BELMONT Joseph Régis

Portrait de BELMONT Joseph-Regis, séminariste, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 10 mai 1895

Commune de naissance : Grenoble

Département de naissance : Isère

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Séminariste

Diocèse : Grenoble

Congrégation / Ordre : Sulpiciens

Congrégation (formulation Livre d'or) : Séminaire Saint-Sulpice (Paris)

Famille

Père : Joseph Marie Régis

Mère : Marie Joséphine RAILLON

Autre parenté :

Le premier frère tombé : Jean Belmont
Avant Joseph-Régis, c’est leur frère Jean Belmont qui tombe le premier. Incorporé le 11 août 1914 — soit au tout début de la mobilisation générale — Jean est tué un mois plus tard, le 12 septembre 1914, vraisemblablement dans la phase de poursuite qui suit la première bataille de la Marne. Il n’aura pas connu la guerre des tranchées : sa mort appartient encore à la guerre de mouvement, celle des premières grandes hécatombes de l’été et de l’automne 1914 — quand le tribut français quotidien dépasse plusieurs milliers d’hommes par jour.
Jean est ainsi le premier des trois frères Belmont à mourir pour la France. Sa disparition précède de dix mois celle de Joseph-Régis.

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Joseph-Régis et Ferdinand : le séminariste et son aîné
Lorsque Joseph-Régis Belmont tombe au Bois de la Gruerie le 2 juillet 1915, à 20 ans, son frère aîné Joseph Ferdinand est sur un autre front. Médecin de profession devenu capitaine au 11e bataillon de chasseurs alpins, Ferdinand combat en Vosges et en Alsace, et tient depuis le mois d’août 1914 une correspondance dense avec sa famille de Grenoble. Cette correspondance — publiée à titre posthume en 1916 sous le titre Lettres d’un officier de chasseurs alpins (août 1914 – décembre 1915) et couronnée par l’Académie française — constitue l’un des grands témoignages français de la Grande Guerre. Ferdinand y évoque à plusieurs reprises ses jeunes frères mobilisés.
Six mois après la mort de Joseph-Régis, Ferdinand est à son tour grièvement blessé le 28 décembre 1915 près de l’Hartmannswillerkopf, lors d’un violent bombardement. Il meurt le lendemain des suites de l’amputation du bras, à 25 ans. Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre avec deux palmes.
Aucune correspondance de Joseph-Régis n’est connue publiquement à ce jour — sa voix s’éteint au Bois de la Gruerie sans avoir été transmise. C’est par les lettres de son frère aîné que la mémoire familiale Belmont a été préservée.

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Le foyer Belmont dans la guerre : seize mois, trois fils
Du 11 août 1914 — jour de l’incorporation de Jean — au 29 décembre 1915 — jour de la mort de Ferdinand —, en seize mois exactement, les parents de Joseph-Régis Belmont perdent trois de leurs fils. Trois lettres d’avis officiel arrivent successivement au foyer grenoblois : le 12 septembre 1914 pour Jean, le 2 juillet 1915 pour Joseph-Régis, le 29 décembre 1915 pour Ferdinand.
Chaque mort obéit à une chronologie distincte de la guerre française : Jean tombe dans la guerre de mouvement de l’été 1914, Joseph-Régis dans la guerre de sapes en Argonne au printemps-été 1915, Ferdinand sous le bombardement de l’Hartmannswillerkopf à la fin de la première année de guerre des tranchées. Chacun appartient à un front, à un type de combat, à une génération de mobilisés différents — l’officier-médecin de la classe d’active, le séminariste de la classe 1915, et Jean dont le détail reste à reconstituer. Aucun n’aura connu la suite : ni Verdun, ni la Somme, ni le Chemin des Dames, ni l’armistice.
Le drame de la famille Belmont, sans être unique, est représentatif des foyers français les plus durement éprouvés par les deux premières années de guerre — où les pertes étaient à la fois les plus massives et les moins ritualisées par une société qui n’avait pas encore appris à porter le deuil de masse.

 

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 15 décembre 1914

Fonction militaire principale : Combattant

Grade final : Caporal

Unité finale : 173e RI


Parcours militaire :

  • Mobilisé (Service Sanitaire), 55e R.I., décembre 1914
  • Au front, 173e R.I., 4 mai 1915
  • Caporal le 26 juin 1915.

Statut final

Type de fin : † Mort des suites de blessures

Date : 2 juillet 1915

Lieu : Bois de la Gruerie (Argonne)

Détails / circonstances : Tué d'un éclat d'obus à la tête, des suites de ses blessures, dans l'accomplissement de son devoir

Décorations

Médaille militaire

Date d'obtention : posthume, 21 novembre 1920 (J.O. du 20 mars 1921)

Circonstances :

Caporal brave et énergique. Mort pour la France le 2 juillet 1915 des suites de ses blessures dans l'accomplissement de son devoir, au Bois de la Gruerie. Croix de guerre avec étoile de bronze.

Croix de guerre

Étoiles et palmes :

  • Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Sa fiche Mémoires des Hommes

Sa fiche matricule (n° 1120 de la classe 1915) aux Archives départementales de l’Isère

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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