BIZON Emmanuel Marie Hubert

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Date de naissance : 8 juin 1890

Commune de naissance : Saint-Aubin-des-Ormeaux

Département de naissance : Vendée

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Laïc

Commune d'exercice : Saint-Aubin-des-Ormeaux

Famille

Père : René BIZON

Mère : Armande POIRIER

Autre parenté :

Deuxième de six frères BIZON de Saint-Aubin-des-Ormeaux (Vendée), fils de René BIZON et d’Armande POIRIER. Cinq frères mobilisés pendant la Grande Guerre, à l’exception du benjamin trop jeune en 1914. Trois frères tués pour la France. Emmanuel est le frère survivant de la fratrie sacrifiée.

  • René-Auguste-Armand BIZON, né le 18 juillet 1888, cavalier au 3e Régiment de Dragons, † tué à l’ennemi à Agny (Pas-de-Calais) le 9 janvier 1915.
  • Clément-Louis-Marie BIZON, né le 9 avril 1892, scolastique de la Compagnie de Marie (Montfortains) à Oirschot (Pays-Bas), sergent au 35e R.I., † tué à l’ennemi à Bouchavesnes (Somme) le 14 septembre 1916, Médaille militaire et Croix de guerre.
  • Armand-Joseph-Gabriel BIZON, né le 24 mars 1894, séminariste de Luçon, sous-lieutenant chef de section grenadiers au 32e R.I., † tué à l’ennemi à Craonne (Aisne) le 19 juillet 1917, Chevalier de la Légion d’honneur posthume, surnommé à son régiment « l’As de la grenade ».
  • Désiré-Jean-Marie BIZON, né le 30 décembre 1895, soldat ayant servi dans huit régiments successifs de décembre 1914 à avril 1919.
  • André-Marie-Paul BIZON, né le 15 juin 1901, benjamin trop jeune pour la mobilisation, incorporé en avril 1921 au 11e Escadron du Train Hippomobile.

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 2 août 1914

Fonction militaire principale : Combattant (Cuirassier au 5e Régiment de Cuirassiers à pied)

Grade final : Cuirassier

Unité finale : 3e Tirailleurs


Parcours militaire :

  • Incorporé au 5e Régiment de Cuirassiers le 2 octobre 1911 (service militaire actif).
  • Rappelé à l’activité par décret de mobilisation générale du 1er août 1914, arrivé au corps le 2 août 1914 au 5e Cuirassiers à pied.
  • Au front à partir du 13 septembre 1914.
  • Évacué le 25 octobre 1915 d’Arras pour fatigue générale combattante.
  • Hospitalisé du 9 novembre au 22 décembre 1915, suivi d’un congé de convalescence d’un mois.
  • Retour au front le 16 mars 1916.
  • Évacué pour maladie le 6 janvier 1917, permission de sept jours jusqu’au 27 février 1917.
  • Retour au front le 28 février 1917.
  • Cité à l’ordre du 5e Cuirassiers (n°232 du 18 août 1917) après que sa hiérarchie l’a placé d’office à l’Échelon de Renforcement Régimentaire, ayant appris la mort de ses deux frères René-Auguste et Clément ; refuse cet abri et continue le ravitaillement nocturne des tranchées sous les tirs d’interdiction allemands.
  • Passé au 47e Régiment Territorial d’Infanterie le 16 août 1917.
  • Passé au 118e R.I. le 21 octobre 1917.
  • Passé au 3e Régiment de Tirailleurs Indigènes le 27 décembre 1918, servant dans les armées d’occupation.
  • Mis en congé illimité de démobilisation (5e échelon n°917) le 15 mars 1919 par le 137e R.I.

Théâtre des opérations :

  • 1914 — Intérieur (2 août – 12 septembre). Front de l’Ouest à partir du 13 septembre.
  • 1915 — Front français, secteur d’Arras. Évacué le 25 octobre pour fatigue générale combattante.
  • 1916 — Front français à partir du 16 mars.
  • 1917 — Front français. Évacué pour maladie le 6 janvier, retour le 28 février. Citation à l’ordre du 5e Cuirassiers le 18 août. Passé au 47e R.I.T. en août, puis au 118e R.I. en octobre.
  • 1918 — Front français jusqu’à l’armistice. Passé au 3e Régiment de Tirailleurs Indigènes le 27 décembre.
  • 1918-1919 — Armées d’occupation jusqu’à la démobilisation le 15 mars 1919.

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 15 mars 1919

Détails / circonstances : Mis en congé illimité de démobilisation par le 137e R.I. Quatre ans et sept mois de service ininterrompu, malgré deux évacuations pour fatigue puis maladie. Frère survivant d'une fratrie comptant trois tués pour la France.

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 5e Régiment de Cuirassiers, n°232, 18 août 1917

Texte :

Excellent soldat placé d'office à l'E.H.R. comme ayant eu deux frères tués à l'ennemi, a tenu à faire tous les soirs le ravitaillement des tranchées malgré les tirs sévères d'interdiction sans jamais vouloir se faire remplacer.

Informations complémentaires

Cultivateur de Saint-Aubin-des-Ormeaux, ancien cavalier au 5e Régiment de Cuirassiers lors de son service militaire actif (1911), rappelé dès le premier jour de la mobilisation générale et affecté au 5e Cuirassiers à pied. Présent au front de septembre 1914 à octobre 1915, il est évacué d’Arras pour fatigue générale combattante après treize mois d’engagement. Hospitalisé, convalescent, il revient au front en mars 1916.

À la suite de la mort de ses deux frères aînés au champ d’honneur — René-Auguste en janvier 1915 à Agny, puis Clément en septembre 1916 à Bouchavesnes — sa hiérarchie le place d’office à l’Échelon de Renforcement Régimentaire (E.H.R.), structure normalement à l’abri du feu. Mais Emmanuel refuse cet abri et tient à continuer le ravitaillement nocturne des tranchées, malgré les tirs sévères d’interdiction allemands, « sans jamais vouloir se faire remplacer ». Cette conduite lui vaut une citation à l’ordre du régiment le 18 août 1917 et la Croix de guerre.

Entre-temps, le 19 juillet 1917, soit un mois avant que cette citation lui soit attribuée, son frère Armand, séminariste de Luçon et sous-lieutenant au 32e R.I., est tué à Craonne. Emmanuel devient alors le frère survivant d’une fratrie comptant désormais trois frères tombés au front.

Évacué pour maladie en janvier 1917, il revient au front fin février et y reste jusqu’à l’armistice. Passé successivement au 47e Régiment Territorial (août 1917), au 118e R.I. (octobre 1917), puis au 3e Régiment de Tirailleurs Indigènes (décembre 1918), il sert dans les armées d’occupation jusqu’à sa démobilisation le 15 mars 1919.

Voir aussi

Articles connexes

Sources

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