
Date de naissance : 19 juillet 1884
Commune de naissance : Moyrazès
Département de naissance : Aveyron
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Professeur
Commune d'exercice : Rodez
Diocèse : Rodez
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Aveyron
Établissement de rattachement : Institut Sainte-Marie à Rodez
Famille
Père : Joseph
Mère : Eugénie GINESTET
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 3 août 1914
Fonction militaire principale : Agent de liaison
Fonction militaire secondaire : Fourrier
Grade final : Caporal (fourrier)
Unité finale : 142e RI
Parcours militaire :
- 4 août 1914 : rejoint le corps comme brancardier au GBD 31 (16e section d’infirmiers militaires).
- 5 juin 1916 : passe à l’Ambulance 3/16.
- 31 janvier 1917 : versé au 115e RI.
- 25 mars 1917 : passe au 142e RI ; agent de liaison à partir de mars 1917.
- 12 novembre 1917 : nommé caporal-fourrier.
Théâtre des opérations :
- 1914 — Lorraine, Dieuze (août), Woëvre (sept.), Ypres (nov.-déc.)
- 1915 — Champagne, Beauséjour (mars-avr.), Perthes (sept.-oct.)
- 1916 — Verdun (juill.)
- 1917 — Mont Cornillet (juin), Verdun, Bezonvaux (sept.)
- 1918 — Moreuil, Montdidier (avr.), Monts de Champagne (15 juill.)
J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :
Rattaché à la IVe armée du général Gouraud, le 142e RI défend en juillet 1918 le sous-secteur Fabert, dans les Monts de Champagne. Le 13 juillet, le commandement ordonne de vider la ligne avancée et de reporter la défense sur la parallèle Saint-Cyr : la position au nord de la voie Romaine n’est plus tenue que par de minces détachements chargés d’alerter l’arrière par fusées.
- 14 juillet, 23h45 : avis que le bombardement allemand débutera le 15 à minuit.
- 15 juillet, 0h10 : ouverture d’un tir d’une intensité « incroyable » sur les avant-postes, mêlant obus toxiques et explosifs.
- 3h30 puis 4h15 : la cadence redouble ; à 4h15 l’infanterie ennemie s’élance derrière un barrage roulant.
- Coupés de l’arrière depuis quatre heures, les guetteurs lancent leurs dernières fusées avant de refluer en combattant ; onze hommes sur vingt-six rejoignent les lignes.
- 5h15 : franchissement de la parallèle Saint-Cyr ; après deux heures de lutte, les Allemands s’infiltrent par les flancs et prennent les détachements à revers.
Quand les liaisons se rompent et que les postes sont encerclés, une partie des éléments avancés est faite prisonnière. Marcellin Bousquet, caporal-fourrier et agent de liaison, est de ceux-là le 15 juillet 1918, avant d’être interné à Giessen puis Weilburg. Quelques mois plus tôt, ses citations louaient encore l’homme qui « assurait la liaison entre les compagnies sous les plus violents bombardements ».
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 20 mars 1919
Détails / circonstances : Fait prisonnier le 15 juillet 1918, interné à Giessen puis Weilburg du 15 juillet au 26 novembre 1918.
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre de la division
Numéro et date : 163e DI, 16 juin 1917
Texte :
Sur le front depuis 1914. Agent de liaison depuis mars 1917. A toujours fait preuve d'un grand dévouement et d'un grand mépris du danger, particulièrement les 28 mars, 18 avr. et 2 juin 1917.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : 52e CA, 8 octobre 1917
Texte :
Excellent soldat à tous les points de vue. D'une bravoure et d'un sang-froid à toute épreuve. Le 5 sept. 1917, un obus de gros calibre ayant écrasé le poste de commandement d'une compagnie voisine de la sienne, et tué une partie de ses occupants, dont les agents de liaison, a dû lui-même assurer la liaison entre les deux compagnies, accomplissant ses trajets sous les plus violents bombardements.
Citation n°3
Niveau : Autre niveau
Numéro et date : I.D./163, 29 avril 1918
Texte :
Le 4 avr. 1918, a assuré la transmission des ordres du capitaine, malgré un feu très violent de mitrailleuses, se rendant sur la ligne de feu et renseignant son chef.
Décorations
Médaille militaire
Date d'obtention : décret du 28 juillet 1931 (JO des 23 au 26 août 1931)
Circonstances :
Attribution mentionnée sur le matricule sans texte officiel reproduit.
Autre décoration
Détail :
Médaille interalliée de la Victoire (association n° 1167) — commémorative interalliée.
Informations complémentaires
Avant la guerre, il s’est engagé volontairement pour trois ans au 81e RI, à Rodez, le 12 novembre 1904, et est passé dans la disponibilité en septembre 1907. Sa fiche matricule le dit alors élève ecclésiastique et le situe au grand séminaire de Rodez puis à celui de Toulouse, avant qu’il n’enseigne à l’Institut Sainte-Marie de Rodez.
Voir aussi
Articles connexes
Destins croisés
Originaire de l’Aveyron et porté par le même recrutement régional, il a partagé avec Louis Justin BOUSQUET, curé lozérien, un itinéraire presque jumeau : du GBD 31 au 142e RI, en passant par une ambulance du groupe 16 et par le 115e RI, jusqu’à la captivité ouverte le 15 juillet 1918. Les deux hommes ne sont pas parents.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
- Acte de naissance — registres d’état civil de Moyrazès (NMD 1884), acte n° 67, vue 23, Archives départementales de l’Aveyron, cote 4 E 173/12.
- Fiche matricule — registre matricule classe 1903, n° 2022, bureau de recrutement de Rodez, Archives départementales de l’Aveyron, cote 1 R 883.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

