
Date de naissance : 10 avril 1873
Commune de naissance : Bois-d'Amont
Département de naissance : Jura
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Curé
Commune d'exercice : Doucier
Diocèse : Saint-Claude
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Jura
Famille
Père : Émile Léonard
Mère : Marie Séraphine CATHENOZ
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 3 août 1914
Fonction militaire principale : Brancardier
Fonction militaire secondaire : Combattant
Grade final : Maréchal des logis
Unité finale : 12e Dragons
Parcours militaire :
- 3 août 1914 : rappelé à l’activité, passe au 11e Chasseurs à cheval.
- 3 octobre 1915 : nommé brigadier.
- 4 février 1917 : nommé maréchal des logis.
- 14 avril 1917 : passe au 12e Régiment de Dragons.
Théâtre des opérations :
- 1914 — Alsace (août), Marne, Ourcq (6-10 sept.)
- 1915 — Aisne, Quennevières (juin), Champagne (10-25 sept.), Saint-Hilaire-le-Grand (25 sept.)
- 1916 — Somme, Bois de Hem, Curlu, Bouchavesnes (août)
- 1917-1918 — Argonne, Champagne
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 12 janvier 1919
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 11e Chasseurs à cheval n° 174, 1915
Texte :
Le 25 septembre 1915, a galopé dans les premiers rangs de son régiment, à l'attaque des tranchées allemandes. Son cheval étant tué, s'est employé pendant l'attaque, puis pendant les 48 heures qui ont suivi, à soigner les blessés et à les assister comme prêtre, malgré le bombardement le plus violent.
Informations complémentaires
Curé de Doucier mobilisé dans la cavalerie, il avait été incorporé dès 1894 puis dispensé comme étudiant ecclésiastique, et avait servi comme aumônier à l’hôpital de Saint-Amour de 1900 à 1906. Rappelé en 1914 au 11e Chasseurs à cheval, il y a gagné les galons de brigadier puis de maréchal des logis avant de passer au 12e Dragons. Le profil est rare : la plupart des prêtres servaient comme brancardiers, infirmiers ou aumôniers ; lui a été un sous-officier de cavalerie combattant, sans cesser d’exercer son ministère auprès des blessés. Né en 1873, il avait quarante-cinq ans à sa démobilisation.
Voir aussi
Articles connexes
Images complémentaires

Ce cliché pris dans la Meuse en juillet 1915 montre un prêtre en soutane, monté, portant le brassard à croix du service de santé. Il ne représente pas Paul Émile Bousset, mais il donne à voir une silhouette proche de la sienne. Curé de Doucier mobilisé comme brancardier, Bousset a rejoint en 1915 un régiment de chasseurs à cheval, où il a servi à cheval tout en continuant d’assister les blessés comme prêtre. L’image rappelle cette double appartenance, celle du cavalier et celle de l’homme d’Église, que peu de prêtres ont réunie pendant la guerre.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
- Fiche matricule — classe 1893, n° 1848, bureau de recrutement de Lons-le-Saunier, Archives départementales du Jura.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

