
Date de naissance : 22 octobre 1893
Commune de naissance : Charleroi
Département de naissance : Hainaut (Belgique)
Nationalité : Belge
Situation religieuse
Qualité religieuse : Profès
Ordination : 1922
Commune d'exercice : Louvain
Congrégation / Ordre : Bénédictins
Pays d'exercice : Belgique
Établissement de rattachement : Abbaye du Mont-César (Louvain)
Famille
Père : Adolphe Florent Léopold
Mère : Elisa Louise LEMYE
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 4 août 1914
Fonction militaire principale : Brancardier
Fonction militaire secondaire : Combattant (peloton de patrouilleurs)
Unité finale : 6e Chasseurs (armée belge)
Parcours militaire :
- 4 août 1914 : mobilisé, brancardier, ambulance de la 5e D.A.
- Décembre 1914 : passe au 2e Chasseurs.
- Janvier 1915 : passe au 3e Chasseurs.
- 1916 : passe au 6e Chasseurs.
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 15 août 1919
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : Autre niveau
Numéro et date : Armée belge, 11 juin 1918
Texte :
Sous la conduite du lieutenant Galichet, a vaillamment et avec un entrain superbe pénétré la nuit (11 juin) dans les lignes ennemies et a ramené 45 prisonniers et 3 mitrailleuses.
Citation n°2
Niveau : Autre niveau
Numéro et date : Armée belge, 5 juillet 1919
Texte :
Brancardier modèle, ne marchandant jamais son dévouement, faisant partie du peloton de patrouilleurs réglementaires. 46 mois de front. S'est distingué par sa bravoure dans des reconnaissances périlleuses à Dixmude, en mars 1918, et celles exécutées en vue d'un raid à Kloosterhoek. Au cours de l'exécution de ce raid, le 11 juin 1918, s'est montré magnifique et est rentré la main complètement meurtrie par les fils de fer barbelés.
Informations complémentaires
Après le collège du Sacré-Cœur de Charleroi, tenu par les jésuites (1902-1911), et une année au séminaire de Bonne-Espérance du diocèse de Tournai, Bernard Botte est entré en 1912 à l’abbaye bénédictine du Mont-César, à Louvain, où il a rencontré Dom Lambert Beauduin, pionnier du mouvement liturgique. Il évoquera plus tard ses années de tranchées comme l’expérience où il avait « trouvé la solidarité humaine qui ignore toutes différences », et qui aiguisa son attention à la participation des fidèles à la prière de l’Église.
De retour à Rome puis à Louvain après la guerre, il s’est formé à la philologie et aux langues orientales, et a été ordonné prêtre en 1922. Il a renouvelé en profondeur les études liturgiques par l’édition critique de textes anciens — le Canon et l’Ordinaire de la messe, les catéchèses de saint Ambroise, et surtout la Tradition apostolique d’Hippolyte. Fondateur en 1956 de l’Institut Supérieur de Liturgie de Paris, qu’il a dirigé jusqu’en 1968, expert au Consilium de la réforme de Vatican II, il a présidé la révision du rituel des ordinations ; la Prière eucharistique II et la prière d’ordination des évêques du Missel de Paul VI lui doivent l’essentiel.
Il a consigné ses souvenirs dans Le mouvement liturgique. Témoignage et souvenirs (1973). Il est mort à Louvain le 4 mars 1980 et repose dans le cimetière monastique du Mont-César.
Voir aussi
Articles connexes
Destins croisés
Comme lui, plusieurs prêtres et religieux du Mémorial portèrent les armes belges. Fernand Boucard, vicaire d’Ittre, brancardier-aumônier, fonda sur le front le journal de tranchées « Int’ Nous Autes » ; Joseph Beckers, des Missionnaires de Scheut, fut aumônier d’un régiment de chasseurs à pied tout au long de la guerre des tranchées.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
« Dom Bernard Botte (1893-1980) », nécrologie parue dans les Nouvelles de l’Institut catholique de Paris, 1979 (Gallica, BnF) ; reprend l’article de La Croix du 16 mars 1980.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

