
Date de naissance : 17 juin 1891
Commune de naissance : La Roche-sur-Yon
Département de naissance : Vendée
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Séminariste
Ordination : 17 décembre 1921 (voir informations complémentaires)
Congrégation / Ordre : Missions Étrangères de Paris
Famille
Père : Thibaud Léopold
Mère : Joséphine Louise Alexandrine GUITTARD
Service pendant la Grande Guerre
Fonction militaire principale : Brancardier
Grade final : Brigadier
Unité finale : 35e RAC
Parcours militaire :
- En service (S.A.) brigadier-infirmier au 35ᵉ R.A.C., 1914.
Théâtre des opérations :
- 1918 — Montdidier, Butte de Souain (septembre – octobre), la Meuse.
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 21 août 1919
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 35ᵉ R.A.C., 25 septembre 1915
Texte :
Le 25 septembre et les jours suivants, a montré beaucoup de zèle et de dévouement pour relever et évacuer les blessés du groupe, sous un violent bombardement.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : Division, octobre 1918
Texte :
Brigadier-brancardier plein de zèle et de dévouement ; durant les derniers combats, s'est dépensé sans compter pour relever et évacuer à découvert, et sous de violents bombardements, les blessés du groupe et de plusieurs autres corps.
Informations complémentaires
Avant l’armée
Eugène-Henri Astoul est né dans une famille catholique nombreuse de La Roche-sur-Yon, où son père exerçait la profession de peintre décorateur. Dès l’âge de sept ans, il manifesta son désir d’être prêtre. Il fit ses premières études chez les Frères des Écoles chrétiennes, au Pensionnat de l’Immaculée-Conception de La Roche-sur-Yon, avant d’entrer au Petit Séminaire de Chavannes-en-Paillers en octobre 1904, puis au Séminaire des Missions Étrangères, rue du Bac à Paris, le 7 septembre 1910. Sa devise personnelle : « Tout pour une âme ! »
Appelé sous les drapeaux pour effectuer son service militaire actif, il rejoignit le 35ᵉ Régiment d’Artillerie de Campagne à Vannes comme brigadier-infirmier. Le Journal officiel du 22 juillet 1914 mentionne une lettre de félicitations à son nom comme premier canonnier servant — distinction décernée pour service méritoire en temps de paix, à dix jours seulement de la mobilisation générale. Il devait être libéré de ses obligations militaires fin septembre 1914 pour reprendre ses études au Séminaire ; la guerre en décida autrement.
2. Après la guerre
Démobilisé en septembre 1919, Eugène-Henri Astoul reprit le chemin du Séminaire des Missions Étrangères. Il fut ordonné prêtre le 17 décembre 1921 et partit pour la Mission de Mandchourie Septentrionale au printemps 1922.
Affecté à Siaopakiatze sous la direction du Père Guérin, il y étudia la langue chinoise tout en s’initiant au ministère apostolique. Mgr Gaspais lui confia ensuite la chrétienté voisine de Sekiatze, où il ramena à la pratique une trentaine de fidèles éloignés. Le Père Guérin ayant été appelé à la charge de Procureur, Mgr Gaspais lui confia la grande chrétienté de Siaopakiatze, comptant 1 500 chrétiens.
Pendant les quelques mois qu’il y passa, il s’épuisa au service de ses paroissiens — multiples occupations pastorales, organisation des écoles, longues séances au confessionnal. C’est au cours d’une de ces séances qu’il prit froid, négligea de se soigner, et se trouva bientôt dans un état de complet épuisement. Examiné à Kirin puis transporté à Harbin auprès des Sœurs Franciscaines, il fut diagnostiqué d’une phtisie galopante. Après une hémorragie pulmonaire dans la nuit du 12 août 1924, il reçut l’Extrême-Onction des mains de Mgr Gaspais. Il mourut à Harbin le 17 août 1924, à 33 ans, en plein délire d’agonie, son bras dessinant encore des signes de croix tandis que ses lèvres répétaient les paroles de l’absolution.
Sources :
Compte-rendu des travaux de la Société des Missions Étrangères, 1924, n° 64, pp. 235-241. Notice nécrologique d’Eugène-Henri Astoul
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Service militaire avant-guerre : Eugène-Henri Astoul effectuait son service militaire actif au 35ᵉ Régiment d’Artillerie de Campagne avant la déclaration de guerre. Le Journal officiel du 22 juillet 1914 (sur Gallica) mentionne une lettre de félicitations à son nom comme premier canonnier servant — distinction décernée pour service méritoire en temps de paix, à dix jours de la mobilisation générale.
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Pour les Missions étrangères de Paris : voir leur site
Vous pouvez lire aussi la page Wikipédia
Voir aussi
Articles connexes
Aux Missions Étrangères de Paris, on retrouve aussi:
Laurent-Marie-Joseph-Auguste AUBERT, clerc minoré, mort pour la France le 18 avril 1917 à Braine (Aisne), des suites de blessures reçues à Fismes la veille.
Paul Louis Marie AUDREN , clerc minoré, capitaine décoré de la Légion d’honneur, parti en mission au Kien-Tchang (Chine du Sud-Ouest) dès 1920 après sa démobilisation.
Images complémentaires

Portrait d’Eugène-Henri Astoul (1891-1924), missionnaire des Missions Étrangères de Paris, photographié en uniforme militaire. Brigadier-brancardier au 35ᵉ Régiment d’Artillerie de Campagne pendant toute la Grande Guerre, il fut titulaire de la Croix de guerre et de trois citations. Démobilisé en septembre 1919, il fut ordonné prêtre le 17 décembre 1921 et partit la même année pour la Mission de Mandchourie Septentrionale. Il y mourut à Harbin le 17 août 1924, à 33 ans, terrassé par une phtisie galopante contractée au service de la chrétienté de Siaopakiatze. Source : Institut de Recherche France-Asie (IRFA), archives des Missions Étrangères de Paris.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Parents et acte de naissance : Archives départementales de Vendée, acte n° 176, page 129
Compte-rendu des travaux de la Société des Missions Étrangères, 1924, n° 64, pp. 235-241. Notice nécrologique d’Eugène-Henri Astoul consultable sur Gallica
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

