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Date de naissance : 10 septembre 1893
Commune de naissance : Grenoble
Département de naissance : Isère
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Laïc
Famille
Père : Joseph Marie Régis
Mère : Marie Joséphine RAILLON
Autre parenté :
Jean, Joseph-Régis, Ferdinand : trois frères en quinze mois
Jean Belmont est le premier des frères Belmont à tomber pour la France. Né en 1893, incorporé le 11 août 1914 dans les premiers jours de la mobilisation générale, il est tué un mois plus tard, le 12 septembre 1914, à Saint-Dié, sous l’uniforme du 22e régiment d’infanterie. Il a 21 ans. Sa mort appartient encore à la guerre de mouvement, à cette période où les pertes françaises quotidiennes se comptent par milliers, avant que le front ne se fige dans les tranchées.
Lorsque la lettre d’avis officiel arrive au foyer Belmont, à Grenoble, ses deux frères mobilisés combattent déjà sur d’autres fronts. Joseph-Régis, séminariste à Saint-Sulpice promis au sacerdoce, est versé au Service Sanitaire avant de passer à l’infanterie comme caporal au 173e R.I. — il tombera à son tour le 2 juillet 1915 au Bois de la Gruerie, en Argonne. Ferdinand, médecin de profession devenu capitaine au 11e bataillon de chasseurs alpins, combat dans les Vosges depuis le début du mois d’août 1914 — il sera tué à l’Hartmannswillerkopf le 28 décembre 1915. C’est par la correspondance de Ferdinand, publiée à titre posthume sous le titre Lettres d’un officier de chasseurs alpins et couronnée par l’Académie française, que la mémoire écrite des frères Belmont est entrée dans la littérature de la Grande Guerre.
En quinze mois et demi — du 12 septembre 1914 au 28 décembre 1915 —, trois des frères Belmont tombent au front. Jean ouvre cette série tragique. Voir les fiches de Joseph-Régis Belmont et de Ferdinand Belmont.
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Le foyer Belmont dans la guerre : seize mois, trois fils
Du 11 août 1914 — jour de l’incorporation de Jean — au 29 décembre 1915 — jour de la mort de Ferdinand —, en seize mois exactement, les parents de Joseph-Régis Belmont perdent trois de leurs fils. Trois lettres d’avis officiel arrivent successivement au foyer grenoblois : le 12 septembre 1914 pour Jean, le 2 juillet 1915 pour Joseph-Régis, le 29 décembre 1915 pour Ferdinand.
Chaque mort obéit à une chronologie distincte de la guerre française : Jean tombe dans la guerre de mouvement de l’été 1914, Joseph-Régis dans la guerre de sapes en Argonne au printemps-été 1915, Ferdinand sous le bombardement de l’Hartmannswillerkopf à la fin de la première année de guerre des tranchées. Chacun appartient à un front, à un type de combat, à une génération de mobilisés différents — l’officier-médecin de la classe d’active, le séminariste de la classe 1915, et Jean dont le détail reste à reconstituer. Aucun n’aura connu la suite : ni Verdun, ni la Somme, ni le Chemin des Dames, ni l’armistice.
Le drame de la famille Belmont, sans être unique, est représentatif des foyers français les plus durement éprouvés par les deux premières années de guerre — où les pertes étaient à la fois les plus massives et les moins ritualisées par une société qui n’avait pas encore appris à porter le deuil de masse.
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 11 août 1914
Fonction militaire principale : Combattant
Unité finale : 22e RI
Parcours militaire :
- 22e régiment d’Infanterie.
Statut final
Type de fin : † Tué à l'ennemi
Date : 12 septembre 1914
Lieu : Saint Dié (Vosges)
Sources
Fiche matricule — registre matricule du recrutement de Grenoble, classe 1913, matricule n° 958, page 92, Archives départementales de l’Isère.
Sa fiche Mort pour la France — base Mémoire des Hommes, Morts pour la France de la Première Guerre mondiale, ministère des Armées.

