
Date de naissance : 8 mai 1896
Commune de naissance : Vendin-lès-Béthune
Département de naissance : Pas-de-Calais
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Séminariste
Diocèse : Arras
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Pas-de-Calais
Famille
Père : Jules Théodore Joseph
Mère : Éliane Louise LEMAIRE
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 7 août 1916
Fonction militaire principale : Combattant
Grade final : Sous-lieutenant
Unité finale : 3e BCP
Parcours militaire :
- 7 août 1916 : mobilisé, incorporé au 8e RI.
- 1er mars 1917 : nommé caporal.
- 1er avril 1917 : nommé sergent.
- 1er mai 1917 : nommé aspirant.
- 23 octobre 1917 : passé au 3e BCP.
- 3 juin 1918 : fait prisonnier à Pernant (Aisne), puis interné à Lamsdorf (Haute-Silésie).
- 24 janvier 1919 : rapatrié par Boulogne.
- 1er mars 1919 : nommé sous-lieutenant de réserve à titre temporaire, affecté au 8e RI.
Théâtre des opérations :
1918 — les Vosges, le Ban-de-Sapt (février-avril), Soissons (28 mai-3 juin).
J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :
Journal des marches et opérations du 3e bataillon de chasseurs à pied (Mémoire des Hommes), journée du 3 juin 1918, plateau de Pernant (Aisne).
Passé au 3e BCP en octobre 1917, l’aspirant Louis Campagne combat avec le bataillon lorsque l’offensive allemande de juin 1918 atteint l’Aisne. Le 3 juin, le 3e BCP, intégré à la 170e division d’infanterie, défend le plateau et le château de Pernant face à un ennemi qui cherche à l’encercler. La journée lui sera fatale : le bataillon y est brisé, et Campagne fait prisonnier.
- Matin : en liaison à droite avec le 123e RI, le bataillon voit son flanc découvert par le recul du voisin et se trouve bientôt menacé d’enveloppement.
- Engagées face à l’est pour contre-attaquer et briser le mouvement ennemi, les compagnies Glotz, Hanger et Belcaix sont prises dans la bataille sur le plateau de Pernant.
- L’encerclement se resserre : une compagnie parvient à se dégager, une autre se rétablit en partie sur les pentes du ravin, la dernière, isolée à l’est, cesse de donner signe de vie.
- Vers 10h30 : les compagnies reçoivent l’ordre de tenir jusqu’à la nuit si elles le peuvent.
- Vers 14 heures : ordre de repli et de regroupement vers Fosse-en-Haut ; le plateau découvert, battu par les feux venus de trois faces et écrasé d’artillerie, est traversé au prix de pertes très lourdes.
- À la nuit tombante : il ne reste du bataillon que cent cinquante à deux cents chasseurs harassés et quelques mitrailleuses sans munitions.
Les pertes de la journée approchèrent les sept cents hommes : le 3e BCP avait été anéanti sur le plateau de Pernant. Louis Campagne fut de ceux que l’ennemi captura ce jour-là, avant l’internement en Allemagne. Le journal, qui détaille les compagnies sans nommer chaque homme, permet de situer son sort par l’unité, la date et le lieu.
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 25 septembre 1919
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : Armée, 12 avril 1918 (JO du 13 mai 1918)
Texte :
Chargé, au cours de deux coups de main successifs, de conduire un détachement d'attaque dans les lignes ennemies, a entraîné ses hommes avec un grand courage, s'est porté le premier sur un abri occupé et a ramené des prisonniers.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : Armée, 6 mai 1918 (JO du 14 juin 1918)
Texte :
S'est fait remarquer au cours d'une série de coups de main par son audace et sa bravoure. Trouvant inoccupés les abris qui constituaient ses objectifs, a entraîné son groupe sur un abri plus éloigné dont les défenseurs ne voulaient pas se rendre. A pris une part prépondérante à la capture d'un sous-officier et au nettoyage de l'abri.
Informations complémentaires
Après la guerre, Louis Campagne a poursuivi une carrière d’officier de réserve : promu capitaine en 1935, il a été rappelé à l’activité le 23 août 1939, puis démobilisé le 16 août 1941.
Voir aussi
Articles connexes
Destins croisés
Louis Campagne n’était pas le seul séminariste du diocèse d’Arras sous l’uniforme du 3e bataillon de chasseurs à pied. René Calais y servait également, et c’est le même jour, le 3 juin 1918, que l’offensive allemande les a faits prisonniers devant Pernant. Leurs fiches matricules, lues l’une près de l’autre, laissent deviner deux jeunes clercs emportés dans la même tourmente, puis dispersés dans les camps d’Allemagne avant de retrouver, chacun de son côté, le chemin de la France.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Fiche matricule — Archives départementales du Pas-de-Calais, bureau de Béthune, classe 1916, matricule n° 890 (registre 1r 8316).
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

