Damloup.
- 8 juillet 1916 : bombardement de gros calibre sur les pentes du Chênois ; une mitrailleuse allemande, installée à trente mètres, prenait la première ligne d’enfilade ; à 23 heures, l’ennemi a lancé sur la Batterie de Damloup « une certaine quantité de grenades à fusil ». Le sous-lieutenant de la 19e compagnie a été grièvement blessé, deux hommes tués, deux autres blessés.
- 9 juillet 1916 : la 19e compagnie a été relevée dès la tombée de la nuit.
C’est dans cette lutte à la grenade, le 8 juillet, que Maurice Mayet a été tué en se portant en avant. Les pertes du régiment pour cette seule journée se sont élevées à dix-sept tués et trente-deux blessés. Parmi ces derniers figurait, dans la même compagnie, son frère Joseph Albert qui mourra quelques jours après.
Statut final
Type de fin : † Tué à l'ennemi
Date : 8 juillet 1916
Lieu : Damloup (Meuse)
Détails / circonstances : Tué en se portant en avant pour repousser une attaque à la grenade,
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : corps d'armée, 21 juillet 1916
Texte :
Caporal d'une bravoure exceptionnelle. Tué en se portant en avant pour repousser une attaque à la grenade, le 8 juillet 1916, devant Verdun.
Décorations
Médaille militaire
Date d'obtention : posthume (JO du 31 octobre 1916)
Informations complémentaires
Avant la guerre, Maurice Mayet a séjourné en Suisse, dans le canton de Vaud, en 1911 et 1912 : dans ces années, de nombreuses congrégations, frappées par les lois de 1901-1904, maintenaient hors de France les maisons où se formaient leurs jeunes religieux.
Voir aussi
Articles connexes
Séminariste salésien, Maurice Mayet est le seul de sa maison inscrit au Livre d’or du Clergé ; c’est autour de lui que le mémorial a réuni ses frères et ses cousins, dans le récit de la famille Mayet dans la Grande Guerre.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 2 — consulter à la bibliothèque du diocèse de Quimper
- Acte de naissance — Archives municipales de Lyon, registre des naissances du 5e arrondissement, année 1888, acte n° 191.
- Fiche matricule — Archives départementales du Rhône, bureau de recrutement de Lyon, classe 1908, matricule n° 810.
- Fiche Mémoire des Hommes — base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale.

