
Date de naissance : 9 octobre 1885
Commune de naissance : Hardanges
Département de naissance : Mayenne
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Vicaire
Commune d'exercice : Grez-en-Bouère
Diocèse : Laval
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Mayenne
Famille
Père : François Joseph
Mère : Marie Madeleine POMMIER
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : août 1914
Fonction militaire principale : Brancardier
Unité finale : 4e Zouaves
Parcours militaire :
- Classé service armé par le Conseil de révision de la Mayenne le 2 décembre 1914.
- Rappelé à l’activité au 4e Régiment de zouaves par décret de mobilisation générale du 1er août 1914 ; arrivé au corps le 21 février 1915.
- Passé au 1er Régiment de marche de zouaves le 14 juin 1915.
- Repassé au 4e Régiment de zouaves le 28 août 1916.
- Le 26 octobre 1916, sous un violent bombardement d’obus de gros calibre, porte secours à son sergent mortellement blessé et l’ensevelit — cité à l’ordre de la 50e brigade le 21 novembre 1916.
Théâtre des opérations :
- 1915 — Front du 9e Zouaves (cité à l’ordre du régiment le 17 octobre 1915).
- 1916 — Verdun, Louvemont (décembre).
Statut final
Type de fin : Disparu
Date : 15 décembre 1916
Lieu : Louvemont -côte du Poivre (Meuse)
Détails / circonstances : Disparu au cours d'une relève de blessés à Louvemont, dans le secteur de Verdun. Officiellement déclaré décédé le 15 décembre 1916 par jugement du 15 avril 1921. Transcription du décès à Grez-en-Bouère (Mayenne), sa paroisse d'exercice.
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 9e Zouaves, n° P.26, 17 octobre 1915
Texte :
Brancardier d'un dévouement inlassable, toujours en première ligne, n'hésite pas à transporter les blessés sous le feu de l'ennemi, cherchant à relever les blessés des autres unités quand il n'en a plus à la sienne.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 50e Brigade, n° 50, 21 novembre 1916
Texte :
Zouave [accomplissant son service] d'un courage et d'un sang-froid exceptionnels. Le 26 octobre 1916, sous un bombardement très violent d'obus de gros calibre, n'a pas hésité à se porter au secours de son sergent mortellement blessé, et l'a enseveli.
Citation n°3
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 76e Brigade, décembre 1916
Texte :
Brancardier d'une bravoure tranquille, transporte des blessés jusqu'à épuisement complet à travers un terrain excessivement difficile, puis, fiévreux et haletant, demande alors à servir de guide aux équipes. Droit et impassible au milieu des rafales d'obus, qui l'épargnent par miracle.
Décorations
Croix de guerre
Étoiles et palmes :
- Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)
Date d'obtention : citation de brigade du 21 novembre 1916
Circonstances :
Mention fiche matricule : « Croix de Guerre — A droit personnellement au port de la fourragère
Informations complémentaires
Vicaire à Grez-en-Bouère (Mayenne), diocèse de Laval, Louis-Alphonse Blanchard avait derrière lui un parcours militaire singulier avant 1914.
Né à Hardanges (Mayenne) le 9 octobre 1885 de François-Joseph Blanchard et de Marie-Madeleine Pommier, élève ecclésiastique, il s’engage volontairement pour trois ans à la mairie de Mayenne le 28 octobre 1904. Affecté au 130e régiment d’infanterie comme soldat de 2e classe, il obtient son certificat de bonne conduite et est envoyé dans la disponibilité le 23 septembre 1905. L’année suivante, le 26 septembre 1906, la commission spéciale de Mayenne le réforme n° 2 pour « bronchites fréquentes ». À partir d’octobre 1905, son adresse est celle du Grand Séminaire de Laval, où il poursuit sa formation ecclésiastique.
La mobilisation générale du 1er août 1914 le rappelle théoriquement au 4e régiment de zouaves, mais c’est seulement le 2 décembre 1914 que le Conseil de révision de la Mayenne le reclasse service armé. Il rejoint le corps le 21 février 1915. Passé au 1er régiment de marche de zouaves le 14 juin 1915, il revient au 4e zouaves le 28 août 1916.
Le 26 octobre 1916, sous un bombardement violent d’obus de gros calibre, il se porte au secours de son sergent mortellement blessé et l’ensevelit. Ce geste lui vaut une citation à l’ordre de la 50e brigade le 21 novembre 1916.
Sept semaines plus tard, le 15 décembre 1916, il disparaît à Louvemont, au cours d’une relève de blessés. L’avis du ministre de la Guerre du 8 mars 1917 (n° 6091B) confirme la disparition. Son décès est officiellement fixé au 15 décembre 1916 par jugement déclaratif rendu par le tribunal de Château-Gontier le 26 avril 1921. La mention « Mort pour la France » lui est attribuée, et la transcription du décès portée à l’état civil de Grez-en-Bouère.
Sa fiche matricule indique : taille 1,68 m, cheveux et sourcils châtains, yeux gris, front ordinaire, nez long, bouche moyenne, menton rond, visage ovale.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
- Livre d’or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, tome 1, Bonne Presse, Paris, 1925, notice BLANCHARD (Louis-Alphonse).
- Mémoire des Hommes, base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale : fiche BLANCHARD Louis Alphonse
- Archives départementales de la Mayenne, registre matricule R1523, bureau de recrutement de Mayenne, classe 1905, matricule n° 139, feuillet 235 : fiche matricule sur archives.lamayenne.fr
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

