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Date de naissance : 27 novembre 1884
Commune de naissance : Lyon (5e)
Département de naissance : Rhône
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Laïc
Famille
Père : Marie Théodore
Mère : Jeanne Maria HUMBERT
Autre parenté :
Le 8 juillet 1916, à la 19e compagnie du 221e RI, Marie Joseph Albert est blessé au pied au moment même où tombe son frère cadet Maurice Marie Joseph Mayet, séminariste salésien, tué net dans le même combat. Évacué, il succombe à ses blessures trois semaines plus tard.
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 4 août 1914
Fonction militaire principale : Combattant
Grade final : Soldat de 1re classe
Unité finale : 221e RI
Parcours militaire :
- 4 août 1914 : rappelé par la mobilisation générale, il a rejoint le corps et le 221e régiment d’infanterie (221e RI).
- 20 octobre 1914 : cité à l’ordre du régiment ; sous le feu, il a pris le commandement de fractions de territoriaux et leur a fait ouvrir un feu qui a fait taire celui de l’ennemi.
- 20 décembre 1914 : nommé soldat de 1re classe.
- 8 juillet 1916 : grièvement blessé dans le secteur de Verdun, devant Damloup (plaies multiples du pied gauche par éclats de grenade), il a été évacué.
Théâtre des opérations :
1914 — Lorraine.
1916 — Verdun (secteur de Damloup).
J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :
Le déroulement de ces journées se lit dans le Journal des marches et opérations du 221e régiment d’infanterie (Mémoire des Hommes). Dans les premiers jours de juillet 1916, le régiment a pris le secteur du Bois du Chênois, à l’est de Verdun, face à la Batterie de Damloup tenue par les Allemands. Les deux artilleries s’y répondaient sans relâche et l’ennemi multipliait les coups de main à la grenade. Joseph Albert Mayet y combattait à la 19e compagnie, aux côtés de son frère Maurice.
- Nuit du 6 au 7 juillet 1916 : le 221e RI a relevé le 172e RI ; dès la première nuit, un coup de main allemand à la grenade contre la Batterie de Damloup a été repoussé.
- 7 juillet 1916 : le secteur est demeuré sous une canonnade continue, entrecoupée de combats à la grenade.
- 8 juillet 1916 : les pentes du Chênois ont été écrasées sous le gros calibre ; une mitrailleuse ennemie, à trente mètres, enfilait la première ligne ; à 23 heures, l’ennemi a jeté sur la Batterie de Damloup « une certaine quantité de grenades à fusil ». Ce jour-là, le régiment a compté dix-sept tués et trente-deux blessés.
Ce 8 juillet, Joseph Albert Mayet a été atteint au pied gauche par des éclats de grenade, puis évacué. Son frère Maurice, caporal de la même compagnie, y a été tué le jour même, sur place. Lui, est transporté vers l’arrière, il n’a pas survécu à ses blessures.
Statut final
Type de fin : † Mort des suites de blessures
Date : 27 juillet 1916
Lieu : à ambulance 4/54 de Landrecourt (Meuse).
Détails / circonstances : Mort des suites des blessures reçues au combat le 8 juillet 1916. Le même jour, dans la même compagnie (19e) du 221e RI, son frère Maurice, scolastique salésien, a été tué à l'ennemi.
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 221e régiment d'infanterie n° 72, 20 octobre 1914
Texte :
A fait preuve de décision, de sang-froid et de courage en prenant le commandement de fractions de territoriaux, en leur faisant exécuter un feu qui eut pour résultat de faire cesser celui de l'ennemi.
Décorations
Croix de guerre
Étoiles et palmes :
- Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)
Informations complémentaires
Aîné d’une famille de huit enfants, Joseph Albert Mayet exerçait avant la guerre le métier d’employé de soieries, à Lyon, dans le milieu de la fabrique où son père était négociant.
Voir aussi
Articles connexes
Joseph Albert est tombé le même jour que son frère Maurice, à la même compagnie. Leurs destins croisés et ceux de toute leur parenté lyonnaise se lisent dans la page consacrée à la famille Mayet.
Sources
- Acte de naissance — Archives municipales de Lyon, registre des naissances du 5e arrondissement, année 1884, acte n° 1076 (mention marginale du mariage, 5 avril 1910).
- Fiche matricule — Archives départementales du Rhône, bureau de recrutement de Lyon, classe 1904, matricule n° 795.
- Fiche Mémoire des Hommes — base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale.

