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Date de naissance : 30 décembre 1895
Commune de naissance : Saint-Aubin-des-Ormeaux
Département de naissance : Vendée
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Laïc
Commune d'exercice : Saint-Aubin-des-Ormeaux
Département d'exercice : Vendée
Famille
Père : René BIZON
Mère : Armande POIRIER
Autre parenté :
Cinquième de six frères BIZON de Saint-Aubin-des-Ormeaux (Vendée), fils de René BIZON et d’Armande POIRIER. Cinq frères mobilisés pendant la Grande Guerre, à l’exception du benjamin trop jeune en 1914. Trois frères tués pour la France.
- René-Auguste-Armand BIZON, né le 18 juillet 1888, cavalier au 3e Régiment de Dragons, † tué à l’ennemi à Agny (Pas-de-Calais) le 9 janvier 1915.
- Emmanuel-Marie-Hubert BIZON, né le 8 juin 1890, soldat au 5e Cuirassiers à pied puis 47e R.I.T., 118e R.I. et 3e Tirailleurs Indigènes. Cité à l’ordre du régiment et Croix de guerre.
- Clément-Louis-Marie BIZON, né le 9 avril 1892, scolastique de la Compagnie de Marie (Montfortains) à Oirschot (Pays-Bas), sergent au 35e R.I., † tué à l’ennemi à Bouchavesnes (Somme) le 14 septembre 1916, Médaille militaire et Croix de guerre.
- Armand-Joseph-Gabriel BIZON, né le 24 mars 1894, séminariste de Luçon, sous-lieutenant chef de section grenadiers au 32e R.I., † tué à l’ennemi à Craonne (Aisne) le 19 juillet 1917, Chevalier de la Légion d’honneur posthume, surnommé à son régiment « l’As de la grenade ».
- André-Marie-Paul BIZON, né le 15 juin 1901, benjamin trop jeune pour la mobilisation, incorporé en avril 1921 au 11e Escadron du Train Hippomobile.
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 1er décembre 1914
Fonction militaire principale : Combattant (Soldat d'infanterie, puis section d'État-Major, puis Génie)
Grade final : Soldat de 2e classe
Unité finale : 5e Génie
Parcours militaire :
- Incorporé au 116e R.I. le 1er décembre 1914 (mobilisation anticipée d’un an, classe 1915).
- Passé au 402e R.I. le 12 mai 1915.
- Passé au 111e R.I. le 6 avril 1916.
- Passé au 298e R.I. le 7 juillet 1916.
- Passé au 96e R.I. le 20 août 1917.
- Passé au 144e R.I. le 24 novembre 1917.
- Passé à la 20e Section d’État-Major le 20 avril 1918.
- Passé au 5e Régiment du Génie le 13 octobre 1918.
- Mis en congé illimité de démobilisation (5e échelon n°4022) le 17 avril 1919 par le 90e Régiment d’artillerie lourde.
Théâtre des opérations :
- 1914-1915 — Mobilisation au 116e R.I., entrée en campagne dès le 1er décembre 1914.
- 1915-1916 — Affectations successives au 402e R.I. puis 111e R.I. et 298e R.I.
- 1917 — Au 96e R.I. à partir d’août, puis au 144e R.I. à partir de novembre.
- 1918 — Section d’État-Major en avril, Génie en octobre.
- 1919 — Démobilisé le 17 avril.
Campagne contre l’Allemagne du 1er décembre 1914 au 16 avril 1919, soit quatre années et quatre mois de service ininterrompu réparti sur huit unités successives.
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 17 avril 1919
Détails / circonstances : Mis en congé illimité de démobilisation par le 90e Régiment d'artillerie lourde. Quatre ans et quatre mois de campagne ininterrompue, mobilisé un an avant son âge. Cadet de trois frères tués pour la France.
Informations complémentaires
Cultivateur de Saint-Aubin-des-Ormeaux, Désiré est mobilisé un an avant son âge, dès le 1er décembre 1914, à l’âge de dix-neuf ans tout juste révolus. Sa fiche matricule, classe 1915, indique pourtant une incorporation anticipée au 116e R.I., probablement liée aux besoins massifs en effectifs après les pertes des premiers mois de guerre.
Son parcours militaire est marqué par une succession de huit régiments différents en quatre ans et quatre mois : 116e R.I., 402e R.I., 111e R.I., 298e R.I., 96e R.I., 144e R.I., 20e Section d’État-Major, et enfin 5e Régiment du Génie. Cette mobilité reflète à la fois les pertes successives qui obligent à reconstituer les unités décimées, et le passage progressif des fantassins vers les services techniques de l’arrière de fin de guerre.
Aucune décoration, aucune citation ne figure sur sa fiche matricule. Désiré traverse la guerre comme l’immense majorité des soldats français : sans gloire militaire reconnue, mais avec une présence ininterrompue au front et dans ses prolongements administratifs.
Entre 1915 et 1917, ses trois frères aînés tombent successivement pour la France : René-Auguste à Agny en janvier 1915, Clément à Bouchavesnes en septembre 1916, Armand à Craonne en juillet 1917. Désiré et son frère Emmanuel sont les deux survivants d’une fratrie de cinq mobilisés. Il rentre à Saint-Aubin-des-Ormeaux en avril 1919 et y fonde une famille de six enfants.
Sources
- Fiche matricule de BIZON Désiré-Jean-Marie, matricule 1203, classe 1915 — Archives départementales de la Vendée.

