BLONDÉ Georges Léon Henri

Portrait de BLONDÉ Georges-Léon-Henri, missionnaire diocésain à Cambrai, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 8 avril 1882

Commune de naissance : Rubrouck

Département de naissance : Nord

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Prêtre

Commune d'exercice : Cambrai

Diocèse : Cambrai

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Nord

Établissement de rattachement : Mission diocésaine de Cambrai

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 1914

Fonction militaire principale : Combattant

Grade final : Caporal

Unité finale : 127e RI


Parcours militaire :

  • Mobilisé (S. A.) combattant (1914).
  • Caporal au 127e R.I.

Théâtre des opérations :

  • 1915 — Champagne : Mesnil-lez-Hurlus (19 février).

J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :

Source : JMO du 127e R.I., feuillets 34-35, journées du 16 au 20 février 1915 — Mémoire des Hommes (SHD).

Le 19 février 1915 marque le quatrième jour de la première offensive de Champagne. Le 127e R.I., relevé dans la nuit du 18 au 19, prend position en première ligne dans le secteur de Mesnil-lez-Hurlus, sous les ordres du général Brulard (6e Division) et du colonel Lévy (4e Brigade). Trois bois encadrent l’attaque prévue sur le « Saillant en L » : Bois Jaune, Bois Bistre, tranchée Nouvelle. Le caporal Georges-Léon-Henri Blondé fait partie de l’un des bataillons engagés.

  • 11 h 00 — L’ordre d’attaque est donné. Le commandant du 2e Bataillon (Pillot) lance deux compagnies : la 5e (lieutenant Oudard) et la 8e (lieutenant Tourniliard). Ces deux compagnies forment la première vague. La deuxième vague, deux sections de la 6e compagnie et une section de la 7e, est commandée par le capitaine Goudard.
  • 11 h 00 — Le 3e Bataillon, qui devait attaquer à la même heure, ne peut sortir du boyau encore occupé par le 75e R.I.
  • 13 h 00 — Le commandant Grasse reçoit l’ordre formel de sortir du boyau et de se porter en terrain découvert au Bois Jaune. Le mouvement est exécuté par la 10e compagnie (capitaine Effroy), accueillie par un feu violent de mitrailleuses. Le commandant Grasse est blessé, le capitaine Effroy tué, le sous-lieutenant Pillot disparaît.
  • Après-midi — Le mouvement est repris par la section du sous-lieutenant Emaillé (12e compagnie) qui se lance à l’assaut de la tranchée Nouvelle qu’il croyait occupée par l’ennemi. Le commandant Pillot essaie vainement de renforcer les 5e et 8e compagnies, qui ont réussi à pénétrer dans les tranchées allemandes.
  • 18 h 00 — Le 3e Bataillon, sous les ordres du capitaine Tourvain, reçoit l’ordre d’attaquer la tranchée comprise entre le Bois Trapèze et le Saillant en L. Le capitaine Tourvain, blessé au départ, passe le commandement au capitaine Capelle. Après un bond en avant, le bataillon est cloué sur place par une vive fusillade et obligé de revenir en arrière.
  • Nuit du 19 au 20 — Le commandant du 2e Bataillon envoie des patrouilles dans la direction des tranchées qu’avaient occupées les 5e et 8e compagnies. Les patrouilles sont toujours accueillies par des coups de feu.

Pertes du régiment pour la seule journée du 19 février : un officier tué (capitaine Effroy), deux blessés (commandant Grasse, capitaine Tourvain) et sept disparus (capitaine Goudard, lieutenants Oudard et Tourniliard, sous-lieutenants Dubois, Ray, Lenobre et Pillot) ; vingt-huit hommes tués, cent trente-trois blessés et deux cent vingt-et-un disparus dans la troupe. Georges-Léon-Henri Blondé est de ces deux cent vingt-et-un disparus.

Statut final

Type de fin : Disparu

Date : 19 février 1915

Lieu : Mesnil-lez-Hurlus (Marne)

Détails / circonstances : Disparu à Mesnil-lez-Hurlus, dans l'offensive de Champagne. Sa mort est reconnue par jugement rendu le 8 octobre 1920 transcris à Cassel (Nord) le 20 octobre.

Décorations

Médaille militaire

Date d'obtention : posthume, 18 mars 1921 (JO du 5 mai 1921)

Circonstances :

Caporal brave et énergique. Mort glorieusement pour la France, le 19 février 1915, à Mesnil-les-Hurlus. Croix de guerre avec étoile de bronze.

Croix de guerre

Étoiles et palmes :

  • Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)

Circonstances :

Signalé dans sa citation de la médaille militaire

Voir aussi

Articles connexes

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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