
Date de naissance : 5 juillet 1883
Commune de naissance : Ispagnac
Département de naissance : Lozère
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Curé
Commune d'exercice : Gros-Garnon
Diocèse : Mende
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Lozère
Famille
Père : Justin
Mère : Pauline MICHEL
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 2 août 1914
Fonction militaire principale : Brancardier
Fonction militaire secondaire : Combattant
Unité finale : 142e RI
Parcours militaire :
- 2 août 1914 : mobilisé au service armé, affecté comme brancardier au GBD 31 (groupe de brancardiers de la 31e division).
- 11 mai 1916 : passe à l’Ambulance 7/16.
- 2 février 1917 : versé au 115e RI.
- 21 mars 1917 : passe au 142e RI, où il sert comme combattant.
- 15 juillet 1918 : fait prisonnier
Théâtre des opérations :
- 1914 — Dieuze, Lunéville (août), Woëvre (sept.), Ypres (nov.)
- 1915 — Beauséjour (mars), Perthes-les-Hurlus (25 sept.)
- 1916 — Verdun (1er-15 août)
- 1917 — Éparges, Calonne (mars-juin), Mont Cornillet (20-30 juill.)
- 1918 — Somme, Moreuil (27-31 mars), Champagne (15 juill.)
J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :
En juillet 1918, le 142e RI tient le sous-secteur Fabert, dans les Monts de Champagne, au sein de la IVe armée du général Gouraud. Pour briser l’offensive allemande attendue, le commandement applique la défense en profondeur : la première ligne, au nord de la voie Romaine, est volontairement vidée et la résistance véritable reportée sur la parallèle Saint-Cyr ; seuls quelques guetteurs restent en avant pour signaler l’assaut.
- 13 juillet : journée calme ; ordre d’évacuer la ligne avancée, un détachement par compagnie y demeurant pour donner l’alerte par fusées.
- 14 juillet, 23h45 : le chef de corps est prévenu que la préparation d’artillerie allemande commencera le 15 à minuit.
- 15 juillet, 0h10 : déclenchement brutal d’un tir de destruction « systématique et infernal » sur la position avancée, obus asphyxiants alternant avec les explosifs ; toute la troupe combat au masque.
- 4h15 : l’infanterie allemande sort de ses tranchées derrière un barrage roulant.
- 5h15 : les premiers Allemands franchissent la parallèle Saint-Cyr ; repoussés à trois reprises au corps à corps, ils finissent par s’infiltrer sur les flancs.
Des vingt-six hommes laissés en arrière-garde dans la position avancée, onze seulement regagnent les lignes ; les autres sont tués ou capturés. C’est dans cette position sacrifiée, au nord de la voie Romaine, que Louis Justin Bousquet, brancardier devenu combattant au 142e RI, tombe aux mains de l’ennemi le 15 juillet 1918. Le soir même, le général Gouraud salue « les héroïques fantassins et mitrailleurs des avant-postes » qui ont signalé et dissocié l’attaque.
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 12 mars 1919
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 142e RI n° 760, 18 juin 1917
Texte :
Prêtre-soldat d'un dévouement et d'un courage admirables. Le 18 avr. 1917, au cours d'un coup de main ennemi sur nos lignes, n'a pas cessé de donner le plus bel exemple de sang-froid sous un bombardement intense.
Voir aussi
Articles connexes
Destins croisés
Son parcours suit de près celui de Marcellin BOUSQUET : tous deux mobilisés au GBD 31, versés au 115e puis au 142e RI au début de 1917 et faits prisonniers le 15 juillet 1918. Homonymie sans parenté attestée, sans doute liée à un recrutement régional commun.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
- Acte de naissance — registres d’état civil d’Ispagnac (naissances 1880-1883), acte n° 60, vue 200, Archives départementales de la Lozère, cote 1 MI EC 075/14.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

