BONNEPART Marie Claude Louis Pierre

Portrait de BONNEPART Claude Louis Pierre, vicaire, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 30 décembre 1885

Commune de naissance : Lyon

Département de naissance : Rhône

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Vicaire

Commune d'exercice : La Saulaie-d'Oullins

Diocèse : Lyon

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Rhône

Famille

Père : Pierre Marie

Mère : Philiberte Marie VALORGE

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 2 août 1914

Fonction militaire principale : Combattant

Grade final : Caporal

Unité finale : 23e RI


Parcours militaire :

  • 1er août 1914 : rappelé sous les drapeaux par ordre de mobilisation générale.
  • 3 août 1914 : arrivé au corps — 23e Régiment d’Infanterie.
  • 25 août 1914 : blessé à la bataille de Méhoncourt (Meurthe-et-Moselle).
  • 24 mai 1915 : retour au front sur sa demande, après convalescence.
  • 10 juin 1915 : nommé caporal.
  • 24 juillet 1915 : à Launois, dans le Bois de Martignon (Vosges), sous un bombardement très meurtrier, alors qu’il était déjà blessé, n’a cessé de donner l’exemple de bravoure ; tué à l’ennemi en entraînant ses hommes à l’attaque.
  • 9 août 1915 : cité à l’ordre de l’Armée n° 46 (JO du 24 septembre 1915) — Croix de guerre avec étoiles.
  • 13 août 1915 : avis ministériel CX 441 du décès.

Théâtre des opérations :

1914 — Lorraine, Méhoncourt (25 août).

1915 — Launois (juillet).


J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :

Source : Journal des marches et opérations du 23e Régiment d’Infanterie — journée du samedi 24 juillet 1915 (feuillets 154 à 160).

Le 23e Régiment d’Infanterie tient les hauteurs de la Fontenelle (cote 627) reprises aux Allemands le 8 juillet, dans le secteur Moyenmoutier–Launois–Saint-Jean-d’Ormont, dans les Vosges. L’attaque du 24 juillet vise les ouvrages allemands du Bois Caduc, du Bois Drogan, des fermes de Fayemont et du village de Launois. Le caporal BONNEPART est versé au 2e Bataillon (bataillon Roullet) qui forme le groupe central de l’attaque.

Le déroulement de la journée :

  • 16 heures : début de la préparation d’artillerie par les pièces de gros calibre, bientôt rejointes par toutes les pièces d’artillerie de l’attaque.
  • 17h30 à 17h45 : interruption du tir pour signaler à l’artillerie les points insuffisamment battus (barricade de Launois, saillants allemands entre Martignon et Drogan).
  • 18h22 : comme s’il avait connaissance des intentions françaises, l’ennemi déclenche en avant et au-dessus des places d’armes un tir de barrage d’une violence inouïe. Les obus fusants du 155 tombent comme une grêle. Une compagnie du bataillon Roullet est si éprouvée par les pertes qu’elle ne peut pas déboucher ; tous ses officiers et la plupart de ses sous-officiers sont tombés.
  • 18h30 : malgré ce bombardement effroyable, sur l’ordre réitéré du Lieutenant-Colonel Sohier, le déclenchement se produit exactement à l’heure fixée, d’un bond, sans hésitation. Les groupes d’attaque se portent en avant au milieu d’une pluie de shrapnells.
  • Au centre : les 5e et 6e compagnies du 23e bondissent de la tranchée de départ sous une pluie de fer et sous le tir ajusté de deux mitrailleuses allemandes restées intactes. La 1re ligne va jusqu’au ravin du bas des pentes et s’empare des maisons du groupe central de Launois. Une section de la 5e compagnie pousse même son mouvement en avant jusqu’à l’église de Launois où elle est arrêtée par un feu d’infanterie très violent.
  • À gauche : les 9e et 12e compagnies du 23e atteignent rapidement leurs objectifs malgré des pertes sérieuses. Les fractions de renfort (9e et 10e compagnies) doivent assauter un ennemi se défendant avec une énergie farouche, restent maîtresses de la position et font des quantités de prisonniers.
  • Soirée et nuit du 24 au 25 juillet : les fantassins s’organisent rapidement sur les tranchées conquises. Les trois sections de mitrailleuses viennent s’installer en renfort de feu.
  • 25 juillet, 7 heures : les défenseurs du blockhaus résistant encore se rendent au Capitaine Marmier commandant le groupe cycliste.

Bilan de l’opération pour le 23e Régiment d’Infanterie seul : 68 tués, 262 blessés, 70 disparus. Parmi les officiers tués figurent les sous-lieutenants Huguenet et Perrin. Le caporal Marie Claude Louis Paul BONNEPART, du bataillon Roullet, tombe à l’ennemi en entraînant ses hommes à l’attaque sous le tir de barrage de 18h22 ou pendant l’assaut qui suit. Le Lieutenant-Colonel Sohier signale spécialement, parmi les officiers ayant mérité une citation à l’ordre de l’Armée, le commandant Roullet « qui n’a cessé de donner à tous ses hommes le plus bel exemple de courage et a, par son ascendant sur tous ses subordonnés, réussi à leur donner l’énergie voulue pour partir à l’assaut sous un tir de barrage d’une violence inouïe ». Le bataillon Roullet conquiert les maisons centrales de Launois et les premières positions allemandes au prix de pertes très lourdes parmi ses officiers et sous-officiers.

Statut final

Type de fin : † Tué à l'ennemi

Date : 24 juillet 1915

Lieu : Launois, Bois de Martignon (Vosges)

Détails / circonstances : Tué en entraînant ses hommes à l'attaque sous un bombardement très meurtrier, alors qu'il était déjà blessé.

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre de l'armée

Numéro et date : Armée, 9 août 1915 (JO du 24 septembre 1915)

Texte :

Quoique blessé, n'a cessé, au cours d'un bombardement très meurtrier, de donner le plus bel exemple de bravoure et de sang-froid. A été tué en entraînant ses hommes à l'attaque.

Décorations

Médaille militaire

Date d'obtention : posthume, 19 mars 1920 (JO du 9 mai 1920)

Circonstances :

Même texte que la citation

Croix de guerre

Étoiles et palmes :

  • Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)

Circonstances :

avec étoiles (mention explicite sur la fiche matricule)

Informations complémentaires

Marie Claude Louis Paul BONNEPART, fils de Pierre Marie BONNEPART et de Philiberte Marie VALORGE, vivait au 8 cloître de Fourvière à Lyon, foyer ecclésiastique au cœur de la colline de la basilique. Il s’était engagé volontairement le 7 octobre 1905 à la mairie du 5e arrondissement de Lyon, comme étudiant ecclésiastique, au titre de l’article 23 de la loi du 15 juillet 1889 réservée aux séminaristes. Renvoyé à la disponibilité en septembre 1906, il bénéficia en décembre suivant d’une dispense complémentaire au titre de l’article 21, ayant produit un dossier attestant qu’il avait un frère sous les drapeaux.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

  • Fiche Mémoire des Hommes — Mort pour la France, classe 1905, matricule 721 au recrutement du Rhône-Sud.
  • Fiche matricule — Archives départementales du Rhône, bureau de recrutement du Rhône-Sud, classe 1904, matricule n° 721.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Retour en haut